Journée contre la privatisation de la Poste : revue de presse

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC


SourcesAFP, Challenges, France Info, France 2, France 3




« Les syndicats ont mobilisé plus d'un postier sur quatre

 

 

L'appel à la grève lancé par cinq fédérations syndicales de La Poste (CFDT, CGT, SUD, FO et CFTC) a été suivi, mardi 23 septembre, par 27,3 % des salariés, selon la direction de l'établissement public. Les organisations syndicales parlent, elles, de 40 %. Le mouvement visait à protester contre le projet de changement de statut de l'entreprise public, qui ouvrirait la voie à une ouverture du capital pour accompagner la libéralisation du secteur en 2011.

 

 

"Je ne suis pas à vendre", arbore cette postière de 51 ans sur son tee-shirt. Elle est venue de Nantes pour rejoindre le cortège syndical parisien. Comme elle, quelque 3 000 personnes selon les syndicats, moitié moins selon la police, se sont mobilisées. "C'est bien mieux que la dernière grève pour le pouvoir d'achat et la défense des retraites, mais c'est encore loin du raz-de-marée espéré", affirme un syndicaliste CGT.

 

En tête du cortège, les manifestants réunis sous une grande banderole "Touche pas à ma Poste" dénoncent les conséquences qu'aurait, selon eux, une "privatisation", tant pour les usagers que pour les postiers. Mathieu, facteur de 31 ans, estime ainsi que "de la privatisation, on a tous à y perdre. Les bureaux isolés seront les premiers à fermer car pas suffisamment rentables et les autres verront leurs effectifs et leurs horaires d'ouverture considérablement réduits. L'exemple de GDF est suffisamment explicite : privé rime avec rentabilité mais pas avec qualité et surtout pas avec proximité." Michel B, retraité de La Poste explique que "Pour des millions de Français, le facteur est le dernier lien avec le service public, il a un rôle social irremplaçable". D'autres, comme Maggy, contrôleur au service financier, mettent en avant "la hausse des tarifs" que va entraîner une privatisation alors que "la Banque postale était la moins chère du marché".

 

Au fil de la manifestation, on retrouve aussi des politiques de tous bords. Ceint de son écharpe tricolore, Nicolas Dupont-Aignan semble un peu perdu, vêtu d'un sobre costume noir, au milieu des chasubles rouges de la CGT. Le député UMP de l'Essonne adapte le discours au contexte : "Il ne faut pas reproduire la même erreur que celle d'EDF-GDF sinon on va casser La Poste. On peut la réformer et la moderniser sans la privatiser." Un peu plus loin, c'est toute la gauche "plurielle", de la communiste Marie-Georges Buffet au socialiste Jean-Marc Ayrault, en passant par l'écologiste Cécile Duflot et bien entendu le chef de file de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) à la dernière élection présidentielle, Olivier Besancenot, lui-même facteur, qui se reconstitue pour demander l'ouverture d'un débat public. La dernière grande grève unitaire contre la directive postale européenne en novembre 2006 avait mobilisé 18,9 % des salariés. »

 

La grève des postiers à l’appel de cinq syndicats contre la "privatisation" de La Poste était suivie par un quart du personnel selon la direction. Les syndicats eux ont recensé 40% de grévistes, saluant une "très grande journée". Se basant sur des estimations de fin de journée, la direction a indiqué que 27% des postiers avaient cessé le travail à l’appel de la CGT, Sud-PTT, FO, la CFDT et la CFTC.


Rappel des origines du conflit par le reporter :


 


 

La CFDT a salué pour sa part une "forte mobilisation". Sud-PTT y voit un "message très clair pour le gouvernement" et un "désaveu" pour le président de La Poste Jean-Paul Bailly. Pour FO-Communication, il s’agit d’un "coup de semonce réussi" dont gouvernement et direction "devront tenir compte", alors qu’un sondage CSA-l’Humanité révèle que 61% des Français ne sont pas favorables à un changement de statut de La Poste.

 

 Les chiffres divergent de manière importante, selon qu’ils viennent de la direction ou des syndicats. Cela énerve Marc L, le secrétaire départemental de Sud PTT dans le Loiret.



  

 

Le mouvement a été assez suivi avec 40 % de grévistes selon les organisations syndicales, 27,3 % selon la direction. Les chiffres communiqués par cette dernière sont contestés par les syndicats : « 240 bureaux de postes avaient été fermés sans être en mesure de communiquer d’éventuelles perturbations dans le courrier » font-ils savoir.

 

Cette différence d’interprétation, ne porte pas seulement sur le nombre réels de grévistes mais sur le ratio appliqué. Du côté syndical, le taux de grévistes est calculé par rapport aux positions de travail non couvertes. Du côté de la Poste, sur l’ensemble de la masse salariale laquelle comprend les agents qui ne sont pas de service ou qui n’ont pas pris leur service tels que :

 

Les personnels en congés annuels, septembre est encore dans la période des congés pour ceux qui ne sont pas dans le tour prioritaire ; Les personnels en congés maladie ; Les personnels en repos de cycle ; Les personnels en formation, même grévistes ; Les personnels encadrant moins enclins à faire grève et plus sujets aux désignations pour travailler. Tels sont les cas des centres de tri ou des plates-formes industrielles du courrier, où les intéressés travaillent directement sur les machines. Les personnels de soirée et nuit qui n’ont pas encore pris en service en dans ces mêmes établissements, au moment où ont été publiés les chiffres de la grève. Ces agents commencent leur mouvement à partir de minuit, pour éviter la retenue de deux journées de grèves sur une même vacation. Certains services de nuit sont cycliques et font grève sur deux jours pour couvrir l’ensemble des brigades de nuit. Les syndicats se réunissent aujourd’hui pour décider de la suite à donner à cette mobilisation.

 

 

 Les explications du reporter :


  

 

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Une quarantaine de rassemblements ou manifestations étaient par ailleurs organisés dans toute la France selon la CGT. Plusieurs centaines de manifestants ont défilé mardi matin dans les rues de Nantes (750 selon la police, 2.000 selon les syndicats), Orléans (500 à 1.000), Marseille (650 à 1.000), Toulouse (700 à 2.000), Bordeaux (450 à 600) et Lille (250).

 

 A Amiens :

  

 

 

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 A Marseille :

  

 


 

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 A Paris :

  

 




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Jean François D. (CGT) explique les risques encourus pour le service public :





Quelques milliers de personnes manifestaient cet après-midi à Paris. Le cortège a quitté les abords du métro Rue du Bac et devait se rendre jusqu’au siège national de la Poste dans le XVème arrondissement de Paris. "Contre la privatisation. Pour le service public postal", pouvait-on lire sur la banderole en tête de cortège dans lequel se trouvaient notamment le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault.

 










"Chacun peut bien comprendre qu’une ouverture du capital avec l’émergence d’actionnaires privés dans une entreprise publique représente une pression pour davantage de profits financiers qui peut se faire au détriment de la qualité des services rendus aux usagers", a déclaré M. Thibault peu avant le départ de la manifestation.

 

Pour finir deux reportages sur la mobilisation du 23 avec notamment dans le premier l'exemple d'un facteur en zone rurale, lien social par excellence, mobilisé pour cette journée
 

 

 











 

 

Publié dans Service public

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