Une ex-directrice de centre de tri condamnée à 3000 € d'amende

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



Source : letelegramme.com









« La Poste. 3.000 € d’amende requis contre l’ex-directrice

 

 

La cour d’appel de Rennes a requis, hier, 3.000 € d’amende à l’encontre de l’ex-directrice du centre de tri de Saint-Brieuc, pour discrimination à l’embauche vis-à-vis d’enfants de postiers syndiqués.

 

L’ancienne responsable du centre de tri de Saint-Brieuc était jugée hier en appel pour avoir écarté les candidatures à un job d’été de sept enfants de postiers syndiqués. En première instance, le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc l’avait condamnée à une peine d’amende de 1.500 euros avec sursis pour discrimination à l’embauche. « Même symbolique, cette peine est inacceptable », a expliqué, hier, l’ex-directrice, devant les juges de la cour d’appel de Rennes. En mai 2004, l’ex-directrice clôture sa campagne de recrutement des saisonniers pour l’été suivant. Les fils et filles d’employés de La Poste sont habituellement prioritaires, c’est donc la stupeur chez une dizaine de postiers dont les enfants ne sont pas retenus. « Dans le cadre de la lutte contre la précarité, j’ai voulu ouvrir ces postes aux gens qui effectuent des remplacements dans des conditions souvent difficiles le reste de l’année », explique l’ancienne cadre. Mais sur les 10 demandes rejetées - parmi 53 reçues – sept concernent des enfants de membres du conseil d’administration de l’Association de solidarité et de défense des postiers, par ailleurs proches du syndicat Sud-PTT. Trop gros pour être une simple coïncidence, estiment les parents. D’autant qu’à l’époque, l’association a dénoncé dans une lettre les conditions de sécurité du centre de tri et les manquements de la direction.

Des réquisitions plus sévères

 

« Ce n’est pas là-dessus que je basais mes choix », se défend aujourd’hui la cadre de La Poste. Selon elle, ces candidatures ont été rejetées pour des raisons objectives. Certains étaient mineurs, d’autres n’avaient pas de moyens de locomotion... Pour les parties civiles, l’argument ne tient pas : des jeunes présentant les mêmes caractéristiques ont été retenus. Puis, il y a cette phrase malheureuse prononcée par l’intéressée elle-même, en juin 2004 : « Je ne peux pas faire appel à des jeunes dont les parents ne se sentent pas en sécurité dans le centre ». Pour l’avocat général, cela suffit à constituer le délit : il a requis une peine d’amende de 3.000 € à l’encontre de l’ancienne directrice. La défense a, pour sa part, tenté de déplacer le débat, en soulignant que l’ex-directrice avait voulu mettre fin à l’attribution systématique des jobs d’été aux enfants d’employés, une pratique pour le moins discriminante... L’affaire a été mise en délibéré au 4 décembre. »

  

 

Publié dans Actions en justice

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