Une factrice obtient 35 000 euros aux prud’hommes

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC




Source : L'Humanité






« Une factrice obtient 35 000 euros aux prud’hommes

 

 

Elle avait cumulé 126 CDD en dix ans avant son embauche en CDI en 2003.

 

Le conseil des prud’hommes de Foix a donné satisfaction, au centime près, à une factrice de Saint-Girons (Ariège) qui avait cumulé 126 CDD en dix ans à La Poste. Guillemette C., une mère de famille divorcée de cinquante ans, demandait la requalification de ses dix ans de précarité en CDI à temps complet, 3 900 euros d’indemnités de requalification, une régularisation de son ancienneté et de sa retraite à partir de sa première embauche, des rappels de salaires liés à l’ancienneté et des dommages et intérêts. Les juges ont accédé à l’intégralité de ses demandes, soit près de 35 000 euros, « du jamais vu », selon Thomas B., le militant CGT qui a défendu son dossier aux prud’hommes. La postière était « à la disposition de La Poste, prévenue du jour au lendemain lorsqu’on avait besoin d’elle », indique le syndicaliste, qui a déjà obtenu 70 victoires de ce type en Midi-Pyrénées.

 

« La cohérence juridique de ce jugement est remarquable », s’est félicité Thomas B « C’est un jugement digne, qui tient compte de la situation économique et sociale des parties : une famille monoparentale vivant d’un SMIC face au premier employeur de France, le groupe La Poste, qui affiche 1 milliard d’euros de bénéfice net en 2007. » La postière est d’autant plus satisfaite que La Poste, qui avait engagé avec elle des négociations, avait refusé de lui accorder plus de 11 000 euros.

 

La direction du courrier de Midi-Pyrénées Sud a souligné qu’elle s’était « engagée depuis 2005 dans toute la France dans une politique offensive de développement de l’emploi permanent à temps complet ». Selon son porte-parole, 40 salariés en CDD en Ariège ont bénéficié depuis 2005 d’un CDI et 80 sont passés d’un temps partiel à un temps complet. Thomas B. poursuit un autre objectif : obtenir la réparation intégrale du préjudice subi par ces salariés, c’est-à-dire une indemnisation pour abus de CDD, mais aussi la régularisation complète de leurs droits auprès des caisses de retraite de base et complémentaire. »

 

 

 

Publié dans Actions en justice

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