Rouen Madrillet : plainte de la CGT pour dénonciation calomnieuse

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



Source : www.paris-normandie.fr




« La discipline ou la calomnie

 

 

Le syndicat CGT porte plainte contre la direction de La Poste pour dénonciation calomnieuse.

 

Le procureur a été saisi du dossier Le 19 décembre 2008 une grève éclatait au centre de tri régional de La Poste du Madrillet, à Saint-Etienne-du-Rouvray dans l'agglomération rouennaise. Ce conflit social portait sur la mise en place de la nouvelle plateforme courrier.

 

A quelques jours de Noël, et alors que ce centre de tri connaît un regain d'activité exceptionnel, ce conflit menace la bonne distribution du courrier pendant les fêtes de fin d'année. La réponse de la direction de La Poste est rapide. Par lettre recommandée, elle informe qu'une trentaine de salariés et fonctionnaires travaillant sur le site, dont deux représentants CGT de l'entreprise, sont sous le coup de mesure disciplinaire. Ils sont accusés par leur direction d'avoir participé au blocage des accès de l'établissement empêchant ainsi la circulation d'un camion.

 

Un délit d'entrave « constaté » par la direction qui s'oppose aujourd'hui à la version du syndicat CGT qui a décidé de riposter devant les tribunaux en portant plainte pour dénonciation calomnieuse. « Nous avons leur fait remarquer que le chauffeur du camion qui aurait été victime de ce « blocage » niait formellement cette affirmation », explique le service juridique de la CGT. Deux témoignages écrits de chauffeurs ont été versés au dossier. « Nous portons plainte pour dénonciation calomnieuse car c'est une atteinte au droit de grève. Engager des procédures disciplinaires contre les salariés est un moyen de stopper une grève. Les conséquences éventuelles sont lourdes : révocations pour les fonctionnaires ; licenciements pour faute lourde pour les contractuels. » Pour l'heure, La Poste, par la voix de Fabienne P. de la direction courrier Haute-Normandie, ne souhaite « pas faire de commentaire particulier. Je peux simplement dire que nous n'avons pas été saisis par la juridiction compétente et que le 19 décembre c'est un huissier de justice qui a constaté le blocage du camion ».

 

Le dossier est désormais entre les mains du procureur de la République de Rouen qui décidera des suites à donner à cette affaire qui agite La Poste. »

 

 

Publié dans Actions en justice

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