Grève massive des facteurs belges

Publié le par CGT Poste Villeurbanne CDIS

Un petit regard sur nos collègues belges, prouvent que la libéralisation du service postal entraîne également ailleurs en Europe nombre de malaises et de contestations : le constat est le même, course à la rentabilité incessante, charge de travail de plus en plus lourde. L'ampleur de la grève de nos voisins résume bien  le ras-le-bol :

"La journée de grève décrétée ce vendredi 25 mai par les syndicats de La Poste est une "réussite totale" tant au nord qu'au sud du pays, ont indiqué les syndicats qui appellent plus que jamais à des modifications structurelles au sein de l'entreprise.

En Wallonie, près de 80% des facteurs se sont croisés les bras et 70% des employés du réseau "retail" ont débrayé, "sans qu'aucun piquet de grève n'intervienne pour empêcher ceux qui le souhaitaient de prendre leur poste", a déclaré André Blaise (CSC). Les centres de tri de Liège et de Charleroi étaient aussi à l'arrêt.

Facteurs belges en grève le Vendredi 25 mai 2007La mobilisation en Flandre a également atteint des sommets, particulièrement dans le Brabant flamand, où la quasi-totalité des facteurs ont arrêté le travail. La Flandre occidentale et le Limbourg se sont également fortement mobilisés. Et tout comme en Wallonie, les centres de tri de Gand et d'Anvers étaient paralysés. Quant à Bruxelles X, il a partiellement fonctionné, le mouvement y étant prévu sur 2 jours.

"Les actions de ce vendredi confirment qu'il existe, au sein de notre personnel, particulièrement sur le terrain, une certaine pression et une inquiétude à propos de différents changements intervenus ces dernières années et des changements en cours afin d'assurer l'avenir de l'entreprise", a de son côté déclaré Johnny Thijs, administrateur délégué de La Poste. "La Poste est une entreprise humaine et il est donc important que nous apportions des réponses aux questions suscitées", a-t-il ajouté.

C'est dans ce contexte qu'aura lieu, mardi matin, dès 07h30, une nouvelle réunion entre direction et syndicats. "Nous devons prendre le temps nécessaire, au travers d'une concertation approfondie, afin d'aboutir à des solutions durables", a encore estimé le responsable, rejoint sur ce point par les syndicats. "Ce que nous demandons, c'est que l'on parvienne à des solutions structurelles", a ainsi déclaré André Blaise. "La grève de ce vendredi était le reflet d'un ras-le-bol général. Nous espérons que le patronat l'a compris et qu'un inventaire des problèmes sera dressé rapidement", a conclu Jean-Claude Balland (CGSP). "

Source : 7 sur 7

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