Les initiatives se multiplient pour sauver le service public postal
Source : La Dépêche (suite de l’article précédent)
« Mobilisation pour garder un véritable service postal
La Poste. Les maires et membres du Collectif se mettent en ordre de bataille pour le 28 octobre.
Le compte à rebours est enclenché. Et doublement. Car si d'un côté le Collectif et les maires continuent de dire non aux propositions de La Poste de « transférer » 29 bureaux de Poste vers surtout la solution agence postale communale, La Poste fait comme… si c'était fait. Au cours de deux comités techniques paritaires tenus à Rodez (siège des quatre départements de la zone Quercy) on a examiné les cas des bureaux suivants : Durfort - Lacapelette, Malause, L'Honor-de-Cos, Mauzac et Saint-Porquier (le 26 septembre) et la validation de la transformation en APC des bureaux de Castelmayran, Dunes, Donzac, Saint -Aignan, Larrazet, Bourret, Escatalens, Montbartier et Villemade le jeudi 10 octobre. Et dire que François T. directeur de l'enseigne affirmait dans son interview à « La Dépêche du Midi » du jeudi 10 octobre que La Poste ne passerait pas en force.
Ces validations sont en interne mais laissent supposer que les personnels en place seront affectés ou réaffectés ailleurs. Hier donc autour de Sylvia P. et Francis L. la quasi-totalité des élus se retrouvait.
Pour préparer la grande manifestation du mardi 28 octobre devant la préfecture de Tarn-et-Garonne à Montauban, alors que siégera la CDPPT (Commission départementale de la présence postale territoriale). Où l'on devrait retrouver élus usagers et citoyens des 29 localités, les syndicats et aussi des citoyens et élus de toutes les autres localités susceptibles d'être délaissées ou non par La Poste.
Unis contre la déstabilisation
À 14 h 30 une délégation sera reçue par Danièle P.-M., à qui on remettra les délibérations des conseils municipaux disant non à ces transferts et les centaines de signatures dans chacune des pétitions.
La représentante de l'État dans le département recevra d'ailleurs le Collectif (Sylvia P., Yvon C., Francis L., Jean G. maire de Vazerac et Marie-Bernard M. maire de Malause) dès le 24 octobre à 9 heures.
Les élus se sont insurgés aussi contre la tentative de déstabilisation au travers d'une lettre nationale de l'AMF battue en brèche par l'attitude des maires du Tarn-et-Garonne et d'autres départements de la région. Et il a été bien rappelé qu'il ne fallait pas répondre à des appels individuels mais faire prévaloir le front du refus au travers d'un interlocuteur unique et mandaté : le Collectif. Qui rappelle son attachement au service postal, le vrai pas celui au rabais et pénalisant pour les finances locales que l'on veut lui imposer.
--------------------------------------------------------------------------------
La Poste refuse de distribuer le bulletin municipal de Mirabel
Au fil des interventions hier après-midi les maires présents ont pu croiser plusieurs informations.
Ainsi Jacques P. a annoncé à l'auditoire qu'avec une lettre de la directrice du territoire postal de Caussade, l'Enseigne était au regret de ne pouvoir distribuer dans les boîtes aux lettres de tous les administrés de Mirabel, malgré son paiement ; le dernier bulletin municipal. Qui contenait, crime de lèse-majesté, un article contre la Poste et les tentatives de transférer et transformer le bureau de Mirabel en agence Postale communale (APC).
L'auteur de cet article un citoyen président du comité de soutien au détour d'une phrase évoquait le fermeture des «200 comptes» au cas où. Et il précisait : « C'est une menace dont nous comptons bien ne pas nous servir» Ce qui permit aussi l'intervention d'Alain M. maire de Saint-Porquier qui connut pareil désagrément avec une pétition sous forme de tract disant non au transfert en APC.
En écho on apprit que cela était déjà arrivé aussi à Larrazet comme l'expliqua son premier magistrat Bertrand T.
Plusieurs maires aussi évoquèrent les débuts du processus de transfert avec quelques dysfonctionnements évoqués par Jean G. maire de Vazerac. Ainsi pendant une semaine il n'y avait plus de timbres disponibles au guichet, ainsi que quelques difficultés de retrait.
Francis L. maire de Villemade et président de l'ensemble des maires du département informant même l'assemblée qu'à la Poste de Lamothe-Capdeville (pourtant pas concernée par le wagon des 29) on avait annoncé une réduction horaire de sept heures par semaine. Et d'autres modifications baissières sont envisagées et pas qu'à Castelsarrasin le lundi matin. Inquiétant… »
Source : Sud Ouest
« SERVICES PUBLICS. Barbaste veut garder sa Poste et le fait savoir.
Un combat pour le village
La pétition pour le maintien de la Poste à Barbaste a recueilli 584 signatures. C'est ce premier combat qui mène à la grande journée de défense des services publics prévue samedi, dès 10 h 30.
Tout a commencé au mois d'août, lorsqu'une discussion, qualifiée de « houleuse », s'est tenue avec des responsables de l'enseigne bleue : ils proposaient une réduction des horaires d'ouverture du bureau à 7 heures ou l'ouverture d'une agence communale. « Hors de question », répondait Bernadette J., maire de Barbaste. En septembre, ils sont revenus à la charge, donnant jusqu'au mois de novembre pour « réfléchir » (lire Sud Ouest du 30 septembre).
Avec la perte de la Poste, c'est tout un village qui dépérit : « Si on va à la Poste à Lavardac, par exemple, c'est également là qu'on va acheter son pain, son journal... Tous les commerçants du village sont perdants dans cette histoire », détaille une mère de famille.
À Barbaste, il n'y a pas que la Poste qui soit dans le collimateur : « il y a deux ans, on a failli perdre une classe de maternelle », rappelle Jean-Claude Soret, de la FSU. Tout le monde s'était alors battu ensemble, parents, syndicats et enseignants.
« Tous ensemble ».
C'est cette même logique du « tous ensemble » qui prime pour la journée de samedi. Et Bernadette J., maire du village, d'ajouter la perception « qui partira de Lavardac au 31 décembre », l'hôpital de Nérac « où l'avenir est incertain » et le transport ferroviaire où « le dossier est très contesté ; on fait pression pour que le gaz continue d'être acheminé par rail pour limiter les dangers sur la route », détaille Pierre R., du Comité de défense de la gare de Nérac.
« On ne va pas se laisser faire », tonnent les élus de Barbaste. Et c'est bien là l'originalité de la démarche. Bien souvent, ce sont des syndicats ou des associations d'usagers qui portent haut les couleurs de la défense des services publics. Là, ils sont bien sûrs présents, mais l'initiative de la démarche revient à la municipalité. Le maire de Barbaste espère d'ailleurs faire des adeptes lors de cette journée : « J'ai envoyé une invitation à tous les élus de la Communauté de commune, maires et conseillers municipaux ». Ils sont 250 élus à être conviés à cette journée.
Poste, écoles et Monplaisir.
Le coup d'envoi de cette journée doit être donné samedi, à 10 h 30, place de la Mairie. Le cortège ira ensuite sur le Pont Neuf. Puis, direction la Poste pour un premier arrêt, avec des interventions. Viendront ensuite les écoles, primaire et maternelle où des prises de paroles doivent également se faire.
Le centre de Monplaisir sera le théâtre du reste de la journée, avec, entre autres des interventions autour du fret, de la perception et de l'hôpital.
« Il y a quelques mois, on est parti tout seul, aujourd'hui, les syndicats, les élus nous suivent », se réjouit Bernadette J. Et surtout, il y a ces 584 signatures qui donnent une force supplémentaire à cette journée de samedi parce que derrière les services publics, c'est toute la vie d'un village qu'ils défendent. »
Source : La Gazette Ariégeoise
« A Quérigut : du jamais vu pour la Poste
A l’initiative de Guy B., militant communiste du canton, qui avait invité Josée S., vice-présidente du Conseil Régional Midi-Pyrénées, une réunion pour le maintien du bureau de Poste s’est tenue le lundi 13 octobre à 18h.
Ils nous communiquent :
"Dès 18 heures, la salle de la mairie de Quérigut s’est avérée trop petite, une centaine de personnes se pressaient jusque dans le hall, témoignant ainsi leur attachement fort à l’existence de ce service public dans ce petit canton de montagne. Les maires du canton ainsi que le conseiller général assistaient à cette rencontre.
Pendant près de deux heures, la population et les élus ont pu exprimer leur exigence de voir se maintenir les services actuellement en place à la Poste, bien que la direction de celle-ci veuille les réduire considérablement, pour ensuite les voir petit à petit disparaître, privatisation oblige.
Comme partout en France, la mobilisation s’organise ; les feuilles de pétition se sont remplies, passant de main en main et dès la fin de la réunion, les participants se sont mis d’accord pour la constitution d’un comité de défense de ce service public et ont décidé de se rassembler très nombreux, en invitant leurs amis, les voisins… ce vendredi 17 octobre entre 14 et 15 heures devant La Poste à Quérigut. Suite à ce lundi très encourageant - du jamais vu à Quérigut - la preuve est concrètement faite que la population n’a pas l’intention de s’en laisser conter."