Malaise chez les facteurs de Bourg en Bresse (Ain)

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



Source : Le Progrès



«Bourg en Bresse (Ain). Les facteurs ne veulent pas payer les pots cassés

 

 

La fermeture du centre de tri de Bourg au printemps dernier ne semble pas avoir amélioré la distribution du courrier. Les facteurs menacent de se mettre en grève et annoncent une action samedi prochain.

 

Ils l’avaient annoncée avant Noël et espéraient que pendant la trêve des fêtes leur direction céderait. Excédés, les facteurs burgiens n’ont pas obtenu satisfaction, mais ont cependant levé leur préavis de grève illimitée qui devait commencer aujourd’hui. La direction n’a pas encore accédé à leur souhait de voir une nouvelle tournée créée avec deux postes à la clef, mais leur a assuré qu’elle allait étudier la question.

 

La raison de ce courroux relayé par les syndicats Force Ouvrière, CGT et Sud : des cadences infernales pour les treize agents chargés de la distribution des colis et du courrier sur le centre de Bourg, Péronnas et Saint-Denis-lès-Bourg, après deux réorganisations des tournées.

 

Les facteurs se retrouvent avec de nouveaux parcours qu’ils ne connaissent pas, et ont perdu leurs repères et leur efficacité. Résultat, s’ils veulent accomplir leur mission, ils doivent oublier toute pause. Outre leurs conditions de travail dégradées, les facteurs doivent aussi subir la grogne de ceux qu’ils visitent.

 

Ils insistent aussi sur les dysfonctionnements nés, selon eux, d’une autre réorganisation, plus ancienne celle-là, autour du centre de tri. « Depuis l’ouverture de la plate-forme le 21 avril, la qualité du service n’est pas bonne du tout. Quand une lettre met huit jours pour aller de Bourg à Bourg en passant par Saint-Priest, on peut se poser des questions. Notre direction vient de présenter les dix règles d’or aux facteurs sur leur travail. C’est une manière inadmissible de leur faire porter le chapeau » explique un représentant des salariés. Interpellée, la direction semble avoir du mal à présenter une réponse claire sur le pourquoi de ces retards. Elle s’en étonne, explique ne pas avoir reçu de véritables doléances de clients et concède seulement un « pic d’engorgement » assez classique en cette période de fin d’année.

 

Mais le malaise est bien antérieur à l’hiver et les postiers, à qui on avait demandé d’être patients lors d’une première crise au début de l’été dernier à la plate-forme de Bourg, en ont assez.

 

Quant aux usagers de la Poste, là aussi, nombreux sont ceux qui se plaignent de la lenteur de l’acheminement.

 

La Poste ne semble pourtant pas vouloir reconnaître de dysfonctionnements, tout en concédant avoir connu en octobre quelques problèmes aujourd’hui résolus, avec 92 à 94 % de lettres envoyées qui arrivent à J+1. Restent cependant ces 6 % de courrier qui n’arrivent pas dans ces délais. Cela semble peu pour la direction de la Poste, mais cela suffit à ne pas satisfaire ceux qui doivent patienter… Quant à ceux qui choisissent l’écopli, ils doivent savoir que la petite économie leur coûtera trois jours d’attente en plus… au minimum. »

 

 

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Publié dans Luttes

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