La Poste : urgence salaires
Montreuil, le 27 février 2009
à la Poste

Le Ministre de la Fonction Publique rencontre les Organisations syndicales le 3 mars tandis que les négociations salariales s’engagent à la Poste le 5 mars
Nous voulons des mesures d’urgence du gouvernement et de la Poste pour améliorer le pouvoir d’achat et revaloriser les salaires, c’est ce que portera la CGT dans les négociations
Ø du versement immédiat de 400 €uros pour tout le personnel du groupe La Poste au titre des résultats 2008.
C’est l’équivalent par agent du dividende que doit percevoir l’Etat après avoir déjà perçu 141 millions en 2008.
Ø de la revalorisation de toutesles grilles salariales sur la base d’un SMIC à 1600 €uros bruts pour un salarié sans diplôme, sans qualification et sans expérience professionnelle -voir ci contre le détail des propositions CGT-.
C’est ce qu’ont exigé les dizaines de milliers de postiers qui étaient en grève le 29 janvier aux côtés de tous les salariés avec l’ensemble des organisations syndicales.
La Poste doit entendre ce mécontentement et répondre aux revendications des personnels pour une redistribution des richesses créées par les postiers.
Propositions CGT
- le versement immédiat d’une prime de 400€ pour chaque personnel du groupe La Poste au titre des résultats 2008,
- la revalorisation du point d’indice et de toutes les grilles salariales sur la base d’un SMIC à 1600€ bruts pour un salarié sans diplôme, sans qualification et sans expérience professionnelle,
- l’extension de la négociation salariale aux auxiliaires de droit public,
- l’extension de la grille salariale aux cadres contractuels et une transparence totale sur le système de rémunération,
- un minimum de salaire pour les cadres de 2 859€ bruts (plafond de la Sécurité Sociale) et la mise en place de mesures spécifiques pour les cadres gagnant moins,
- des niveaux d’embauche basés sur le SMIC et valorisant la qualification initiale, soit :Brevet - CAP/BEP = 1,2 fois le SMIC, BAC = 1,4 fois le SMIC, BAC+2=1,6 fois le SMIC ; BAC+3 et 4=1,8 fois le SMIC ; BAC+5=2 fois le SMIC ; BAC+7 et 8=2,3 fois le SMIC ;
- la garantie du doublement du salaire en 20 ans, hors inflation et promotion ;
- une revalorisation du complément poste à hauteur de 20% minimum de l’intégralité de la rémunération, le versement du complément poste aux auxiliaires de droit public,
- le droit à une réelle promotion en quantité et en qualité, ce qui suppose un véritable pyramidage des niveaux de fonction
- le 13° mois
- une refonte des grilles de salaires sur le principe de l’égalité salariale agent fonctionnaire – agent de droit privé :à travail égal=salaire égal,
- le respect de l'accord égalité professionnelle, avec des mesures pour pallier aux inégalités existantes,
- la prime transport pour les transports en commun partout et son extension à l’ usage du véhicule personnel,
- la transférabilité des droits et garanties de chaque salarié d’une entreprise à l’autre,
- la réouverture des négociations sur la prime ultramarine ainsi que sur l’évolution de la situation des auxiliaires de droit public.
Augmenter les salaires des postiers, c’est vital.
Ø Vital pour répondre aux besoins des fonctionnaires et des contractuels qui sont durement touchés par la crise économique dont ils ne sont en rien responsables.
Ø Vital pour relancer la consommation en France et donc l’économie. 70 % de la consommation des ménages dépend en effet de la demande intérieure.
En 2008, les prix n’ont eu de cesse d’augmenter : alimentation + 4,9 %, fuel domestique + 29 %, transports + 5,3 %, les loyers + 2,4 %, électricité + 1,4 % …
Dans le même temps la Poste réalisait 750 millions de bénéfices et profitait de l’exonération de cotisations patronales totales pour les salariés payés au niveau du SMIC et partiellement jusqu’à 1,6 % du SMIC…au détriment du salaire socialisé du personnel…
Aujourd’hui, à La Poste, c’est l’ensemble des salariés de droit privé des niveaux I à III qui est concerné par cette mesure, soit 97.925 agents. C’est édifiant !…
Les négociations salariales sans aborder l’égalité salariale … Impossible pour la CGT.
L’égalité salariale ne doit pas se focaliser essentiellement sur les mêmes emplois "à travail égal salaire égal» mais sur les emplois de valeur comparable" un salaire égal pour un travail de valeur comparable».
Ceci nous demande de travailler sur la discrimination directe et indirecte.
La discrimination est une différence de traitement en raison du sexe.
La discrimination directe intervient par exemple à ancienneté et classification égale, différence de rémunérations.
La discrimination indirecte est celle qui est jusqu’à présent totalement ignoré en France : le rôle de l’évaluation des emplois dans les écarts de salaire. C’est celle qui s’effectue sur les parcours professionnels.
La CGT informera le personnel au fur et à mesure des négociations et appelle les postiers à se faire entendre sans attendre pour porter sous toutes les formes leurs revendications afin de peser auprès du gouvernement et de La Poste
- défendre l’emploi privé et public,
- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales,
- exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités,
- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics
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