Contrat de service public 2008-2012 : le compte n'y est pas

Publié le par CGT Poste Villeurbanne CDIS


SUITE DE L’ARTICLE DU 22 JUILLET 2008
 


Vu dans la presse (source : 20 Minutes) :




« Le contrat de service public 2008-2012, signé ce mardi entre la Poste et l'Etat, a suscité de vives réactions chez les syndicats qui craignent un désengagement de l’Etat. Le Président de La Poste, Jean-Paul Bailly, a d'ailleurs annoncé qu'il présenterait dès la rentrée à l'Etat le projet de changement de statut de l'établissement public. A terme une ouverture de 10% à 20% de son capital est envisagée. La CGT promet une action nationale unitaire à la rentrée «contre la privatisation». Réactions.

 

 

Le financement du service postal universel

 

La CGT s'inquiète notamment pour le service postal universel. «Comment sera financée la péréquation tarifaire des différents services postaux sur tout le territoire dans un contexte où le gouvernement veut imposer la libéralisation totale des activités postales en 2009?», s’interroge-t-elle. Le syndicat dénonce aussi le «désengagement de l'Etat» dans la distribution de la presse quotidienne, qui «coûte à La Poste près de 500 millions d'euros par an».

 

La CGT s'inquiète également pour l'accessibilité bancaire, «alors que la banalisation du livret A est annoncée pour la fin de l'année et des centaines de bureaux de poste de proximité sont supprimés». De même, le syndicat regrette que «déjà 5.000 bureaux de poste ont été transformés en points de contact (agences postales à charge des collectivités locales, ou points de vente chez les commerçants, ndlr)».

 

 

«Un abandon» et «faux semblant»

 

Pour la fédération Force Ouvrière de la communication, il s’agit d’un «abandon» et d’un «faux-semblant». Ce contrat de service public consacre «le recul de la tutelle publique et le refus du gouvernement d'assumer sa juste part du financement des missions dévolues à l'opérateur historique», ajoute FO.

 

Le syndicat rappelle par ailleurs que le contrat «omet de désigner qui s'acquittera et à quelle hauteur des surcoûts structurels liés au service public postal».

 

 

Une fragilisation des missions de service public

 

Quant à Sud-PTT, ce contrat ne rassure pas. «Quand on regarde le texte dans le détail, il s'agit plutôt d'une fragilisation des missions de service public», dénonce Régis B. le délégué du syndicat majoritaire. «Par exemple, la Poste doit garantir l'accessibilité bancaire mais rien ne l'oblige à proposer le livret A dans toutes ses agences», ajoute-t-il. »

 



A visionner le reportage d' I Télé :



 

 



Et voici le communiqué de la CGT-Fapt :


 

Montreuil, le 22 juillet 2008

 

Communiqué de presse de la Fédération

des activités postales et de télécommunications

 

Contrat de Service Public

entre La Poste et l'Etat

 


Un contrat sans garantie sur fond de privatisation !

 

C’est au moment de l’annonce de la privatisation de La Poste, confirmée par l’entreprise et le gouvernement que vient d’être signé le contrat de service public entre La Poste et l’Etat.

 

Ce contrat ne garantit rien. Il confirme au contraire le désengagement de l’Etat du financement des missions du service public postal :

 

La notion de service universel postal n’est rien d’autre que le service minimum du service public. Comment sera financée la péréquation tarifaire des différents services postaux sur tout le territoire dans un contexte où le gouvernement veut imposer la libéralisation totale des activités postales en 2009 ? Aucune réponse n’est apportée.

 

Le désengagement de l’Etat de la distribution de la presse quotidienne est confirmé. Celle ci coûte à La Poste près de 500 Millions d'€uros par an et l'Etat ne cesse de se désengager au fil du temps, ce qui s'est traduit par une hausse pour les Editeurs et donc pour les usagers. Le pluralisme de la presse et la démocratie sont en grand danger.

 

Le contrat garantirait l’accessibilité bancaire pour tous ? Mais sur quels produits et dans quelles conditions ? Alors que d’un côté la banalisation du livret A est annoncée pour la fin de l’année et de l’autre des centaines de bureaux de poste de proximité sont supprimés, avec une banque postale qui multiplie les partenariats avec les banques privées dans le seul objectif de recherche de profits.

 

Quant à l'aménagement du territoire, il n'est question que de points de contact (agences postales à charge des collectivités locales donc des contribuables ou points de vente chez les commerçants mettant en cause la confidentialité et l’accès à l’ensemble des services postaux), déjà 5000 bureaux de poste ont été transformés ainsi.

 

La Fédération CGT des activités postales et de télécommunications voit dans ce contrat un encouragement à amplifier la mobilisation des salariés de La Poste, des usagers et de leurs élus pour s’opposer à la privatisation de La Poste et pour conquérir un service public postal rénové qui réponde aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

 

Elle a ainsi engagé une campagne active autour de ses propositions depuis début juillet pour notamment exiger un grand débat public sur l’avenir du service public postal.

 

Cette campagne trouvera des prolongements en matière d’action nationale unitaire dès la rentrée.

 

 

Fédération nationale des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications CGT

263, rue de Paris - Case 545 - 93515 Montreuil Cedex - Tél. : 014818 54 00 - Fax : 0148 59 25 22 - C.C.P. Paris 20376 D

http://www.cgt-fapt.fr  -  e-mail : fede@cgt-fapt.fr

 



 

 

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Publié dans Service public

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