Le temps d'habillage en débat dans le Tarn

Publié le par CGT Poste Villeurbanne CDIS

 

Débat aux Prud'hommes sur le paiement du temps d'habillage des facteurs

 


Le Conseil des Prud'hommes d'Albi a débattu mercredi de l'affaire des douze facteurs du Tarn qui demandent le paiement du temps qu'ils passent à mettre et à ôter leur tenue de travail et a fixé son délibéré au 12 septembre.
 
tenuefacteur.jpg"Depuis janvier 2001, il y a une loi (loi Aubry) qui oblige les entreprises de plus de 20 salariés à prendre en compte le temps consacré à l'habillage et au déshabillage des agents quand le port d'une tenue est obligatoire", a plaidé devant le conseil des Prud'Hommes d'Albi Thomas B., délégué syndical CGT, au nom de douze facteurs tarnais, 11 femmes et un homme. Ceux-ci réclament des compensations financières ou des congés en contrepartie du temps consacré à l'habillage et au déshabillage. "La Poste, qui emploie près de 100.000 agents, ne respecte pas la loi et le Code du Travail", a dénoncé Thomas B.
 
L'avocate représentant la direction de la Poste, Me Virginie D., a estimé que "le Conseil des Prud'hommes n'est pas compétent car jugeant sur des cas individuels pour un sujet qui fait l'objet d'une négociation collective" actuellement en cours. "La Poste laisse libre ses agents de choisir dans un catalogue les vêtements que le facteur souhaite revêtir", a-t-elle fait valoir. Le débat de fond a essentiellement tourné autour de deux questions: "Y a-t-il obligation pour le facteur de revêtir un uniforme ou de porter un signe distinctif l'identifiant comme facteur" et "Combien de minutes faut-il à un facteur pour s'habiller et se déshabiller?".
 
"Les facteurs revendiquent deux fois cinq minutes et à ce jour ce temps n'est pas pris en compte alors que chaque geste du facteur est étudié à la seconde", a encore argué le représentant syndical. Les 12 facteurs albigeois demandent que leur soit versée une compensation financière de 3.000 euros pour une antériorité de cinq ans, plus 1.000 euros de dommages et intérêts. Me Virginie D. a demandé à ce que le tribunal ne prenne sa décision qu'à l'issue de la négociation collective en cours au sein de La Poste. Le Conseil des Prud'hommes a fixé au 12 septembre le prononcé du délibéré.

Source : AFP

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Publié dans Actions en justice

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