Les facteurs de Dombasle en grève suite au suicide de leur collègue

Publié le par CGT Poste Villeurbanne CDIS


Vu dans la presse :
 

depression.jpg"La quarantaine de facteurs que compte le site de Dombasle, en Meurthe-et-Moselle, est en grève jeudi, à 90% selon les syndicats, 43% selon la Poste. Alors qu’un salarié du site s’est récemment suicidé, Sud-PTT et la CFTC demandent à ce que «soient revues» les conditions de travail à Dombasle ainsi que sur les sites de Saint-Nicolas-de-Port et de Blainville-sur-l’Eau qui lui sont rattachées.
 
Le site de Dombasle traite manuellement 37 000 lettres et colis par jour. «Le travail des facteurs est en train de changer complètement : les nouveaux casiers plus grands rendent le tri préalable à la tournée plus pénible physiquement, les tournées s’allongent, l’âge de la retraite recule… Il y a un énorme malaise, surtout chez les plus de 50 ans», dénonce Jacques D., responsable local Sud PTT.
 
Ce mouvement de grève intervient à la suite du suicide récent, en dehors de son lieu de travail, d’un facteur de 50 ans de Saint-Nicolas-de-Port (Meurthe-et-Moselle), qui venait d’être muté à Dombasle, à 4 km de là. «Ce genre d’acte résulte toujours d’un ensemble de choses, et il s’agissait d’une personne dépressive, poursuit Jacques D. Mais sa famille pense que les conditions de travail sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.»
 
 
A la direction départementale, on met en avant les 10% de personnel supplémentaire prévus pour faire face à la réorganisation, et dont la mission a été prolongée à la suite du suicide. «Tout le monde ici se reproche de ne pas avoir vu la détresse de cet homme», souligne Jacques F., responsable départemental du courrier. Il ajoute qu’une «réflexion a été engagée pour aider l’encadrement à mieux détecter les difficultés du personnel et jouer un rôle d’alerte».
 
Les 17 et 18 juillet, les facteurs de la plateforme voisine de Pont-à-Mousson avaient déjà observé une grève de 48 heures pour protester contre une réorganisation de leurs tournées."

Ce cas dramatique montre à quel point il ne faut pas rester seul dans le cadre de son travail. Si vous avez des difficultés, dans l'exercice de votre métier, n'hésitez pas à en parler à des collègues, aux représentants syndicaux ou à l'assistante sociale (Villeurbanne en possède une très compétente et de bon conseil, vérifiez ses heures de présence hebdomadaire sur le tableau de service).
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Publié dans Luttes

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