La Poste : appel à la grève le 23 septembre contre la privatisation

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



Vu dans la presse (source : AFP, Nouvel Obs) :

   


 


« La Poste : appel à la grève le 23 septembre contre la privatisation

              

 

Les fédérations syndicales de la Poste ont appelé mardi les postiers à la grève et à des manifestations le 23 septembre contre la transformation de l'établissement public en société anonyme, synonyme pour eux de "privatisation", a-t-on appris de sources syndicales.

 

Les fédérations CGT, Sud-PTT, CFDT, FO, CFTC et CGC "ont décidé d'appeler l'ensemble des postières et des postiers à la grève nationale et unitaire avec manifestations le 23 septembre 2008", indique leur déclaration commune lue par la secrétaire générale de la CGT-Poste, Colette D, à l'issue d'une réunion intersyndicale au siège de la fédération à Montreuil. Les syndicats dénoncent dans cette communication "la volonté de la direction et du gouvernement de privatiser La Poste et de passer en force". 

 

"L'unité des organisations syndicales contre ce projet isole la Poste et le gouvernement", ajoutent les syndicats, pour qui "l'ampleur de l'action le 23 septembre sera une étape importante pour mettre en échec la privatisation", et estiment que "chaque gréviste va compter".

 

Pour que les manifestations "soient le plus massives possible, nous souhaitons qu'elles soient décentralisées", a précisé Mme D..

 


Les syndicats refusent le projet présenté jeudi dernier par le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, lors d'un conseil d'administration: l'entreprise publique devrait devenir une société anonyme dès janvier 2010 avec ouverture de son capital au privé un an plus tard.

 

Leurs principales craintes portent sur l'emploi des 280.000 postiers - dont 60% de fonctionnaires, les autres relevant du droit privé - et la qualité du service public.

 

Pour les syndicats, ce projet est synonyme de "privatisation", même si M. Bailly juge ce terme inexact, rappelant que l'"Etat restera très largement majoritaire", et que la mission de service public de La Poste empêche selon lui l'Etat de descendre en dessous de 50% du capital.

 

"On est d'accord sur le fait que La Poste a un avenir, qu'il faut aller chercher de l'argent. Ce qu'on conteste c'est la façon dont on va le chercher", a expliqué Nadine C. (CFDT).

 

Alain C. (CGC) a salué "l'unité syndicale", tout comme Jean-François D. (CGT): "le message aujourd'hui c'est que le syndicalisme est uni. On ne veut pas de privatisation, on veut un autre avenir pour le service postal et en terme de garantie pour l'emploi des postiers".

 

Les syndicats ont réitéré "leur exigence d'un débat public national", et ont proposé aux usagers de signer une pétition "pour appuyer l'action des postiers et s'opposer au projet". Ils ont également convenu "de s'adresser ensemble à tous les élus et partis politiques".

 

"Les partis politiques quels qu'ils soient, doivent prendre positions", a jugé Daniel R. (CFTC), tandis qu'un responsable de Sud-PTT a souhaité un débat public "le plus large possible. Tous les acteurs concernés doivent pouvoir donner leur avis: postiers, politiques, associations et usagers".

 

La CGT, première organisation de l'entreprise, qui a lancé début juillet une pétition baptisée "Touche pas à ma Poste", affirme avoir déjà recueilli à ce jour plus de 84.280 signatures.

 

La CFTC et FO-Communication ont pour leur part demandé individuellement au gouvernement d'organiser un référendum sur le sujet, tandis que le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a souhaité dimanche un "débat public". »

 

Suites à la grève

 

Face aux inquiétudes des organisations syndicales, le Premier ministre, François Fillon a assuré la semaine dernière que "la transformation du statut de La Poste devra pleinement respecter le caractère public de l'entreprise, la poursuite et le renforcement de ses missions de service public et le statut des personnels".

 

Les syndicats, estiment que l'ouverture de capital est "effectivement un premier pas vers une privatisation", en réponse au Premier ministre.

Ils rappellent que depuis l'ouverture du capital de France Télécom en 1996, l'Etat n'est plus qu'un actionnaire minoritaire dans le capital de l'entreprise. Les syndicats de La Poste ont affirmé qu'ils ne se limiteraient pas à la seule journée de mobilisation du 23 septembre, et qu'ils se retrouveraient dès le lendemain pour envisager des suites. »





Voir également le tract CGT et l'appel unitaire :



Contre la privatisation,

pour le service public postal

 

Toutes et tous en grève unitaire

le 23 septembre 2008


Le 2 septembre, les organisations syndicales se sont réunies, elles ont décidé d’une grève nationale unitaire avec manifestations le 23 septembre 2008 dans le prolongement de la déclaration unitaire du 9 juillet 2008. Toutes les organisations unanimement s’opposent à la privatisation.

Gouvernement et direction de La Poste se trouvent isolés.

La CGT se félicite de l’unité réalisée. Cette unité doit maintenant se traduire sur le terrain par la mobilisation du plus grand nombre dans chaque service.

Vraiment rien n’est joué, nous pouvons empêcher ensemble la privatisation et imposer un service public moderne et rénové. Cette action va donner un nouvel élan à la dynamique créée cet été. La Fédération CGT-FAPT comptabilise sur ses pétitions nationales 86 961 signatures le 2 septembre à 17H.

C’est un signe extrêmement positif pour la période qui appelle à des poursuites à la hauteur des enjeux.

L’action doit permettre d’amplifier la mobilisation des postiers, usagers et élus afin de garantir l’accessibilité d’un service public de haut niveau sur l’ensemble du territoire à tarif égal pour tous.

Elle doit aussi permettre de stopper les restructurations : Cap Qualité Courrier, Terrain, Facteur d’Avenir, Enseigne… qui ne sont pas déconnectées de la volonté, aujourd’hui clairement affichée, de privatiser et de transformer La Poste en une société anonyme purement pilotée par les intérêts financiers, au détriment des postiers, des besoins de la population et du service public.

Elles ont pour conséquences des suppressions d’emplois, de mauvaises conditions de travail, l’accroissement de la charge de travail… qui s’aggraveraient encore avec le changement de statut de La Poste et l’ouverture de son capital.

Vraiment rien n’est joué, soyons offensifs et déterminés !

Empêcher le projet de voir le jour, c’est possible. Ni privatisation, ni statu quo, d’autres alternatives existent. La CGT fait des propositions pour un service public, moderne et rénové.

L’avenir de La Poste et des postiers ne peut pas et ne doit pas se jouer dans les salons, la CGT réitère sa demande d’un débat public national sur les enjeux et l’avenir du service public postal.


Ensemble dans les services, exigeons des réponses à nos revendications :
  • pérennité et développement de l’emploi ;
  • augmentation des salaires ;
  • amélioration des conditions de travail ;
  • réduction du temps de travail ;
  • amélioration des droits et garanties des fonctionnaires et des contractuels ;
  • le maintien et l’amélioration du service public postal
  • l’unicité de La Poste et le développement de ses activités et de son réseau ;
  • la démocratisation avec l’objectif que les salariés, usagers et élus soient associés aux choix, orientations et décisions de l’entreprise.

 

L’avenir de La Poste ne se décidera pas sans les postiers ! L’engagement de chacune et chacun dans la bataille

est nécessaire.

Tous ensemble dans l’action le 23 septembre !


Chaque postier gréviste va compter !


Montreuil, le 2 septembre 2008



Signez la pétition proposée par la CGT sur
www.cgt.fr

Déclaration unitaire CGT-SUD-CFDT-FO-CFTC-CGC

 

Les Fédérations CGT-SUD-CFDT-FO-CFTC-CGC se sont rencontrées ce 2 septembre pour faire le point sur le projet de privatisation de La Poste.

 

Comme annoncé dans la déclaration unitaire du 9 juillet, elles ont décidé d’appeler l’ensemble des postières et des postiers à la grève nationale unitaire avec manifestations le  23 Septembre 2008.

 

L’annonce « officielle » par son Président, du projet de changement de statut de l’entreprise La Poste ainsi que l’ouverture de son capital. Sa présentation aux organisations syndicales le 29 août, n’a fait que confirmer la volonté de la direction et du gouvernement de privatiser La Poste et de passer  en force.

Durant l’été, la mobilisation des postiers, des usagers et des élus, démontre à la fois d’un attachement fort aux services publics de La Poste et aux droits et garanties de ses personnels.

L’unité des organisations syndicales contre ce projet isole La Poste et le Gouvernement.

 

L’ampleur de l’action le 23 septembre sera une étape importante pour mettre en échec la privatisation. Chaque gréviste va compter.

 

Ensemble dans l’action les postières et postiers, les usagers, les élus peuvent mettre un coup d’arrêt à ce projet et préserver les missions de service public postal moderne et rénové, le développement de l’emploi et l’amélioration des garanties de ses personnels.

Les Fédérations CGT-SUD-CFDT-FO-CFTC-CGC réitèrent leur exigence d’organisation d’un débat public national.

Elles appellent leurs organisations territoriales et leurs militants à porter cet appel unitaire pour le 23 septembre, pour concrétiser une grève et des manifestations massives.

Elles conviennent de proposer ensemble aux usagers de signer une pétition pour appuyer l’action des postiers et s’opposer au projet.

Elles conviennent également de s’adresser ensemble à tous les élus et partis politiques pour en faire de même.

 

Montreuil le 2 septembre 2008 à 16 heures

 

 




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Publié dans Service public

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