Privatisation de la Poste : les ripostes s'organisent

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



Vu dans la presse (sources : AFP, Le Figaro) :




« La Poste: syndicats, associations et politiques discutent d'un référendum

 

 

 

Syndicats, associations et partis de gauche qui réfléchissent à un appel commun à un référendum sur la "privatisation" de La Poste, ont convenu de se revoir la semaine prochaine, à l'issue d'une première réunion jeudi soir à Paris.

 

"Il y a un large consensus pour dire que l'idée d'un référendum est intéressante, mais certaines organisations ont besoin d'en discuter en interne", a indiqué à l'AFP Régis B. (Sud-PTT) à l'issue des discussions qu'il a jugé "constructives".

 

Des représentants d'autres syndicats de La Poste (CFTC, FO et CGT), de la FSU, d'associations (Attac, DAL, convergence des collectifs de défense des services publics) et de partis politiques (PS, PCF, MRG, Verts, LCR) participaient également à la réunion.

 

"Il faut qu'on lève des millions de signatures par rapport à un mauvais projet qui aboutirait à retirer la présence des services publics sur le territoire, a déclaré François Hollande, premier secrétaire du PS. "

 

"Nous nous retrouvons le vendredi 12 septembre pour finaliser un appel commun", a ajouté M. B..

 

De son côté, Jean-François D. représentant la CGT-PTT, premier syndicat à La Poste, a indiqué que sa fédération "n'avait pas opposé de refus à l'idée d'un référendum": "la CGT a déjà exigé des référendums pour EDF et GDF mais nous avions besoin d'avoir un échange avec les autres organisations", a-t-il indiqué.

 

"Notre présence ce soir à la réunion est une réponse en soit", a ajouté M. D..

 

Nous allons créer un comité national pour appeler à un référendum sur le secteur postal en espérant que les parlementaires s'en emparent et travaillent avec la société civile pour proposer un contre-projet à celui du gouvernement », indique Jacques R., secrétaire général de la Fédération FO-communication. En attendant, FO rassemble universitaires, économistes et élus pour plancher sur le sujet. Un site Internet ainsi que des antennes locales en province seront créés afin de favoriser une « prise de conscience », espèrent les organisateurs.

 

Toutes les organisations présentes "ont apporté leur soutien" à la journée (de grève et de manifestations des postiers) prévue le 23 septembre à l'appel de cinq syndicats de La Poste contre la transformation de l'établissement public en société anonyme dès 2010, synonyme pour eux de "privatisation", a précisé M. B.

 

L'article 11 de la Constitution permet au président de la République, sur proposition du gouvernement ou du Parlement, de soumettre à référendum un projet de loi portant "sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la Nation et aux services publics qui y concourent".

 

Cette idée, soutenue par le quotidien Libération, a été lancée par plusieurs syndicats (FO, CFTC et Sud) de La Poste, mais pas par la CFDT.

 

Mercredi matin, le secrétaire confédéral de la CGT Jean-Christophe Le D. s'est déclaré "a priori" favorable à un référendum, jugeant "légitime" que les Français se prononcent sur l'avenir de La Poste. »

 


 

 

 Et voici l'intervention de la CGT à cette réunion :




Intervention de la CGT-Fapt
 le 04 septembre 2008

 

 

 

 



Cette initiative d’aujourd’hui, à laquelle la Fédération CGT des Activités Postales et de Télécommunications a décidé de participer, se déroule deux jours après la rencontre des Fédérations syndicales de La Poste.

 

Cette rencontre du 2 septembre, qui était en soi déjà un événement, a finalisé la décision d’action des postiers par la grève nationale et les manifestations pour le 23 septembre.

 

Elle a permis également aux organisations syndicales, de réaffirmer leur exigence d’un débat public national pour un service public postal moderne et rénové.

 

Elles ont décidé, dans leur objectif affiché dès le 09 juillet, de rassembler les postiers avec les usagers et les élus, de concrétiser une pétition commune proposée aux usagers et une interpellation commune de l’ensemble des partis politiques et élus.

 

Ces décisions du 02 septembre ont pour objectif :

 

- Amplifier ce qui monte dans le pays depuis la pseudo fuite du 04 juillet à savoir le REFUS DE TOUTE FORME DE PRIVATISATION DE LA POSTE

- Faire grandir l’idée que d’autres alternatives existent pour La Poste que celle voulue par le gouvernement et par le président de l’entreprise.

 

La grève unitaire décidée pour le 23 septembre est la démonstration que rien n’est fait, et que le rassemblement des organisations syndicales est en soi une des réponses à ce que s’apparente de plus en plus de la part du gouvernement, d’une volonté de passage en force.

 

Le gouvernement et Bailly sont sur la même longueur d’onde, à savoir un choix de société capitaliste transcris à La Poste. Si Bailly est en première ligne, personne ne peut être dupe sur le fusible qu’il est pour le pouvoir en place. Le gouvernement veut tester le mouvement des postiers, le mouvement populaire, le mouvement de l’opinion.

 

La Poste est peut-être un des dossiers sensibles de la rentrée, mais La Poste est un dossier sensible tout court. La Poste est un des ciments de toute la société française de par son lien social, ses bureaux de poste, ses facteurs, l’accessibilité bancaire aux plus démunis etc. etc. On peut le dire, ce ciment n’en fait pas seulement un dossier sensible, il en fait un dossier explosif pour toute la société française.

 

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard quand il y a menaces sur l’existence de bureaux de poste dans une localité ou un quartier, que de fortes mobilisations existent rassemblant postiers, usagers et élus.

 


Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que la pétition de la CGT, ait recueilli un tel accueil en pleine période estivale avec le cap des 100 000 signatures qui approche à grand pas (91 948 à cette heure très exactement).

 


Alors disons-le tout net ! La grande question posée désormais au gouvernement est la suivante : va-t-il oui ou non entamer le processus de changement de statut et l’ouverture du capital ? L’absence de projet de loi à ce jour prouve que l’espace est réel pour que la réponse soit NON ! Le 23 septembre va compter dans l’appréciation du gouvernement.

 


La CGT ne doute pas que toutes les organisations syndicales signataires du texte du 02 septembre vont animer les établissements et services postaux d’ici là pour gagner un maximum de grévistes.

 

Il est évident que le mouvement des postiers a besoin du soutien actif du monde politique et du monde associatif.

 

Mais il est tout aussi évident que l’enjeu ne se situe pas qu’au niveau du soutien, car la CGT le redit, La Poste appartient à toute la société française !

 

En ce sens, la CGT se félicite de la décision des partis de la gauche parlementaire, de lancer une pétition pour empêcher la privatisation de La Poste.

 

Toutes les actions sont convergentes à partir du rôle spécifique du syndicalisme, du politique, de l’associatif. Elles renforcent toutes les initiatives en cours ou à venir comme le 23 septembre, par leur cohérence et par leur rassemblement.

 

Il s’agit bien là du 2ème événement qui marque un processus qui à n’en pas douter, va s’inscrire dans la durée même si une première étape peut être atteinte, à savoir qu’il n’y ait pas de projet de loi de privatisation.

 

Le succès de notre combat contre la privatisation dépend de la spécificité des composantes, celle syndicale, celle politique ou celle associative, dans la construction du rassemblement du plus grand nombre. Ce que nous devons viser, ce sont les convergences d’initiatives et pas l’amalgame.

 

L’enjeu est bel et bien de sauver et améliorer le service public postal.

 

La CGT, à son refus de la privatisation de La Poste, ne porte pas l’idée du statu-quo. Comment d’ailleurs pourrait-il en être ainsi pour une Poste qui met déjà bien à mal l’emploi, la présence postale, la qualité de service, l’égalité de traitement des usagers, la tarification.

 

La CGT a toujours considéré que la communication n’est pas une marchandise.

Ses propositions vont dans le sens inverse, car elles vont dans le sens du progrès social et de la réponse aux besoins pour chacune et chacun.

 

Pour la CGT, ce type d’initiatives comme celle d’aujourd’hui est certainement à renouveler.

 

Le 23 septembre peut dans ce cadre, devenir un temps fort de convergences à partir des actions de chaque acteur de la société.

 

En ce qui concerne le référendum, la CGT ne rejette ni l’idée ni une perspective de rassemblement de ce type. Elle l’a d’ailleurs porté et exigé sur EDF/GDF. Ceci étant dit, la CGT considère que l’on ne peut pas refermer un livre avant que toutes les pages soient lues. La dynamique que chacun a à porter dans sa diversité, c’est que le rapport de forces, ce n’est ni ringard, ni archaïque. Il est nécessaire, il est possible.

 

Pour conclure, la CGT considère que le débat public national exigé par les organisations syndicales et par les partis politiques pourraient se prolonger par le référendum.

  

 

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Publié dans Service public

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B
C'était par rapport à un article sur les postes en Europe,on est les seuls pratiquement à travailler 6 /7 jours.J'éspére qu'il n'y aurat pas d'uniformisation et de recondition des trentes cinq heures avec la répartition de la charge du travail de 6/7jours à 5/7 jours.Qui plus est, il me semble que j'ai vu encore un autre article sur cette uniformisation,article publié par S.U.D dans un de leur tract.Voila pour mes sources.
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B
Scoop tout frais, le syndicat C.G.C,nous lache pour la gréve du 23/09/. Who's next ? Restons mobilisés et unis.Beaucoup d'entres nous se sont fait embobiner par des discours miellieux, du style "vous allez bosser 5 jours sur 7, au lieu de 6.." c'est juste une misérable "carotte", vous n'avez pas vu les "batons" (pertes d'emplois,surcharge de travail,..) sans compter que la privatisation va s'associer à facteurs d'avenir, la modernisation des machines, la fermetures des bureaux remplacés par des points postes..bref,la détérioration de notre cadre de travail.On continus à culpabiliser tout les gens qui travail (et parfois durement)et en disant c'est votre faute si tout va mal..FAUX c'est de l'hypnose mensongére, la France et d'autres pays européens sont les meilleurs en terme de productivité / rentabilité,seulement il faut nourrir le "monstre" capitalistique. Vous le savez "les caisses sont vides.." BLA BLA Amis entendez vous le son du pipo au fond des bois..J'ai dans mon souvenir,la gréve qui a eu lieu dans l'ouest ou les usagers de la poste (particuliers et entreprises) venaient cherchez leur correspondances au C.D.I.S,puisque les grévistes l'avaient bloqué (avec les conséquences qui en découle, en matiére de sanctions)voila l'xemple d'une greve réactive, mais est ce la bonne solution ?
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C
<br /> Ce qui est étonnant c'est que dans le contrat de service public 2008-2012 il est précisé que le courrier doit être livré 6 jour sur 7. D'où vient cette information ? Dans tous<br /> les cas, cela veut dire qu'on ne peut faire confiance à la direction, puisque<br /> soit : elle renie ses engagements,<br /> soit : comme vous l'avez dit, derrière la carotte pour les postiers, se trouve le baton, avec toutes les suppressions de postes que cela comporte (voire licenciements dans une entreprise devenue<br /> privée)<br /> ou alors dernière méthode: faire miroiter ceci aux postiers, et rester à 6 jour sur 7 par la suite (ce ne serait pas la première fois que la Poste ne tient pas ses engagements).histoire de<br /> démobiliser les agents.<br /> Dans TOUS les cas, nous n'avons rien à y gagner (suppressions de postes,etc...) et n'oublions pas bien évidemment que ce serait une grande taille dans le service public rendu aux usagers qui<br /> n'aimeraient très certainement pas perdre un jour de distribution.<br /> <br /> <br />