Privatisation de la Poste : les politiques s'emparent du sujet

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



Vu dans la presse (source : Libération) :



« La Poste : les socialistes au pied du référendum

 

 

Service public . Présent à la réunion de lancement du projet de consultation, le parti ne l’a pas encore adopté.

 

Encore un effort ! L’initiative d’un référendum - que soutient Libération - contre le projet d’ouverture du capital de la Poste, et, in fine, de sa privatisation a subi, avec succès, un premier examen, jeudi soir, à la Bourse du travail de Paris. Mais tout se jouera vendredi lors d’une nouvelle réunion.

 

Processus. FO-Com, SUD-PTT et la CFTC, ses plus chauds partisans, ont déjà agrégé autour du projet de consultation populaire un noyau de partis politiques ou d’associations. Un texte invitant à la constitution d’un «comité pour le débat public d’un référendum pour le service postal», a été discuté et amendé. Il s’agira vendredi, comme l’expliquent leurs auteurs, de le faire signer par un maximum d’organisations. Une étape décisive pour la mise en branle du processus. «Tout le monde a trouvé l’initiative du référendum intéressante», assure Régis B., de SUD-PTT. Attac, la LCR et la FSU sont parties prenantes. Des mouvements comme le DAL ou Convergences pour la défense du service public, le Collectif pour les services publics de Paris ou encore le Collectif pour le droit à l’accessibilité des services bancaires suivent avec intérêt le mouvement.

 

Et les socialistes ? Le PS - comme le PCF - avait dépêché un représentant, Christian Martin, son secrétaire national chargé des services publics, à la Bourse du travail. Vendredi, il expliquait que, si «le PS n’a toujours pas pris de décision, le travail avec les organisations syndicales et les associations se poursuit». « Appeler à un référendum n’est pas, en effet, anodin, ni simplissime. Si référendum il y a, note Christian Martin, c’est les socialistes «qui [seront] aux manettes et qui [mèneront] la bataille à l’Assemblée», et «on ne sait pas aujourd’hui qu’elle pourrait être la question».



Préalable
. Logiquement, on devrait en savoir plus mercredi sur la volonté réelle du PS de s’impliquer dans l’opération. Ce jour-là, le groupe socialiste tient son séminaire de rentrée. Et le sujet sera mis sur la table, affirme-t-on à son secrétariat. «Cela va dans le sens de ce que l’on défend. On y est très favorables, et la sauvegarde des services publics est un enjeu majeur pour nous», explique un collaborateur du groupe. Ajoutant un bémol : «Il faudra de toute façon une délibération

 

Grand spécialiste de la Poste et des services publics, et a priori l’un des plus acquis au référendum, le député (PS) François Brottes ne sous-estime pas les difficultés techniques. Les lois organiques qui mettront en musique le mode opératoire de la consultation, «ne sont toujours pas votées». Et puis, ajoute-t-il : «On doit avoir réfléchi à l’alternative que l’on propose au projet d’ouverture du capital.» Un parti comme le PS, dit-il, ne peut se permettre de réduire la question à un «oui ou non à la privatisation». […]

 

La Ligue communiste révolutionnaire et son leader Olivier Besancenot, lui-même postier, ont appelé vendredi les postiers «à la résistance et à la désobéissance à l’égard de la direction» pour refuser la privatisation de la Poste.

«Sous couvert d’ouverture du capital et de changement de statut» le «plan de privatisation de la Poste est bouclé», déclare la LCR, dans un communiqué.

 

«La privatisation c’est la fin du tarif unique postal, des tournées sur l’ensemble du territoire, la fermeture de milliers de bureaux de poste, la suppression de milliers d’emplois, pour une raison simple: les actionnaires voudront se faire du fric», assure le communiqué. « En Suède, la privatisation de la poste a entraîné la suppression de 25% des effectifs et une hausse de 75% des tarifs » précise t il.

 

«La LCR et Olivier Besancenot appellent l’ensemble des postiers à la résistance et à la désobéissance à l’égard de la direction», ajoute-t-il. «Dès le mois de juillet, par voie de pétition, la salariés de La Poste ont exprimé leur refus de la privatisation», souligne-t-il.

 

La LCR appelle au «succès» de la journée de grève du 23 septembre des postiers et estime que «la bataille pour la tenue d’un référendum doit être un point d’appui pour construire un courant d’opinion favorable à la défense du service public postal». «Il faut que la grève unitaire du 23 septembre soit un grand succès. »

  

 

 

 



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Publié dans Service public

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