Autres exemples de mobilisation contre la privatisation de la Poste

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC


Ça bouge décidément beaucoup dans le département Tarn et Garonne -  suite des articles précédents (ici et ) :

Source : La Dépêche


 



« Bourret. Il faut sauver La Poste

 

 

 

[Contexte : Les usagers de Bourret se sont retrouvés devant le bureau fermé, ce jour-là jusqu'à nouvel ordre, suite à une panne informatique comme l'expliquait un morceau de papier collé sur la porte d'entrée.]

 

Samedi 11 octobre à 11 heures, une centaine de personne s avaient répondu présentes à l'appel d'un groupe d'usagers de La Poste, citoyens de Bourret. Une démarche citoyenne pour sauvegarder le bureau de poste du village. Comme 28 autres bureaux de postes en Tarn-et-Garonne, le bureau de poste de Bourret est appelé à devenir Agence postale communale (APC). Les usagers se mobilisent dans toutes les régions de France pour conserver le dernier service public dans les communes rurales du pays.

 

Le besoin de convergence et de partage d'informations est très important et c'est dans cet esprit que s'est tenue cette réunion.

 

Les principaux comités étaient représentés, dont ceux d'Escatalens, Larrazet, Villebrumier, Vazerac, Saint-Porquier, Malause, Montauban, Moissac, etc., avec la présence de militants de syndicats (CGT) et de parti politique (PCF).

 

La présence et l'intervention du maire de Saint-Porquier, Alain M., a été très appréciée. Celui-ci a fait part de la difficulté que rencontrent les élus pour sauvegarder leur agence postale.

 

Toutes les personnes présentes seront mobilisées le mardi 28 octobre à 14 h 30, devant la préfecture, à l'occasion de la réunion de la commission départementale de la présence postale territoriale (CDPPT).

 

Dans les 29 communes concernées, la colère gronde et se manifeste par la multiplication des pétitions, des actions coup de poing et manifestations auprès des responsables de La Poste.

 

Mobilisons -nous, tous pour la sauvegarde des 29 bureaux concernés. »

 


 


 Autre exemple dans le département du Nord à Fourmies :




Source : La Voix du Nord



« Le déménagement du service public comme une lettre à la poste

 

 

Les forces de gauche locales étaient rassemblées, hier, devant La Poste de Fourmies, pour faire signer une pétition « contre la privatisation amorcée de l'établissement ». Au-delà, c'est le déménagement des services publics qui inquiète.

 

«  Bientôt, à Fourmies, il ne restera plus rien ». Jean D., le secrétaire de la section du Parti communiste français (PCF), traduisait le sentiment général des élus et militants de gauche locaux, hier, devant le bureau commercial de poste, rue Jean-Jaurès. Ces derniers s'étaient associés à la pétition qui circule dans l'Hexagone jusque fin novembre « contre la privatisation de La Poste ».

 

«  Nous dénonçons la perte de la notion publique, précisait encore M. D, qui risque, une nouvelle fois, de faire les frais d'une privatisation. Si tel est le cas, il faut se dire que l'accès aux services postaux ne sera plus garanti à tous les citoyens. Fermeture de bureaux, créneaux d'ouverture réduits, distribution hebdomadaire à la baisse... il va falloir craindre le pire. En plus, le système de prestations à la carte qu'on veut nous faire avaler sera payant ».

 

Mais au-delà du cas particulier de La Poste, élus et militants étaient inquiets du départ des services publics, à Fourmies. Et ils n'ont pas tort à la vue de la liste qui s'allonge, au fil des ans. C'est la Banque de France qui a été la première à quitter la place. Elle a été suivie par les Douanes, EDF-GDF... «  Maintenant, pour ces services avec un accueil physique, il faut courir à Maubeuge, observait pour sa part Charles L, soit 75 km aller-retour ! Et quand on sait que, chez nous, les foyers ont peu de moyens de locomotion... on peut dire qu'ils seront tranquilles à Maubeuge, ils n'en verront pas beaucoup de Fourmisiens ! »

 

Une hémorragie

 

Il était rejoint dans son propos par Jean-Yves T. : «  L'hémorragie n'est peut-être pas terminée à Fourmies : la fusion des caisses primaires d'assurance maladie (CPAM), la réforme du Trésor public... tout cela, c'est du sursis ? Sans oublier le commissariat de police qui a sauvé plusieurs fois sa tête. Jusqu'au jour où... ». Où il n'y aura plus de services publics à moins que ce ne soient les communes qui prennent le relais. C'est ce que propose déjà La Poste : ouvrir un local mais l'employé reste à la charge de la collectivité.

 

Élus et militants ont prévu d'autres actions d'ici à la fin du mois, tout en étant clairs sur leurs intentions : «  Nous sommes conscients des réalités et des évolutions. Nous ne protestons pas pour garder les choses en l'état mais pour des services publics modernes à la disposition de tous les citoyens... et ça, ce n'est pas gagné d'avance ».



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Publié dans Service public

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