Les annonces de la Poste autrichienne font des remous...

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



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Voir aussi ici concernant la Deutsche Post







Source : Le Monde

 


« La poste autrichienne entre service public et compétitivité

 

 

Est-ce la menace de grève ou l'ampleur des protestations politiques qui a fait reculer le conseil d'administration de la poste autrichienne mercredi 12 novembre ? Le plan de restructuration drastique, qui prévoyait la fermeture de 1 000 des 1 300 filiales et la suppression de 9 000 postes sur 25 000, ne parle plus que d'ajustements annuels des effectifs.

 

Le conseil d'administration fut houleux mercredi. Au bout de neuf minutes, les représentants syndicaux sont d'ailleurs sortis de la salle en claquant la porte. La veille, le ministre des transports et probable futur chancelier, Werner Faymann, avait de toute façon vidé de sa substance l'ordre du jour. Par décret il avait assuré que "le réseau des postes ne (devait) pas être réduit entre le 1er janvier et le 30 juin 2009".

 

En 2011 tombera le dernier bastion du monopole de la poste, la distribution du courrier. Die Post veut se préparer à cette libéralisation complète du service postal. Le marché des colis, de la publicité et des envois express est déjà dominé par la concurrence. L'allemand Hermes a raflé le contrat avec Quelle, leader en Autriche de la vente par correspondance. De nombreuses petites sociétés se partagent le marché de la distribution publicitaire. Semi-privatisée en 2006 et cotée en Bourse depuis, Die Post reste contrôlée par l'Etat, qui détient 51 % des parts.

 

La direction, responsable devant les actionnaires, a la difficile mission de rendre l'entreprise compétitive dans la perspective de la libéralisation du marché. Le management avait confié au consultant américain McKinsey le soin d'élaborer un plan stratégique. Celui-ci prévoit des coupes claires, risquant de remettre en cause la mission publique de l'établissement postal, afin d'améliorer la compétitivité. Mais ce projet n'a été que partiellement validé mercredi.

 

Les syndicats autrichiens n'en anticipent pas moins une troisième vague de fermetures de filiales. L'annonce par le conseil d'administration d'un développement du partenariat avec le privé pour la distribution des lettres et paquets va dans ce sens. Dans 540 localités, on peut déjà poster son courrier ou acheter des timbres dans une supérette, au tabac ou à la station-service.

 

La direction de la poste fait valoir que le coût de son réseau de filiales non rentables, et donc son handicap par rapport aux futurs concurrents, se chiffre à plusieurs centaines de millions d'euros. Le salaire des 25 000 postiers, réglementé par les conventions collectives, constitue selon elle un autre désavantage de taille.

 

Du côté syndical, l'opportunité d'une grève - procédé auquel on ne recourt qu'en cas de dernière extrémité en Autriche - n'est pas écartée. En attendant, une pétition nationale a été lancée en faveur du maintien du réseau des filiales. Syndicats et direction semblent d'accord sur un point : la nécessité d'une réglementation de la concurrence d'ici à 2011.

 

Le décret pris mardi par le ministre des transports contraint la direction à ajourner la fermeture de filiales pour six mois, mais ne suggère aucune alternative. Il appartiendra au prochain gouvernement d'établir d'ici là les règles d'une concurrence loyale permettant le maintien de l'universalité de la distribution»






Source : AFP




« Autriche/Poste : 65% des bureaux fermés

 

 

La Poste autrichienne fermera à terme 65% de ses bureaux pour rester compétitive face à la libéralisation européenne du marché courrier en 2011, a affirmé aujourd'hui son PDG, Anton Wais, sur fond de fronde contre la restructuration de cette société contrôlé à 51% par l'Etat.

 

Le nombre de bureaux s'établirait ainsi à environ 450 contre 1.300 actuellement, a-t-il confié à des journalistes à Vienne. Le dirigeant, qui n'a pas chiffré les suppressions d'emplois, a souligné qu'aucun licenciement sec n'était envisagé.

 

La direction de la Poste avait renoncé mercredi à soumettre à son conseil de surveillance un plan de suppression de 9.000 emplois et de fermeture d'un millier de bureaux d'ici à 2015, face à la mobilisation des syndicats, des élus locaux et d'une partie de la classe politique.

 

Les ajustements seront adoptés année par année et ceux pour 2009 seront décidés lors de la prochaine réunion du conseil de surveillance le 11 décembre, selon la direction.

 

Les syndicats de la Poste ont menacé de grèves massives si des suppressions d'emploi étaient décidés et le ministre des Infrastructures social-démocrate, Werner Faymann, nouveau chancelier désigné, a annoncé avoir interdit toute fermeture de bureaux au cours du premier semestre 2009. »

 

 

 

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