Actualités locales sur la défense du service public postal

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC

 

 

Source : La Dépêche

 

 

 

« Aubin (Aveyron). Le bureau de Poste du Gua devrait fermer ses portes

 

 

 

L'agence postale du Gua devrait fermer ses portes. En dépit de l'opacité des calculs savants déployés par la Poste et de ses appels du pied en vue de transformer le bureau de poste du Gua en une agence communale, les élus aubinois estiment déjà avoir assez donné: « Nous avons déjà investi plus de 15 000 € concernant la réfection des locaux de la Poste de Combes (à gestion communale, ) », affirmait André M., le maire, en soumettant le projet de requalification de l'agence postale du Gua au conseil municipal.

 

Un dossier unanimement rejeté par les élus : « Mettons la Poste devant ses responsabilités », suggérait Valérie H-Z. en nourrissant dans la foulée de vives inquiétudes quant au devenir de l'agence postale du bourg d'Aubin. « On évoque déjà des horaires d'ouverture au public qui pourraient être revus à la baisse ». En effet, si de telles rumeurs venaient à se confirmer, l'équation « horaires réduits = activités réduites » déboucherait vers des lendemains qui déchantent. De son côté, Claude F. estimait « que la création d'un point poste (en lieu et place de l'agence actuelle)) chez un commerçant ayant pignon sur rue aurait pour effet de doper son activité ».

 

Par ailleurs, Marie-Thérèse S. mettait en exergue « la perte de confiance de la clientèle au guichet d'une agence communale aux compétences amoindries ». Enfin, le maire se demandait si « le rôle d'une mairie est d'assurer les services de la Poste », dénonçant ainsi la fin programmée du service public. Devant ce refus en bloc, plusieurs scenarii restent possibles. Primo, la Poste décide de revoir sa copie, le bureau du Gua maintient son activité identique à celle d'aujourd'hui ; deuzio, la Poste jette l'éponge, elle retire ses billes et le bureau ferme ses portes ; tertio, les responsables de la Poste entament des négociations en faveur du maintien d'une présence postale dans le quartier du Gua.

 

Deux options : soit, ils renouent le dialogue avec la collectivité locale en les incitant à délibérer à nouveau dans l'intérêt de leur commune ; soit, ils contactent le petit commerce local afin d'y installer un point poste. Cette ultime hypothèse semblerait tenir la route. »

 

 

 

 


 

 

 

Source : La Dépêche

 

 

 

« St-Benoit-de-Carmaux (Tarn). Les Mercredis de la colère pour sauver la poste

 

 

 

9 ème semaine de manifestation pour l'ouverture de la poste le mercredi après-midi. Comme dit la chanson, « ils sont venus, ils sont tous là , elle va mourir la poste de St-Benoît... » Ce que justement refuse en bloc la population mobilisée pour la 9ème semaine.

 

 

Dans une ambiance folklorique, les mercredis de la colère, des bénédictins, ont encore une fois ce mercredi 26 novembre montré la détermination inébranlable de la municipalité et de la population,de ne pas céder à la privatisation entamée ici, comme dans de nombreuses communes alentours. « On est toujours aussi timbrés de la poste », dit Gabriel M., premier adjoint, avant d'ajouter :  « si nous avons été les initiateurs de ce mouvement commencé le 1er octobre, nous ne désarmons pas, aujourd'hui de nombreuses communes se joignent à nous. »

 

De son côté Serge E., maire de St-Benoît-de-Carmaux, devant les bénédictins mobilisés, déclare « lors de notre manifestation très colorée mercredi dernier, nous avons rencontré et le directeur d'établissement d'Albi, nous lui avons mis l'interrogation dans la tête. Petit à petit, il prend conscience de ce qui se passe. » St-Benoît n'est plus isolé, « notre volonté, est de faire reculer la poste et le gouvernement, on rencontre les maires des autres communes et, même si la réunion prévue le 11 décembre au Conseil Général est reportée, nous restons vigilants ».

 

« Ils font les morts ! » « Du côté de la Poste, pas de nouvelles », souligne le maire, « ce sont des seigneurs zélés de la privatisation qui ne veulent pas reculer, comme dans certains départements. »

 

Une mobilisation qui ne s'essouffle pas. Un courrier va être envoyé dans toutes les mairies concernées, pour les inviter à rejoindre le collectif des « mercredis de la colère », dans leurs exigences, et crier avec le poète bénédictin « St-Benoît est dans la rue, la poste n'est pas foutue. ».

 

Une douzaine de manifestants, accompagnés de Serge E., ont rallié Cagnac, dans l'après-midi. Ils sont rentrés dans le bureau de Poste, avec tambours et trompettes, et ont distribué des tracts. Aucun incident n'a été signalé. »

 

 

 

 

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Publié dans Service public

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