Réactions politiques au rapport de la Commission Ailleret sur la Poste

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



Source : Le Figaro


« La Poste: non au rapport Ailleret (PCF)

 

 

Le député PCF (membre du Comité national contre la privatisation de La Poste) Daniel Paul, membre de la commission pour le développement de La Poste, s'est opposé aujourd'hui au projet de rapport Ailleret qui doit être remis dans les prochains jours au chef de l'Etat, en dénonçant "une ouverture de capital".

 

"Il s'agit bien d'une ouverture de capital. Le loup s'introduit dans la bergerie", a estimé devant la presse M. Paul, qui redoute "l'entrée d'opérateurs financiers privés".

"C'est ce que nous refusons pour La Poste, ce n'est pas une entreprise comme une autre. Le jour où des intérêt privés rentreront dans le capital de La Poste, il est clair qu'un certain nombre de missions de service public risquent d'être abandonnées", a-t-il dénoncé.

 

Refusant néanmoins le "statu quo" et "l'étatisation", le député de Seine-Maritime a affirmé qu'il fallait "lui permettre de se développer", grâce à "un pôle public financier dont nous proposons la création et le développement".

"Nous pensons que le moment est venu de travailler à un texte de loi", a-t-il encore estimé, espérant une proposition de loi "durant l'année 2009". »

 

 





Et réaction du PS (également membre du Comité national contre la privatisation  de la Poste) :



 

Commission Ailleret sur l’avenir de la Poste : pourquoi les socialistes restent

 

Le 10 décembre 2008

 

 

Le Parti socialiste, représenté au sein de la commission pour le développement de La Poste par le député François Brottes, s’est érigé ce matin contre un pré rapport écrit à charge, faisant état d’un consensus qui n’existait pas. Il comprend l’exaspération des syndicats de voir le dialogue social bafoué. Même si le président Ailleret s’est engagé à ne signer le rapport qu’en son seul nom, le PS entend siéger à la commission jusqu’au bout afin de défendre une Poste sur ses deux pieds, à 100% publique et disposant des moyens pour accomplir les missions de service public (service universel postal, bancarisation de tous, présence territoriale, aide à la presse).

 

Oui, La Poste doit disposer des moyens nécessaires pour faire face à la concurrence totale du marché postal à l’horizon 2011, organisée par la majorité UMP dans son acception la plus large.

 

Oui, l’Etat ne joue pas le jeu depuis plusieurs années déjà, faisant peser sur la Poste seule les missions de service public.  Il ne serait que justice qu’il compense enfin financièrement ces missions, ce qui donnerait à La Poste les moyens de son développement.

 

Mais, nourris de l’expérience d’un Gouvernement qui a toujours rapidement glissé du simple changement de statut vers la privatisation partielle ou totale (France Telecom, Edf, Gdf), et soucieux du maintien des milliers d’agences postales communales existantes et mises en danger par le changement de statut, les socialistes continueront à exiger le maintient du statut public de La Poste.

 

Oui, la crise financière a fait reculer le Gouvernement sur la privatisation, mais rien ne garantit qu’une fois la crise passée, le « naturel » ne reviendra pas au galop.

 

Voilà pourquoi les socialistes exigent qu’au-delà du maintien du statut public et d’un juste abondement financier de l’Etat, soient garanties, au niveau constitutionnel, les missions de service public assurées par La Poste.

 

À défaut de telles garanties, ils soutiendront, ensemble avec les syndicats et les partenaires de gauche, la démarche du référendum d’initiative populaire pour décider de la pérennité, ou de la mort programmée, de l’accès de tous aux services publics assumés par La Poste.

 

Communiqué de RAZZY HAMMADI Secrétaire National  aux Services Publics

François  Brottes Député- Membre de la Commission  Ailleret

 



Publicité

Publié dans Service public

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article