Une sanction intolérable envers une factrice du Rhône

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC




Source : Selon nos camarades de la CNT :



 

« Brigitte G., factrice à Saint-Genis-Laval CDIS vient de se voir notifier le 3 décembre, par le directeur de la DOT Courrier du Rhône la sanction du blâme avec inscription au dossier. Cette sanction n’est pas anodine, Brigitte est salariée de droit privé, pour elle le blâme est le premier pas vers une sanction plus grave, mise à pied ou licenciement. M. P. directeur de la DOTC est très clair là dessus : «Si vous persistiez dans votre comportement fautif, nous pourrions être amenés à prendre, à votre égard, une sanction plus grave.»

 

Quelle faute reproche-t-on à Brigitte ?

 

Avoir, malgré les pressions de son chef d’établissement, laissé du courrier sur sa position de travail le 24 septembre 2008. Brigitte était gréviste le 23 avec nombre de ses collègues dans le cadre du préavis national contre la «privatisation» de La Poste, déposé par tous les syndicats.

 

Le 24, le courrier à distribuer était pratiquement le double d’une journée normale. Brigitte effectue sa tournée à mobylette qu’elle chargera à la limite de la sécurité. Ses deux dépôts relais étaient eux aussi chargés à ras bord, pas de possibilité d’emporter le reliquat à moins d’avoir un sac à dos.

 

Ses explications n’ont pas convaincu le chef d’établissement de Saint-Genis-Laval CDIS, les cadres de la direction lors de l’entretien du 12 novembre 2008, ni le directeur de la DOTC du Rhône. Il est vrai que par une forme bizarre de mimétisme toutes ces personnes manifestent un symptôme grave d’amnésie quant à la grève du 23 septembre contre la «privatisation» de La Poste.

 

Cette sanction est une atteinte au droit de grève et à l’activité syndicale d’une factrice qui refuse la privatisation dont la mise en place se poursuit insidieusement, notamment par le projet Facteur d’avenir qui non content de supprimer du personnel en augmentant la rentabilité des facteurs sonne le glas du service public égalitaire.

 

Les nombreux courriers, les fax, la solidarité de ses collègues facteurs, l’absence démontrée de faute professionnelle ont fait que la direction n’a pu lui infliger qu’un blâme avec inscription au dossier qu’elle a immédiatement contesté.

 

Nous devons continuer la solidarité en demandant à la DOTC LA POSTE du Rhône la suppression de cette sanction. »

 




Cette collègue a t elle été sanctionnée pour avoir fait grève ? La question mérite d'être posée tant il est habituel d'étaler (gratuitement) la charge sur quelques jours après une grève dans la plupart des bureaux. La solidarité et le rapport de force dans certains centres permettent parfois aux postiers d'obtenir une juste compensation pour emmener une journée pour laquelle ils ont eu une perte de salaire. La double peine consistant à perdre une journée de salaire pour grève et d'emmener gratuitement la charge correspondante les jours suivant (donc équivalent en heures supplémentaires non payées) étant déjà en soit totalement injuste, le fait de sanctionner un agent pour ne pas avoir TOUT emmener le lendemain devient proprement révoltant !

Les directions jouent sur le flou des textes à ce sujet (et qu'il faudra éclaircir à l'avenir) et l'isolement de certains collègues, il est important d'être soudés pour lutter contre ce genre d'abus, en rappelant à tous que le règlement stipule que les agents doivent effectuer les tâches qui leur incombent dans l'amplitude horaire qui leur est prédéfinie (règlement intérieur des établissements)




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Publié dans Luttes

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