Privatisation de la Poste : et pendant ce temps là dans le pays...

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



Source : Sud Ouest


« INITIATIVE. Une pétition circule depuis dix jours pour que Margot L. reste à Tombeboeuf (Lot et Garonne)

 

 

Le village veut garder sa postière

 

Dans le petit bureau de poste de Tombeboeuf, le tutoiement est de rigueur. Margot L., au guichet depuis quinze ans, connaît tous ses clients sur le bout des doigts. Pourtant la décision est tombée. Reçue à un examen récemment, elle doit être mutée à la Poste de Castelmoron-sur-Lot à partir du 1er janvier prochain. Une pétition circule depuis une dizaine de jours pour que Margot L., cette « femme merveilleuse et figure de Tombeboeuf » ne parte pas.

 

« La mairie ne comprend pas cette décision alors que toute la population apprécie Margot », remarque René C., le maire de Tombeboeuf. « C'est aberrant de changer une personne avec laquelle ça se passe si bien ! Comme elle me connaît, elle me sert même si j'ai oublié ma carte. Je ne veux pas qu'elle parte », observe Henri C. qui habite à 5 kilomètres de Tombeboeuf. « Elle fait souvent plus que son travail en aidant les personnes âgées, par exemple, souligne le pharmacien du village. En fait nous avons le sentiment que l'on veut y aller en douceur pour à terme éliminer le bureau. »

 

« Casser le bureau »

 

« La direction de la Poste prévoit aussi de modifier les horaires en enlevant deux heures d'ouverture par semaine », précise René C. « On a vraiment l'impression qu'ils veulent casser ce bureau. » Un sentiment partagé par cette commerçante : « Déjà ce n'est plus ouvert l'après-midi mais seulement le matin. À force de perdre des heures d'ouverture, le bureau va disparaître ! » Dès le 1er janvier, la poste de Tombeboeuf ouvrira ses portes à 9 h 30 au lieu de 9 heures actuellement. Pour le boulanger, Thierry C, ces changements d'horaires vont surtout nuire « aux parents d'élèves qui passaient à la poste juste après avoir déposé leurs enfants à l'école. »

 

 

 


 

 

Source : La Dépêche

 

 


« Pennautier (Aude). La Poste et l'école leur prennent la tête

 

 

Réunis en assemblée générale, les maires de l'Aude ont exprimé leur grogne.

 

Un gros tiers des maires de l'Aude ont participé à cette assemblée générale.

 

Le moins que l'on puisse dire est que leur message devant l'assemblée des maires de l'Aude n'est pas passé comme une lettre à la Poste. Patrick Maugard en convient. « Le modus operandi des cadres régionaux de cette grande administration entretient un malaise dont la bronca soulevée, ces dernières heures, parmi la population de Douzens est une illustration ». Les maires des communes rurales ne veulent pas de la privatisation des bureaux de poste. Ils l'ont dit, mercredi soir à Pennautier, à M. P., directeur régional de ce service public et à ses deux collaborateurs qui l'accompagnaient. « Nous ne voulons pas de cette réforme, et nous ne voulons pas non plus d'un démarchage isolé des représentants de la Poste dans les mairies. C'est aux citoyens de dire si dans leur commune le bureau de poste doit être transformé en agence postale », affirme Serge L., maire de Camplong, qui a pris la tête du collectif audois contre une mutation minimaliste de l'offre postale en zone rurale.

 

Il est déconseillé de dire à ces élus, dont une centaine avait fait le déplacement à Pennautier, qu'ils mènent là un combat d'arrière-garde. Maires de droite et de gauche sont rangés sur une même ligne, ils vont demander au préfet de convoquer la commission de la présence postale et territoriale présidée par Michel E., maire de Moussoulens. »

 

 


 


Source : L'Union


« Laon (Aisne). Réorganisation de La Poste : la résistance s'organise

 


Du côté de la CGT PTT, on se montre passablement remonté. La restructuration de bureaux en Agences postales communales ne passe pas comme une lettre à La Poste. A Laon, la CGT dénonce des projets, comme ceux de Liesse et Bourg-et-Comin.

 

Se prépare-t-on à une révolution au sein de La Poste ? Il ne faut pas attendre très longtemps pour que l'on nous réponde par l'affirmative et c'est évidemment dans les rangs de la CGT que l'on se montre le plus enclin à partir au combat pour tenter d'enrayer les restructurations de l'entreprise dans le département.


« Depuis 2002, La Poste a déjà supprimé 70.000 emplois au niveau national. Sur le terrain, cela se traduit par la transformation de bureaux en agences postales communales ou encore en relais poste (chez un commerçant) », explique la secrétaire générale de l'union locale CGT PTT, Dominique L.. « Or, dans les semaines et les mois qui viennent, nous devrions encore assister à une dégradation de la situation ».


Selon elle, « le réseau s'en trouve forcément fragilisé puisque le nombre d'heures d'ouverture des établissements a chuté de 630 heures pour le département : c'est l'équivalent de 31 bureaux ouverts pendant 20 heures par semaine qui ont fermé ».


Puis, toujours selon le syndicat, La Poste aurait accompli « un important travail pour séduire et effrayer simultanément les élus afin de les inciter à reprendre les bureaux non rentables en Agences postales communales (APC). Heureusement, la résistance de certaines municipalités a permis d'éviter de nombreux transferts ».

 

L'exemple de Liesse

 

Résistance que l'on peut observer dans le Laonnois actuellement. A Bourg-et-Comin depuis quelques jours, et plus récemment à Liesse.

« Dans tous les cas, des pétitions circulent et nous mettons tout en œuvre pour empêcher ces transformations qui finiraient par pénaliser les clients », note encore Dominique L., rejointe dans ses propos par deux de ses pairs Cégétistes, Dominique H. et Marie-Pascale D.

Ainsi, pour le cas précis de Liesse, ils rappellent que la dernière proposition de La Poste porte sur 25 heures d'ouverture par semaine au lieu de 33 actuellement. Chaque lundi serait donc fermé et une demi-heure d'activité serait supprimée chaque jour.

 

Réunions publiques

 

« Cette fermeture le lundi obligera les habitants, les commerçants, les entreprises et les administrations à se rendre dans les bureaux les plus proches, à savoir : Laon, Athies, Sissonne et Saint-Erme. Et puis, on sait très bien qu'un bureau qui commence à fermer une journée est voué à disparaître ».

De plus, le syndicat se porte en faux lorsqu'il s'entend répondre que « bureau de poste ou agence postale communale, c'est la même chose ».

« Si cela était vrai, une APC serait une banque communale, or, ce genre de structure ne domicilie pas les comptes chèques, ni les livrets A. On ne peut donc pas y consulter ses comptes, ce qui n'est pas négligeable ».

 

Si la CGT ne souhaite pas descendre dans la rue pour faire valoir sa position, c'est qu'elle préfère abattre une autre carte, celle de la concertation avec les populations touchées ou susceptibles de l'être.

« Nous allons organiser des réunions publiques dans ces villages afin d'informer le plus clairement et le plus objectivement possible les usagers. Nous savons que ce genre d'action s'avère généralement plus payant. D'ailleurs, des projets ont déjà été revus dans plusieurs communes, en Thiérache notamment. Lorsque la pression est suffisamment forte, nous réussissons à nous faire entendre ».

 

Reste alors les objectifs de La Poste de poursuivre sa politique de restructuration.

 

« Dans l'Aisne, il existe encore 39 bureaux-centre avec un chef d'établissement. En juin 2009, il pourrait y en avoir une vingtaine de moins », confie la CGT. La tension n'est donc pas prête de retomber. »

 





Source : Le Journal du Pays Basque

 



« Mauléon (Pyrénées Atlantiques). Un nouveau collectif pour défendre les services publics en Soule

 

 

Le vendredi 12 décembre à 18h au bar Zinka de Mauléon, est organisée une réunion publique destinée à parler de la situation de l'hôpital de la ville. Elle vise à mettre en place des actions concrètes pour faire face à la menace de diminution des services.

 

Cette initiative émane d'un nouveau collectif, sans étiquette politique ni syndicale, qui réunit des usagers et travailleurs souletins qui veulent «agir contre le démantèlement des services publics à Mauléon et en Soule» mais aussi lutter contre la précarité. Parmi les services publics visés : la poste de Mauléon, où les employés ont appris que le prochain départ à la retraite ne serait pas remplacé et, donc l'hôpital de Mauléon, où plane la menace de la fermeture de 35 lits médicalisés.

 

D'après Loïc G., facteur à Mauléon, les missions de service public telles que la distribution du courrier seront toujours assurées, mais ce qui est inquiétant, c'est le devenir de la poste elle-même, notamment avec les fermetures de bureaux. Ainsi, à Barcus, le bureau a été transformé en agence postale communale. Ce qui signifie que c'est la mairie qui paie toutes les charges (électricité, chauffage...) mais aussi le salaire de l'employée qui n'est pas une postière. «C'est une escroquerie pour les citoyens», dénonce Loïc G. «car toutes les rentrées d'argent sont pour la poste alors que toutes les dépenses sont à charge de la mairie». Sans parler du problème de confidentialité lorsqu'un bar peut, comme à Viodos, effectuer les opérations bancaires pour la poste.

 

Plusieurs initiatives

 

Une soirée d'information avec film et débat avait déjà eu lieu fin novembre pour parler de l'avenir des services publics en Soule. Elle faisait suite à un rassemblement le samedi précédent devant la poste de Mauléon, qui avait réuni une soixantaine de personnes. »

 

 

 



 


Source : Sud Ouest



« SAINT-SYLVESTRE-SUR-LOT (Lot et Garonne). La Poste n'est pas à vendre

 

 

Béatrice Patrie décrit des directives européennes réelles et ce que l'on voudrait faire croire.

 

Béatrice Patrie, députée européenne, maire adjointe de Bergerac et coprésidente de l'Intergroupe protection des consommateurs, se bat pour maintenir le service postal tel qu'il existe. Jeudi dernier, elle s'est déplacée à Saint-Sylvestre pour exposer les faits réels.

 

« Contrairement à ce que prétend la direction de La Poste, la directive européenne n'établit aucun lien entre la privatisation de l'entreprise et la libération du service postal. Selon les termes du texte européen, les Etats membres sont souverains dans l'organisation de leur service public et donc libres de confier sa fourniture à une entreprise publique dès lors qu'ils ne maintiennent à son profit aucun monopole. Au lieu de quoi, La Poste préfère se lancer dans différentes aventures capitalistes, en achetant des parts de capital dans des entreprises en Europe et dans le monde plutôt que d'investir dans le réseau national.» selon Béatrice Patrie.

 

La conséquence de cette stratégie est la dégradation constante du service postal depuis plusieurs années déjà. Elle se traduit, entre autres, par des réductions d'effectifs et des fermetures de bureaux ruraux.

 

Rôle social du facteur

 

En milieu rural où le facteur assume un rôle social essentiel, plus de 5 000 bureaux de poste ont été transformés en agences postales à la charge des communes ou en points poste chez les commerçants. Demain, le prix de la distribution des journaux pourrait doubler et le prix du timbre pourrait s'approcher de 1 euro. La décision d'ouvrir le capital et d'engager La Poste dans des aventures boursières sera prise par les députés et sénateurs dans les semaines qui viennent. »

 

 

 


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Publié dans Service public

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