Manifestation hier à Bruxelles contre la libéralisation de la poste

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



Nos voisins belges partagent les mêmes inquiétudes que bon nombre d'européens contre la casse du service postal programmée par les directives  de la Commission européenne, faisant fi de siècles d'histoire et d'organisation des différents services publics postaux du continent. Il est vrai que les fanatiques de la "religion de la concurrence libre et non faussée" sont imperméables aux criitiques, aux remontées des différents exemples catastrophiques de libéralisation de services publics, se voilant même la face sur le fait qu'il n'y a quasiment qu'en Europe (même aux Etats-Unis on a renoncé) qu'on ouvre totalement le marché postal....





Source : RTBF




« Manifestation à Bruxelles contre la libéralisation de la Poste samedi 13 décembre

 


 

Quatre-vingt personnes environ se sont rassemblées symboliquement place de la Monnaie samedi après-midi à Bruxelles, à l'appel du Comité SOS-Poste. Les manifestants ont distribué des tracts et fait signer une pétition pour protester contre la libéralisation de la Poste et la fermeture de nombreux bureaux.

"La Poste est un des premiers employeurs du pays et nous pensons qu'il est inutile d'ajouter encore des licenciements dans la conjoncture actuelle" a expliqué Myriam D., du Mouvement Ouvrier Chrétien, présente à la manifestation. "La Poste est aussi un service public et l'on voit que la plupart des bureaux de poste qui s'apprêtent à fermer se trouvent dans des quartiers défavorisés".

 

Les manifestants estiment que la libéralisation prochaine des services postaux aura pour conséquence une précarisation des usagers les plus faibles et une probable hausse des prix du service. »

 

 

 


 


Mobilisations aussi citoyennes et politiques :

 

 


Source : web4.ecolo.be



« C’est maintenant qu’il faut agir pour sauver la Poste belge !

 

 

 

Le Gouvernement fédéral s’est engagé à fixer, d’ici la fin décembre, les conditions auxquelles devront répondre les opérateurs privés candidats à la distribution postale, dans le cadre du marché libéralisé voulu par l’Europe. Pour éviter un massacre social et un nouveau recul en matière de service au public, ECOLO appelle le Gouvernement à fixer des règles du jeu exigeantes et à réinvestir le service public postal !

Si le Gouvernement fédéral n’agit pas avec intelligence et bon sens, c’est un des plus gros employeurs de Belgique (+ de 35.000 emplois) mais aussi un service public essentiel pour les citoyens (particulièrement les plus faibles ou ceux qui habitent dans les zones les plus reculées) et pour les entreprises (dont elle est un complément important) qui risque de sombrer ou, à tout le moins de connaître de nouvelles coupes sombres.

 

Cela ne ferait que s’ajouter aux reculs déjà enregistrés au cours des 10 derniers années, du fait notamment de la privatisation partielle de la Poste par le gouvernement violet socialiste-libéral : des milliers de pertes d’emploi, une dégradation des conditions de travail, la fermeture des bureaux de poste, la disparition de nombreuses boîtes postales ou la moindre accessibilité des services de la Banque de la Poste. Cela suffit ! Avec la libéralisation du marché postal, cette tendance lourde risque bien de s’accélérer et c’est d’autant plus grave dans le contexte de la crise économique actuelle. La Poste a pourtant un rôle économique et social, que ce soit à l’échelle de nos quartiers et de nos villages ou en tant qu’employeur. Elle remplit un rôle structurant essentiel, qui doit être préservé.

 

Le Gouvernement belge dispose encore des cartes pour combattre ces tendances lourdes. Il doit les mettre sur la table d’ici à la fin décembre, en exigeant des candidats privés à la distribution postale d’assurer une distribution quotidienne, sur tout le territoire et le tout en recourant à des travailleurs salariés.

 

Il faut donner un signal clair aux opérateurs privés et aux acteurs publics concernés. Et faire en sorte que la poste puisse poursuivre son travail de modernisation dans le respect de ses travailleurs et dans le souci du meilleur service rendu à nos concitoyens, qu’elle que soit leur lieu d’habitation ou leur niveau de revenu.

 









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