Défense des bureaux de poste : les actions se poursuivent
Source : Sud Ouest
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« CASTELNAUD-LA-CHAPELLE (Dordogne). Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi pour les services publics
« Abandonnés »
Le rassemblement comptait samedi matin, devant la poste de Castelnaud, entre 200 et 400 personnes (selon les estimations), venues à l'invitation du député et maire du village Germinal P. pour manifester leur mécontentement face au redéploiement des services publics. Élément déclencheur, la décision de la direction de La Poste de fermer le bureau du village le samedi matin, prise en octobre dernier.
« Il y a sept ans, la commune a fait construire ces locaux et a mis en place, à ses frais également, un distributeur automatique de billets, expliquait le parlementaire. Ici, les chiffres concernant la fréquentation du guichet sont très bons avec une moyenne annuelle de 45 clients par matinée en semaine (1), 27 le samedi matin. Cette fermeture s'est faite sans concertation aucune et c'est déjà la deuxième fois, après des événements similaires à Domme et Cénac, que nous nous réunissons sur le canton. »
Autour du député, bon nombre d'élus des villages alentour, mais également des secteurs de Montignac, de Terrasson, et même des représentants de Gourdon, dans le Lot. « La Poste veut imposer la création d'agences postales communales à Saint-Pompon ou encore à Saint-Laurent-la-Vallée, poursuivait le maire de Castelnaud. D'un autre côté, on nous annonce à mots couverts que la perception de Domme devrait disparaître en 2009. En tant qu'élus ruraux, nous nous sentons abandonnés. Nos villages ne sont pas de sous-territoires et leurs habitants ne sont pas des sous-citoyens. Notre combat est primordial pour faire respecter le principe fondamental d'égalité inscrit dans la devise nationale. »
Un combat élargi
Les discours tenus par les différents intervenants de ce rassemblement dépassaient ainsi très largement l'amplitude des horaires d'ouverture du bureau de poste de la petite cité médiévale des bords de Dordogne. Suppression de postes dans l'Éducation nationale, à la Direction de l'équipement, à la Direction de l'agriculture, changement de statut de La Poste, disparition des perceptions et surtout fin des arrêts de train en gares de Souillac et Gourdon mise sur le devant de la scène par le collectif Sud Dordogne : autant de sujets d'inquiétude pour les participants à ce rassemblement, pas tous marqués à gauche.
« Le sous-préfet de Sarlat s'est déjà ému de notre situation en réunissant récemment les maires du secteur et a demandé à la direction de La Poste de revoir sa copie, » concluait Germinal P. « Comme à Beynac ou Domme, il faut considérer ici une position géographique avantageuse et l'afflux estival des touristes. L'an passé, Castelnaud a fêté le vingtième anniversaire de ses commerces. Si ces derniers arrivent à gagner leur vie ici, il n'y aucune raison pour que le bureau de poste n'en fasse pas de même. » Les élus de la commune rencontreront cet après-midi les représentants de la direction de La Poste. À suivre.
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(1) Le bureau de poste de Castelnaud-la-Chapelle est actuellement ouvert du lundi au vendredi, le matin de 8 h 45 à 12 h 15
Source : L'Union
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« Ville en Tardenois (Marne). Tous dehors pour La Poste
Elus et population militent pour le maintien de leur bureau de Poste. Pour une fois, quand la postière est passée déposer le courrier à la mairie, elle a été très applaudie. Il faut dire que près de 100 personnes, dont plusieurs maires du secteur, ont battu le pavé hier matin dans un froid glacial, justement pour tenter de sauver le bureau de poste. Le maire Thierry B. s'est fait le porte-parole des élus, de la population et des postiers pour demander à l'entreprise de rétablir les horaires normaux.
« Avant », explique Thierry B, « le bureau de poste installé en mairie ouvrait tous les matins - samedi compris - et le jeudi après-midi. Aujourd'hui, ces ouvertures ont été réduites aux lundi, mardi et jeudi après-midi. » « Or », poursuit M.Barba, « ce bureau sert à 3.000 habitants répartis dans 25 villages. »
D'après la Poste - dont il a été impossible de joindre un représentant ce week-end - relayée par le maire, ce bureau ne serait plus « rentable ». Depuis 18 mois, l'entreprise et la mairie sont en négociation avec deux solutions possibles : soit créer une agence postale communale à la charge exclusive de la mairie ; soit ouvrir un point Poste chez un commerçant.
Pas question, répond M.B., qui estime que la commune ne peut s'offrir « son » agence postale, même avec la compensation de 900 € allouée par La Poste.
Plusieurs personnalités ont pris la parole. Le conseiller général Michel C. en tête, pour affirmer qu'il est « anormal de dévitaliser le milieu rural », et qu'en ces temps de disette, « on cherche à économiser l'énergie, alors pourquoi envoyer les usagers à Reims ou Tinqueux ? ». Et de conclure « on nous prend pour des andouilles ».
Le président - depuis septembre - de la commission ad hoc au conseil régional, M.A. a ajouté son grain de sel en expliquant que le sort du bureau de Ville-en-Tardenois n'a pas été soumis à sa commission comme il aurait dû l'être. Il a déploré que « la population et les élus (soient) isolés ».
Le « patron » de l'UD-CGT, Jean-Pierre L. a rappelé que « les gens sont attachés à leur bureau de Poste ». Il craint que « la privatisation ne réduise la présence postale ».
L'ancien postier de la commune pense quant à lui que les usagers et les postiers ont les mêmes intérêts.
Un maire redoute que si les services publics disparaissent, la population quittera le milieu rural. Tandis qu'un administré affichait une pancarte en faveur de l'arrivée de l'ADSL.
Humour avec cet autre : « si La Poste disparaît, la perception pourrait suivre… Mais le percepteur, on peut le supprimer...». Cette conclusion a réchauffé les manifestants qui seront appelés à une nouvelle mobilisation… »
Source : Sud Ouest
Le cas de Barbaste a été précédemment évoqué ici (cliquez pour un rappel)
« LA POSTE DE BARBASTE (Gers). Mauvaises nouvelles

C'est en allant à la poste de Lavardac que Bernadette J, maire de Barbaste, a appris la nouvelle : à partir de janvier, la poste de son village n'ouvrira plus que dix heures par semaine. « On perd deux heures et demie le mercredi. Je voulais une ouverture le samedi pour que les Barbastais qui travaillent puissent aller à la poste près de chez eux. »
Pour l'édile, aujourd'hui, le dialogue est rompu. « Il faut qu'on aille très vite pour conserver des horaires d'ouverture décents et éviter le bureau postal en mairie. » Et d'évoquer, pourquoi pas, un prochain blocage de la poste. »
