Luttes locales en cours pour le service public postal

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



Source : Sud Ouest


« SAINT-ASTIER (Dordogne). Ils disent « non à La Poste bancale »

 

 

Hier matin, jour de marché, postiers et cégétistes offraient le café devant le bureau de poste astérien afin de sensibiliser l'opinion publique. « Oui à la banque postale, non à la poste bancale », tel était le slogan de cette matinée. Ils manifestaient leur mécontentement au vu de la « régression de la qualité du service public postal dans le canton et au-delà ».

 

Ce sentiment était partagé par la population et les élus locaux qui pointaient de nombreux dysfonctionnements (retards de courriers, levées moins fréquentes, etc.).

 

Deux tournées au lieu d'une

 

La fermeture ou le déclassement des bureaux de poste et des points d'accès au réseau postal ont, selon eux, pris l'allure d'un véritable « désengagement de La Poste ». Le projet Facteur d'avenir s'inscrit dans la même démarche et ne relève pas, selon le responsable local de la CGT, Patrick P.

 

« De la volonté d'une simple adaptation du service public aux nouvelles réalités de la distribution du courrier, mais au contraire, d'une tentative d'imposer une logique marchande aux préposés, comme aux usagers. Un premier maillon vers la privatisation, ce que nous refusons », affirme le cégétiste.

 

Les facteurs veulent une vraie concertation. Ils réclament deux tournées supplémentaires. On leur en propose une seule. « Le nombre de tournées n'a pas évolué depuis 1981 et ne tient pas compte de l'évolution démographique du secteur. Les usagers ont le droit de recevoir leur courrier plus tôt », précisait Patrick P..

 

Jacques M, maire, conseiller général et président de l'Union des maires du département, a dénoncé « un système pervers » et a réaffirmé « le soutien sans faille de l'association des maires du département ». »

  

 




Source :
Bondy Autrement


« Bondy (Seine Saint Denis). La Poste, fin de l'entreprise publique ?

 

 

"La Poste deviendra une société anonyme à capitaux publics", c'est du moins ce qu'a affirmé Sarkozy jeudi 18 décembre 2008 lors d’un déplacement dans les Vosges.

Rappelons que si on nous parle de capitaux publics aujourd'hui, le statut est fait pour accueillir des capitaux privés dès demain...

 

Rappelons qu'une S.A. sert à faire des bénéfices, au mépris du service public, et ceci en augmentant ses tarifs et en fermant des centres dans le cas de La Poste...

 

Les actionnaires privés qui entreront dans ce capital « ouvert » réclameront des bénéfices financiers à court terme. Cette situation accentuera la pression commerciale, la vente des produits les plus chers au détriment des besoins réels des usagers, au niveau des services financiers comme du courrier.

 

Dans le contexte économique actuel, les déclarations contradictoires des membres du gouvernement peuvent semer le trouble. Mais, ne nous méprenons pas, le projet de changement de statut et donc de privatisation est toujours d’actualité.

 

L'ouverture du capital est aberrante à l'heure où le capitalisme financier montre au niveau mondial son incompétence. Nous ne pouvons pas jouer l'avenir de la Poste en bourse, ni le laisser entre les mains des spéculateurs. C'est pourquoi nous refusons que la Poste cesse d'être une entreprise publique pour devenir une société anonyme.

 

En Seine-Saint-Denis, département le plus défavorisé d'Ile-de-France, la Poste doit continuer à jouer son rôle de lien social dans de nombreux quartiers. La transformation annoncée de la Poste remettra en cause l'accès à un compte bancaire pour les populations les plus démunies. Elle renforcera la priorité donnée aux courriers professionnels au détriment des particuliers.

 

L'ouverture de capital conduira la Seine-Saint-Denis à voir se détériorer encore plus le réseau postal et la qualité de service : restriction d'horaires, voire suppression de certaines annexes, boites aux lettres relevées plus tôt, distribution journalière aux particuliers aléatoire... »

 

 




Source : L'Aisne Nouvelle


« Marly-Gomont (Aisne). Poste : forte mobilisation des habitants

 

 

La maire est excédée. « Non à la réduction d'heures d'ouverture de la Poste » voilà le slogan et les pancartes et banderoles que brandissaient de nombreux usagers, mercredi matin, devant le bureau de poste de la commune.

 

A l'appel de la mairie et de son maire Odile G., les usagers de la poste et les maires des communes environnantes avaient répondu présent pour manifester devant leur bureau de poste.

Effectivement, la Poste a conformé sa décision de réduire les horaires du bureau et donc de les passer de 21 heures à 9 heures par semaine.

 

La maire déjà excédée par l'histoire du manque de médecins dans les petites communes, s'est exprimée en disant : « Nous ne voulons pas être pris en otages, car si nous laissons faire les petits villages vont mourir. » Interrogée sur l'ouverture d'une agence postale, elle dira : « La poste est un service public et il ne doit pas être supprimé, comme le reste. A chacun son travail et tant que je serais maire de cette commune, nous avons décidé avec mon conseil qu'il n'y aurait pas d'agence postale, ni de relais poste. »

 

A ses côtés, Maryse D., présidente de l'Union Commerciale a tenu également à s'exprimer : « Dans notre commune de 429 habitants, il y a un pôle commercial très important avec plus de 20 corps de métiers représentés et beaucoup d'associations, alors que les services publics abandonnent ces zones d'activités ô combien importantes. Nous refusons la fermeture de la Poste, qui obligera les personnes à se rendre dans les grandes villes. S'il le faut, nous retirerons tous, nos comptes de la Poste. Alors il est grand temps d'avoir une concertation avec les têtes pensantes.» Le directeur du Nord du département de la Poste, Patrice B. a rappelé que le bureau était actuellement ouvert du lundi au vendredi de 9 à 12 h 30 et le samedi de 9 à 12 heures.

Il a été constaté une fréquentation moyenne journalière de 30 clients soit environ 8 heures de travail par semaine. La poste propose donc 9 heures d'ouverture par semaine. Il dit donc : « L'intérêt c'est le client » et qu'il restait ouvert à toutes propositions. »

 

 

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Publié dans Service public

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