Défense du service public postal : mobilisations locales de Noël
Source : Arigègenews
« Martin Malvy (Président de la Région Midi-Pyrénées): "nous avons tous à y perdre" !
«Après les déserts médicaux et les déserts juridiques, c’est le désert postal qui se profile avec la privatisation de La Poste»
C’est par ces mots que Martin Malvy a réagi aux déclarations du Président de la République.
«Le rapport Ailleret a été commandé par Nicolas Sarkozy pour étayer la thèse d’une transformation inéluctable du statut de La Poste et c’est sans surprise qu’il confirme ce postulat»
Le gel du dossier annoncé par le Gouvernement le 3 novembre dernier n’était qu’un contre feu allumé pour fragiliser le mouvement de mobilisation contre l’ouverture du capital de La Poste.
Pour le président du Conseil régional «cette transformation du statut de la Poste préfigure un désengagement de l’Etat et fragilise nos territoires.
Les petites communes ainsi que les populations les plus fragiles de Midi-Pyrénées seront directement touchées par cette privatisation.
Nous avons tous à y perdre !» a conclu Martin Malvy. »
Source : La Dépêche
« Blan (Tarn). Occupation pacifique de la Poste pour le maintien des horaires du bureau
Une partie des manifestants, élus, syndicalistes et usagers, unis pour le maintien des horaires d'ouverture du bureau.
Plus d'une cinquantaine de personnes ont occupé pacifiquement, ce mardi matin 23 décembre, le bureau de poste de Blan pour manifester leur désapprobation quant aux nouveaux horaires d'ouverture imposés par la direction régionale.
Tous, élus, syndicalistes, personnels et usagers s'insurgent contre une décision qui nuit au service public de proximité, commandée par un souci de productivité qu'ils jugent basée sur des critères technocratiques inadaptés aux besoins réels des citoyens. Blan, comme le souligne son maire Jean Claude De B. connaît une expansion notoire de son immobilier bâti et de sa population, comme beaucoup de communes autour de Revel. « Restreindre les horaires d'ouverture du bureau de poste, c'est ramer à contre-courant de l'évolution démographique de la commune et c'est surcharger la tâche des postiers pour l'accueil du public contraint de patienter pour envoyer un mandat, faire un retrait de son compte épargne, retirer un recommandé ou un colis, à des moments peu compatibles avec ses obligations professionnelles. Beaucoup de nos habitants, las de faire la queue au guichet, ou empêchés de se rendre libres, risquent de se décourager et vont se retourner vers d'autres prestataires du secteur marchand ».
Les participants de cette manifestation citoyenne symbolique ont la conviction que la Poste a le dessein de se désengager des missions les moins rentables dans les zones rurales et de les confier à des agences postales à la charge des collectivités locales.
Ils demandent le retour aux anciens horaires et l'ouverture du bureau un samedi matin sur deux ; ce qui est jugé par la population être un seuil au-dessous duquel l'existence même de pas mal de services de la Poste dans la commune serait irrémédiablement condamnée. »
Source : Nice Matin
« Breil-sur-Roya (Alpes Maritimes) : La vallée en lutte pour la défense du service public
Les manifestations en faveur du maintien du service public se poursuivent dans la vallée de la Roya.
Le comité de défense du service public de la Poste dans la Roya, et l'association L'Appel des Vallées ont organisé des rassemblements le 22 novembre et le 8 décembre à Fontan pour protester contre les réductions du nombre de bureaux de poste en zone rurale, contre la réduction des heures d'ouvertures des bureaux de poste de La Brigue, Fontan et Saorge, contre la baisse des effectifs et contre le projet de privatisation. Signature de pétition et distribution de tracts étaient au programme.
Le 13 décembre c'est à Breil qu'un rassemblement a eu lieu, devant le bureau de poste de fortune mis en place durant la période de travaux.
Le receveur chargé d'une mission
Les responsables de la manifestation ont demandé à monsieur le receveur de remettre en leurs noms au directeur territorial de l'enseigne La Poste des Alpes-Maritimes, une lettre qui présente les revendications, les actions menées par le comité de défense ainsi que les lettres pétitions signées par la population. Dans cette lettre, les usagers soulignent l'inquiétude grandissante dans la vallée et pensent qu'il est temps de connaître les réels projets concernant la Roya.
Le receveur qui a reçu les manifestants s'exprime : « je tenais à souligner mon attachement au service public. Nous n'étions pas obligés de rester ouvert pendant les travaux mais nous avons tenu à maintenir le service minimum pour la population, même si les conditions de travail sont difficiles ».
Le prochain rassemblement est prévu début du mois de janvier à La Brigue. »
Source : La Dépêche
« Castillon-en-Couserans (Ariège). Conseil communautaire : le futur de La Poste inquiète les élus
Les informations concernant la modernisation industrielles de La Poste ont entraîné beaucoup d'interrogations chez les élus.
.Les représentants des 26 communes du canton de Castillon se sont réunis, sous la présidence de Robert Z., pour écouter dans un premier temps les informations concernant la modernisation du courrier de La Poste exposées par Gervais P. et Alain M. Modernisation de la distribution du courrier en trois points : l'amélioration du raccordement postal, c'est-à-dire l'accès aux boîtes aux lettres avec des adresses facilement identifiables (noms, numéros de rues), ensuite, étant donné la libéralisation totale du courrier au 1er janvier 2011, la nécessité pour faire face à la concurrence d'un fonctionnement du métier de facteur plus professionnel (Facteurs d'avenir), enfin une nouvelle organisation des tournées ; chaque facteur (sept pour le canton actuellement) partira directement de Saint-Girons et non de Castillon avec sa tournée, ce qui entraînera la suppression d'un poste.
Cet exposé a provoqué beaucoup d'inquiétudes chez les élus, qui ont posé une multitude de questions, sentant en filigrane à travers cette « modernisation industrielle » la recherche de la rentabilité, peut-être aux dépens « des services rendus au public ». »
Source : La Dépêche
« La commune d'Alvignac (Lot) veut garder sa Poste
Habitants et élus ont manifesté samedi en faveur du maintien en l'état des horaires d'ouvertures.
Une partie des manifestants. Répondant à l'appel des élus, les Alvignacois et autres usagers du service public ont participé massivement à la manifestation organisée samedi matin en faveur du maintien, dans leur intégralité, des services assurés par la Poste sur la commune d'Alvignac.
Prenant la parole, M. T., maire d'Alvignac, devait confirmer le refus des élus aux réductions d'horaires proposées par la direction départementale de la Poste lors d'une réunion qu'il serait osé d'appeler de concertation. En effet, pour ces dirigeants, la base de discussion se borne à une simple information. Nous avons décidé que…Bel exemple de décision unilatérale arrêtée par avance alors que manifestement on ne connaît pas le potentiel local actuel et en devenir (résidence de tourisme, relance station thermale…).
Tout en affirmant qu'il ne fallait pas en rester là, M. T. remerciait tous les participants avec une mention particulière pour les élus des communes voisines de Rignac, Thégra, Padirac, Miers, Mayrinhac-Lentour et de M. P., conseiller régional, venus apporter leur soutien à la population alvignacoise et défendre les services publics en zone rurale. »
Source : La Dépêche
« Abi (Tarn). Les élus tarnais dénoncent le manque de concertation de La Poste
Services publics. Manifestation le 23/12/2008 devant la préfecture lors de la commission départementale de présence postale territoriale.
« Depuis le mois d'octobre le bureau de La Poste n'ouvre plus que 10 heures au lieu de 22 heures, on a perdu 12 heures par semaine. Pourtant la mairie a refait les locaux. En contrepartie elle nous avait assuré que rien ne devait plus bouger pendant dix ans et d'un seul coup on s'est retrouvé devant cette décision. Je regrette ce manque total de concertation ».
Ces propos son signés Serge C.. Hier matin, l'ancien maire d'Anglès et actuel conseiller général du
canton, était à l'instar de ses collègues André C. (Lacaune), Pierre A. (Viane), Claude G. (Murat-sur-Vèbre), Nelly B. (Saint-Pierre de Trivisy), Michel V. (Moulin-Mage) ou encore Serge E. (Saint-Benoît-de-Carmaux) devant la préfecture en compagnie d'une soixantaine de manifestants. Autour d'eux, des usagers de La Poste venus de Cadalen, Carmaux, Tanus ou encore Vaour, Lacrouzette et Salvagnac.
Objet de la mobilisation, la réunion de la commission départementale de présence postale territoriale (CDPPT) (1). Une instance qui regroupe des élus locaux et départementaux, l'État et la direction de La Poste, qui est chargée d'établir un état des lieux et envisager les modifications et autres améliorations à apporter à ce service encore un peu public.
Façon énergique
Cette commission est présidée par Thierry C., président du conseil général, mais surtout membre du conseil supérieur de La Poste et des communications électroniques.
La réunion avait à peine débuté que les élus manifestants étaient invités à rejoindre la table des discussions. « J'y tenais, » a souligné Thierry C., « car je souhaitais que le tableau de la couverture territoriale et de l'amplitude de couverture horaire que j'avais demandé à La Poste soit confronté aux témoignages des élus. On a pu voir la différence. Il fallait essayer de renouer le dialogue car parfois La Poste a traité ces questions de façon énergique ».
Outre, l'engagement de La Poste de concerter avant de décider, la réunion d'hier matin a permis d'avancer sur plusieurs points. Ainsi, le bureau de Saint-Benoît-de-Carmaux, sera à nouveau ouvert le mercredi après-midi « avec la présence d'un conseiller financier, précise-t-on à la direction de La Poste, mais les guichets resteront fermés ».
À Vaour, La Poste laisse « la porte entrouverte » pour reconsidérer sa présence dans le village. D'autre part, 140 000€ seront investis en 2009 pour des rénovations, des rafraîchissements, des accès aux personnes handicapées et pour la signalétique dans plusieurs bureaux du Tarn.
La dérégulation se poursuit
« Je suis bien sûr satisfait de la réouverture du bureau de Saint-Benoît, expliquait le maire Serge E., François T. (directeur de La Poste Quercy-Rouergue-Tarn) a perçu le malaise des élus dû au manque de concertation. On espère qu'il va désormais en tenir compte ». Un « manque de transparence et de respect des élus » que dénonçait à son tour Thierry C., lequel ajoutait : « Nous sommes en présence d'un service à la population, il faut voir comment le rendre au mieux ». Il concluait : « La dérégulation de La Poste se poursuit, elle aura des conséquences importantes ».
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(1) Dans le Tarn, La Poste est présente dans 117 communes à travers 80 bureaux, 25 agences en partenariat avec les mairies et 13 relais Poste installés chez des commerçants.
Source : La Dépêche
« Rodez (Aveyron). La contre-attaque des élus contre la réorganisation de la Poste
Manif prévue le 10 janvier à Rodez, pour exiger le retrait de la signature de l'association des maire du protocole territorial.
La grogne grandit parmi les maires aveyronnais, excédés par la réorganisation de La Poste, et l'accord.
Pierre P., maire de Saint-Rome de Cernon et président du collectif aveyronnais de défense et de développement des services publics, lance l'offensive avec plusieurs autres maires afin d'organiser une
manifestation le 10 janvier prochain à 11 heures, devant la préfecture de Rodez.
Ils tiendront une conférence de presse, ce lundi, en mairie de Rodez. Pour l'heure, Pierre P. écrit à ses collègues élus: « On le sait bien, la poste est en pleine mutation. Elle s'adapte pour faire face à l'ouverture du marché voulu par les différentes directives européennes. Difficile de concilier l'attente de services publics que nous exigeons, que nos concitoyens veulent et l'exigence de productivité de l'entreprise. La modernisation de l'entreprise par la mise en place de haute technologie pour le traitement du courrier est peu créatrice d'emploi. Pour tout cela, la présence postale recule dans nos territoires du fait de la fermeture des bureaux de poste. C'est bien aux élus qu'il incombe de faire face, car il y a de réelles conséquences en termes d'aménagement du territoire. Nous y sommes confrontés tous les jours. Mais comment agir quand il n'y a pas de discussion, plus de considération ? Quand les uns (la poste) agissent en fait du prince en imposant aux autres (les élus) leur vision négative. Nous ne pouvons plus accepter de telles pratiques. La Charte des services publics en milieu rural signé le 23 juin 2006 à Mende impose une discussion, une négociation, une amélioration du service rendu. Comment peut-on affirmer que tous les bureaux de poste de l'Aveyron diminuent en termes de performance alors que la population augmente dans de nombreux villages?»
Réorganisation : stop
«Nous exigeons l'arrêt des réorganisations et de véritables négociations, secteur de vie par secteur de vie, entre les élus, les associations d'usagers, les organisations syndicales, la poste et l'État. Nous ne pouvons plus accepter en tant qu'élus de telles pratiques issues d'une autre époque.
Nous ne pouvons pas plus accepter que le président de l'association des Maires ait pu signer, sans mandat de son conseil d'administration, une telle convention avec la poste. En effet, l'objectif des dirigeants de la poste sera le service minimum acté dans cette convention. On liquide l'aménagement de notre territoire. M. D. avait coupé le cordon ombilical avec le Conseil Général. Il a toujours travaillé dans un consensus. L'association des maires se veut indépendante, consensuelle et pluraliste. Elle se veut au-dessus des partis, au-dessus des intérêts particuliers au service de l'intérêt général de notre département. Pourtant, aujourd'hui, à travers le conseiller général M. c'est bien le conseil général qui reprend la main. C'est bien de mise sous tutelle du président G. que cette affaire en est l'exemple. Nous exigeons le retrait de la signature de l'association.
Pour cela nous vous appelons à manifester devant la préfecture le samedi 10 janvier 2009 à 11h00. Venez nombreux exiger le retrait de la convention et l'arrêt des réorganisations. L'arrêt du démantèlement de notre territoire. Ensemble, exigeons une véritable concertation Il en va de l'aménagement de notre territoire. Exigeons un véritable service public pour tout notre territoire».
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J.-L. R. : « En zone urbaine aussi »
Jean-Louis R., conseiller général de Rodez nord et conseiller municipal d'Onet-le-Château sera ce matin devant le bureau de Poste des Costes Rouges à Onet pour faire signer une pétition contre une réduction horaire : « En 2006, nous sommes passés de 28 heures hebdomadaires à 18 heures. Avec pour conséquence la fermeture les après-midi. à compter du 2 janvier, ce sera de 18 heures à 10 heures hebdomadaires, hors des besoins de la population, car ce quartier et ce territoire du Grand Rodez sont en forte expansion. La politique de La Poste est contestable en zone rurale, et je suis à 400% d'accord avec Arnaud V. (qui dénonce l'attitude de la Poste N.) mais en zone urbaine aussi ».
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Jean-Louis G. : « La Poste pousse le bouchon un peu loin »
Le président de l'association des maires de l'Aveyron, Jean-Louis G. s'inscrit en faux face aux accusations de Pierre P..
« Pierre P. se sent des ailes après son élection comme secrétaire fédéral du PS. Je m'étonne de ses propos : le conseil d'administration de l'ADM s'est prononcé sur le protocole territorial et Pierre P. était présent. Il en veut à Jean M.. Pierre P. n'est pas venu aux deux derniers conseils d'administration. Le protocole territorial a été signé pour défendre les petites communes, car il prévoit une négociation ».
Pierre P. enfonce le clou : « Le conseil d'administration avait donné son aval sous réserve de deux conditions : au moins deux bureaux de Poste par canton, et en cas de modification dans un bureau, ne plus modifier durant six ans. La Poste ayant refusé ces deux conditions, Jean-Louis G. n'avait plus mandat du conseil d'administration ».
Rouvrir le débat
Lui-même confronté à une modification dans sa commune à Curan (une réunion publique aura lieu, ce lundi à 20 h 30 à la salle des fêtes), Jean-Louis G. reconnaît toutefois que « La Poste pousse le bouchon un peu loin, par exemple à Vezins. Il ne faut pas s'en tenir à des ratios mais tenir compte d'un territoire ».
Cette question délicate du protocole territorial, à l'évidence considéré par une majorité d'élus comme un marché de dupes, ne valait-il pas une assemblée générale extraordinaire de l'ADM ? « Je suis prêt à en débattre. Il y a la réunion à la préfecture où les conseillers généraux feront le point sur La Poste dans leur canton. Puis, le prochain conseil d'administration de l'ADM aura lieu fin janvier. Je mettrai cette question à l'ordre du jour ».
Source : La Charente Libre
« Charente : Sale temps pour les services publics
Cinq tribunaux rayés de la carte, une vingtaine de bureaux de poste dans le collimateur, quatre hôpitaux dans la tempête, des services de l'Équipement considérablement réduits, une météo départementale soufflée, deux sous-préfectures très inquiètes pour leur avenir malgré les démentis. En cette année 2008, la Charente a le sentiment de payer au prix fort le vent de réformes qui souffle sur l'administration française. Et craint plus encore pour 2009.
De nombreuses manifestations se sont déroulées tout au long de l'année pour tenter d'enrayer le mouvement et préserver quelques services menacés. Certaines ont payé: prévue pour être mutée à Poitiers, la direction charentaise de La Poste demeure pour le moment à Angoulême […]. Mais dans l'ensemble, les élus en ont gros sur la patate: «En 2008, les attaques du service public se sont multipliées, amplifiées, élargies, toujours au nom de la rentabilité. Un rouleau compresseur qui touche même aux valeurs républicaines», n'hésite pas à déclarer Edgard S.
«Une véritable bombe»
Président du collectif départemental de défense et développement des services publics en Charente, le maire de Villefagnan exprime, assure-t-il, un avis largement partagé par les élus charentais de tous bords. «C'est d'autant plus douloureux en milieu rural où la moindre suppression touche à la notion de proximité. En ville, le service n'est pas supprimé mais transféré au privé», constate Jean-Pierre B., le secrétaire du collectif de défense. Et d'évoquer pêle-mêle la fermeture de l'antenne météo de Cognac (six emplois), une nouvelle vague de suppressions de postes (quatorze au moins) au centre des impôts de Soyaux, le transfert imminent du tri postal d'Angoulême à Poitiers, la restructuration de l'ex-direction de l'Équipement.
[…]
Pas question donc pour les défenseurs du collectif charentais de baisser les bras en 2009. La trêve sera même très courte puisque dès le 6 janvier, ses militants seront à Ruffec pour participer à un débat sur les hôpitaux de proximité. On les retrouvera dans la rue le 17 janvier pour une journée de l'éducation, puis le 29 janvier pour la grève nationale décrétée par l'ensemble des organisations syndicales. »