"La Poste a besoin d'argent" : info ou intox ? La B. postale achète...

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC

 

 

Imprudence (syndrôme France Télécom) ou intox totale sur les moyens de la Poste ? A vous de juger... En tous cas les économies ne sont pas pour tout le monde...





Sources : e24.fr, Les Echos, La Tribune



« La Banque Postale tentée par Dexia et la Banque Palatine

 

 

La Banque Postale lorgne sur Dexia et la Banque Palatine.

 

La Banque Postale est au cœur de plusieurs scénarios de fusion avant son changement de statut. Ce qui déclenche des rumeurs sur d’éventuelles opérations de restructurations des banques, prises dans la crise. Selon l’édition du mercredi 24 décembre du journal La Libre Belgique, le groupe financier franco-belge Dexia pourrait conclure un partenariat avec la Banque Postale française dans le but d'avoir accès à une nouvelle source de financement en période de crise.

 

Dexia, fortement dépendante du marché interbancaire pour exercer son métier de financement des collectivités locales, pourrait contourner l'assèchement de ce marché en utilisant l'épargne abondante collectée par la banque publique française, écrit le quotidien belge qui cite des sources proches du dossier.

 

Dans un tel scénario, la partie française de Dexia, l'ex-Crédit Local de France (CLF) qui finance les collectivités locales, serait adossée à la Banque Postale. Celle-ci dispose d’une activité de dépôts importante (92 milliards d’euros) dont Dexia pourrait profiter. De son côté, la Banque Postale qui n'est pas autorisée à octroyer des prêts aux entreprises, trouverait des débouchés pour son épargne, indique La Libre Belgique.

 

 

Selon Les Echos, ce scénario est soutenu par la Caisse des Dépôts, actionnaire de Dexia à hauteur de 17 % et qui a du renflouer Dexia fin septembre en injectant 2 milliards d’euros de capital. Une nouvelle fois sollicitée pour apporter du capital à La Poste, maison mère de la Banque Postale, la Caisse des Dépôts réfléchit à d’autres solutions. "Selon plusieurs sources, la Caisse, dont l'Elysée attend qu'elle investisse 1,5 milliard d'euros dans La Poste pour financer son développement, ne semble pas disposée à mettre la main à la poche. Un apport du CLF, parmi d'autres scénarios, pourrait constituer une alternative, même si la mise en œuvre promet d'être compliquée", indique le journal.

 

La Poste qui doit changer de statut avant l’été 2009 pour se préparer à l’ouverture du marché, réfléchit à d’autres rachats pour diversifier son activité. Elle souhaite se tourner aussi vers le crédit aux entreprises. La Banque Palatine, filiale des Caisses d'Epargne, pourrait être vendue prochainement selon le journal La Tribune. L’Ecureuil espère en tirer 1,1 milliard d'euros. La Banque Postale pourrait être une candidate très probable pour ce rachat selon Les Echos. Elle financerait alors cette acquisition par endettement. Aucune des deux banques n’a fait de commentaires sur ce sujet. »



 

 

A noter la réaction pertinente de nos camarades de SUD :


 

« Depuis juillet, les dirigeants de La Poste n’ont pas ménagé leur imagination pour justifier l’ouverture du capital du groupe La Poste. Leurs arguments ont d’ailleurs évolué au fil des mois, au gré de la conjoncture. Lors de ces dernières semaines, deux étaient particulièrement évoqués.

D’une part, l’endettement de La Poste ne permettrait pas d’assurer un financement convenable de son développement.

D’autre part, l’attribution de moyens lui permettant d’éviter l’autonomisation de La Banque Postale pour maintenir l’unité du groupe. Les deux annonces concernant cette dernière mettent à mal ces arguments. […]

 

Si La Banque Postale a suffisamment de liquidités pour financer DEXIA, pourquoi ne pourrait-elle pas financer le développement du groupe La Poste, dont elle est une filiale ?! Cette dernière hypothèse garantirait, autrement que par de belles paroles, l’unité du groupe La Poste ! […]

 

Cela remet très largement en cause les arguments que l’on nous vend pour justifier le changement de statut. Comment Sarkozy peut expliquer que La Poste serait une des postes les plus endettées du monde, et qu’elle pourrait, à travers une de ces filiales, continuer à s’endetter ? Très surprenant… !

De plus, il apparaît très clairement que les dirigeants de La Banque postale, tout émoustillés à l’idée de jouer dans “la cour des grands banquiers”, développent, de manière totalement autonome, la stratégie de l’établissement financier.

C’est clair, les arguments justifiant le changement de statut, et la privatisation à terme, ne sont que de la poudre aux yeux. Ils ne résistent aucunement à l’épreuve des faits. Ces deux informations en sont la preuve. »

 






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Publié dans Communication

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