PIC, CTC, CTN, PPDC, PIAC : le 29/01 toutes les raisons d’y être !

Dans les CTC, les PIC, les CTN, les PIAC, les PPDC le 29 janvier : toutes les raisons d’y être !
La Poste, en instaurant une politique de rigueur avec la mise en place de « Cap Qualité Courrier » met en exergue l’industrialisation des centres de tri avec l’automatisation de la distribution, cela s’est traduit par la réduction des effectifs, des conditions de travail déplorables, la pénibilité, le stress, le harcèlement et une dégradation inquiétante de la qualité du service public.
Cap Qualité Courrier c’est la suppression de 40.000 emplois dont 10.000 dans les centres de tri. Dès qu’elle en a eu connaissance, la CGT n’a eu de cesse de dénoncer ce projet.
Celui-ci vise à accroître la productivité des agents du Courrier avec modifications des organisations et régimes de travail qui ont pour seul but de réduire les coûts en personnels pour accélérer les gains de productivité.
Dans les CTC, les postiers vivent des reclassements parfois douloureux avec l’implantation des PIC (Plate forme Industrielle Courrier), des PPDC (Plate forme de Préparation et Distribution du Courrier), des CTN (Centre de Tri Numérique) et des PIAC (Plate forme Industrielle Activité Courrier) qui ne tiennent nullement compte du facteur humain, les personnels subissent souvent des affectations non désirées.
La Poste a développé de nombreux arguments notamment en matière d’amélioration des conditions de travail pour expliquer cette politique d’industrialisation.
L’industrialisation du courrier telle qu’elle se pratique partout en France, conduit à organiser des schémas de travail en fonction des seules exigences de rentabilité financière.
Une PIC peu traiter le courrier d’une, voire plusieurs régions, ce qui signifie plus de camions sur les routes et un délai d’acheminement plus long.
Pour la CGT, l’industrialisation du traitement du courrier et la modernisation doivent être utilisées pour traiter TOUS les trafics en temps et en heure, pour améliorer la qualité de service (J+1) participer au maintien et à l’essor de l’activité économique de tous les territoires afin de s’inscrire dans une véritable politique de développement durable.
La société doit exister pour le bénéfice des hommes et non les hommes pour le bénéfice de la société.
Autre argument pour faire passer la pilule des réorganisations et restructurations : la promotion. Là aussi, le bilan des promotions sur les PIC déjà opérationnelles est nul, car la répartition par classe dans les PIC est identique à celui qui existait auparavant dans les CTC.
Avec l’ouverture des PIC, la pénibilité au travail s’est considérablement accrue avec les suppressions d’emplois, l’absence de volant de remplacement et la disparition de la notion de position de travail avec la généralisation de la polyvalence. La disparition des brigades dites traditionnelles avec la mise en place de régimes de travail calqués sur les flux de trafics à traiter a amplifié la dégradation des conditions de travail et cette pénibilité.
CENTRE DE TRI NUMERIQUE (7 actuellement : Guéret, St. Lo, St. Dié, Ajaccio, Nevers, Migennes et Tarbes) Les CTN (Centres de Tri Numériques) souvent érigés sur les ruines de certains CTC, sont délaissés et les personnels (avec une majorité d’agents en 1.2) travaillent dans des conditions déplorables. La CGT exige une réelle reconnaissance de cette catégorie de confronté à une production accrue, des régimes de travail inadaptés (vie familiale, santé) et une réduction du droit à mobilité. Les personnels des CTN : · Refusent la dégradation de vie sociale avec le travail imposé du samedi et demandent l’abandon de telles vacations notamment sur le Centre de St. Lo. · exigent la revalorisation des salaires, le grade de base en 2.1 pour tous les codeurs et le 2.3 pour les animateurs ainsi qu’une revalorisation des points d’indice pour les fonctionnaires et les contractuels, · réclament l’égalité de la prime de technicité soit 70€, · demandent l’attribution d’un 13ème mois, · une amélioration des conditions de travail passe par : o la réduction du temps de travail avec passage de 35h à 32h, o une pause nécessaire de 15mn (fatigue visuelle continue), o une ergonomie plus adaptée des postes de travail (sièges, appuie-tête, lumière etc…), o une augmentation de la valeur du ticket repas attribué pour toutes les vacations horaires.
PPDC L’exemple du fonctionnement de la PPDC de Petite-Forêt dans le NORD témoigne lui également de dysfonctionnements importants qui affectent les personnels dans leur travail mais aussi vie familiale. L’absence de « collecteurs » pour diverses raisons est supplée par les « Pilotes » et les MTB de ce fait ne peuvent plus fonctionner dans les tranches horaires prévues (pour respecter la coupure). Les postes des personnels en congé maladie ne sont pas comblés ou bien sur une période de 15 jours pour un arrêt de 6 mois ! Les personnels doivent faire face à ce manque cruel d’effectifs tout en assurant plus de productivité. Voilà le quotidien de ces postiers !
Nous sommes toutes et des tous des postiers affectés dans les CTC, PIC, PPDC .PIAC ou CTN à vouloir travailler dans de meilleures conditions afin d’assurer notre mission de service public. La politique menée par La Poste depuis des années est le reflet d’une politique libérale dont on a constaté les dégâts récemment avec la crise financière mondiale. La transformation de La Poste en société anonyme est présentée par le Groupe comme une nécessité pour faire face à la libéralisation totale du marché du courrier, prévue en 2011. Pour la CGT et les autres organisations syndicales qui se sont rapidement rencontrées dès cette annonce, le changement de statut de La Poste et sa privatisation s’inscrivent dans une logique de libéralisation totale de ses activités, déjà enclenchées au demeurant depuis plusieurs années et ces derniers mois par la banalisation du Livret A avec ses conséquences néfastes pour le financement du logement social et l’éviction aux services financiers pour les foyers à revenus modestes. Le Président de La Poste se veut rassurant en précisant que l’Etat détiendrait 80% du capital de La Poste. Mais que ce soit à France Télécom ou à EDF-GDF, nous avons tous pu constater les terribles dégâts causés par une politique régressive tournée essentiellement vers les profits. Le changement de statut et l’ouverture du capital renforceraient considérablement la logique de rentabilité, conduisant à l’abandon des activités jugées peu rentables avec des conséquences graves sur l’accès aux besoins essentiels du service public pour les citoyens ainsi que sur le développement durable. Ce n’est pas de cette politique désastreuse que nous voulons ! Ce n’est pas de tous ces projets, réorganisations et autres restructurations que nous voulons !
LE 29 JANVIER EXIGONS ENSEMBLE Les postiers des CTC exigent : Une amélioration conséquente de la qualité de service et le J+1 pour tous, notamment les usagers dont les courriers sont considérés comme des coûts qu’il faut réduire, ü La réintégration de tous les trafics dans un seul réseau d’acheminement complémentaire air, route, fer dans lequel les centres de tri départementaux sont les maillons indispensables, ü Une réelle promotion de tous les agents du courrier avec le 2.1 comme grade de départ, ü La mise en œuvre d’organisations de travail permettant d’associer niveau de travail et vie personnelle en prenant en compte la santé des agents, ü La reconnaissance de la pénibilité, un départ anticipé à 55 ans à taux plein, une bonification d’un trimestre par année d’exposition an travaux pénibles, la suppression de toute décote ü Réduction du temps de travail (28h en nuit), ü Revalorisation de l’heure de nuit.
ENSEMBLE, rejetons la politique de La Poste ! Toutes et tous en grève et dans les manifestations le 29 janvier 2009 Pour la satisfaction de nos revendications !