Initiatives locales du jour pour la défense sur service public postal
Source : Le Télégramme.com
« La Poste. Le directeur national Jean-Paul Bailly à Saint-Brieuc (Côtes d’Armor)
La journée briochine de Jean-Paul Bailly, le président national de la Poste, risque d'être très chargée ce jeudi, à Saint-Brieuc.
Après les appels à manifester des syndicats CGT, Sud, et du collectif anti-libéral du Pays de Saint-Brieuc, c'est Mona B0, conseillère régionale et porte-parole de l'Union démocratique bretonne (UDB), qui demande une entrevue au président « afin d'obtenir les clarifications nécessaires concernant la position de son administration vis à vis de la langue bretonne ». En effet, le démenti de Monsieur Yves A., directeur du courrier Ouest Bretagne, suite au tollé provoqué par ses propos rapportés par la presse régionale, n'a rassuré personne. Yves A. avait en effet indiqué que les apostrophes présents dans de nombreux mots de la langue bretonne gênaient le système de lecture optique des nouvelles techniques de tri automatique (Le Télégramme du 18 janvier 2009).
Mona B. entend aussi profiter de cette entrevue pour réaffirmer la volonté de l'UDB « de voir maintenu le service public qu'est la Poste tant pour des raisons d'équité sociale que d'aménagement du territoire ».
Source : Le Télégramme.com
« FO va apostropher le président à Quimper (Finistère)
Jean-Paul Bailly, président de La Poste, sera demain à Quimper pour présenter ses voeux aux postiers du Finistère. Les syndicalistes FO veulent se faire entendre. L'affaire de l'apostrophe bretonne sera évoquée. Pierre K., coordinateur régional FO pour La Poste et ses collègues Patrick L. et Marianne Bruneau ne vont pas rater l'occasion.
Jean-Paul Bailly sera demain après-midi à l'Orangerie de Lanniron, à Quimper, pour une cérémonie de voeux dans un contexte exacerbé par la crise. Le volume du courrier serait en baisse de 3,8% au niveau national. Pierre K. estime que l'affaire récente des machines de tri et de l'apostrophe bretonne est la goutte d'eau de trop. « Nous avons entendu des propos scandaleux concernant la recommandation de franciser les noms de lieux, » ajoute Patrick L. « Tous les postiers sont indignés. Il n'y a évidemment pas de problème d'écriture. Il suffit de donner des ordres adéquats à ces machines. Elles ne sont même pas de fabrication française et sont donc habituées aux langues ».
Plus globalement, FO s'inquiète de l'organisation territoriale de La Poste. « Il devrait y avoir deux plates-formes industrielles Courrier en Bretagne, à Rennes et Brest, dit Pierre K. Nous demandons des garanties ». Pierre K. estime aussi symptomatique le dossier du centre de courrier de Douarnenez, dont le déménagement dans des locaux neufs avait été annoncé fin 2007, avant que le dossier soit enterré.
Dialogue social difficile
Les syndicalistes dénoncent aussi « la chasse aux congés maladie avec ingérence dans la vie privée et tutoiement du secret médical », dans un contexte de « dialogue social difficile ». FO a écrit à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, au Conseil national de l'ordre des médecins et à la Ligue des droits de l'Homme pour dénoncer des procédures qui cibleraient les femmes, les salariés de droit privé, les seniors, réputés plus absentéistes. Le ton risque donc d'être acerbe lors de l'entrevue prévue demain matin entre les syndicalistes finistériens et la directrice de cabinet de M.Bailly. »
Source : Sud Ouest
« L'Houmeau (Charente maritime)
[…]
Première réunion publique de l'année ce mardi soir, à la salle polyvalente, avec une faible affluence. Seulement une petite centaine de personnes dans les travées était présente pour assister au débat.
Daniel G. a abordé les dossiers en cours et a ensuite donné la parole au public. Le contexte économique a été abordé avec les conséquences directes sur le village. […]
Entre population et Poste
Le maire s'est inquiété d'une population à la baisse et vieillissante et cela après les deux derniers recensements, fragilisant la pérennité des écoles. Les espoirs reposent donc encore sur les projets de construction.
L'inquiétude au sujet de La Poste met les élus en vigilance car la politique actuelle de la direction postale est de donner qu'un guichet à moins de 5 kilomètres, Nieul et Lagord étant à moins de 5 kilomètres. Le poste d'un agent a été supprimé avec des répercussions au guichet et l'annonce aujourd'hui d'une diminution des ouvertures avec la proposition d'un créneau de 9 heures à 13 heures ne satisfait aucunement les élus. »
Source : Sud Ouest
« Saint-Laurent-La-Vallée (Dordogne). Ils veulent sauver leur Poste
Le bureau de poste va-t-il fermer?
Après avoir pris connaissance des menaces qui pesaient sur l'existence du bureau de Poste de leur village dans son entité de service public, une partie des habitants de Saint-Laurent-la-Vallée se mobilisait en octobre de l'an dernier pour que l'établissement soit maintenu dans son intégrité. La population exprimait alors son souhait que celui-ci soit maintenu et même redynamisé dans ses fonctions bancaires, enrichi de nouveaux services et proposant des horaires d'ouverture plus larges et mieux étudiés pour répondre à leur besoin.
Le collectif de défense né de cette mobilisation a ainsi décidé de ne pas baisser les bras, bien que la décision prise mi-novembre par le Conseil municipal voue désormais le bureau à être mué en agence postale communale à partir du 1er mars.
« Lors de la réunion publique qui avait précédé la délibération du conseil, les 70 personnes présentes (moins une) ont voté à main levée contre ce projet. Nous constatons qu'elles n'ont pas été entendues, regrette le collectif. » Ce dernier a ouvert avant les fêtes une pétition qui avait déjà recueilli au début de ce mois 120 signatures (Saint-Laurent compte 277 âmes) et se fait également l'écho des usagers des communes voisines. « À Grives, Carves, Doissat ou encore la Chapelle, personne n'a été consulté mais les habitants de ces villages sont d'accord avec notre démarche. Cette transformation va nous obliger à faire 15, voire 20 km pour trouver un vrai bureau de Poste où domicilier son compte local, avec des services de qualité et non du dépannage. »
Des actions en février
Inquiet devant la disparition d'un bureau qui « par son caractère public, remplit une mission plus que jamais indispensable dans la structuration du territoire et le maintien du lien social», le collectif de défense de la Poste de Saint-Laurent déplore que si « les bureaux de Poste de la vallée de la Dordogne se redynamisent, ceux de l'arrière-pays ne répondent plus aux besoins de la jeunesse, des touristes et de la population âgée. Et pas seulement pour acheter quelques timbres et se contenter de retraits et versements limités à 300 euros, mais pour bénéficier d'un vrai choix de conseils et d'opérations financières, ainsi que d'envois express tels que Chronopost. »
Les villageois impliqués dans cette démarche déclarent vouloir aller jusqu'au bout. Début février, ils devraient rejoindre les autres collectifs de défense de services publics (Poste, trains, écoles...) pour une journée d'actions, de réunions et de débats à Sarlat. Ils remettront alors les signatures de leur pétition entre les mains du sous-préfet. »
Source : La Dépêche
« Le Plan (Haute Garonne). Mobilisation du village pour le bureau de Poste local
Les habitants de Le Plan se mobilisent samedi pour la Poste locale, plus que jamais menacée.
Samedi 24 janvier prochain à 15 heures à la salle polyvalente, tous les habitants et amis du village sont conviés à une réunion publique concernant les diminutions d'horaires de la Poste et son avenir.
A noter que la direction régionale de la Poste a été invitée à cette réunion afin d'expliquer à la population le pourquoi de cet ultérieur désengagement après les mouvements à la baisse des années 2004-2005 et les relatives actions menées à l'époque.
La décision est d'autant plus incompréhensible pour les locaux que la démographie du village a augmenté de 80 habitants résidents entre 1999 et 2006 soit 24 % en plus. Le recensement en cours pour 2009 confirmera certainement cette tendance locale à la hausse.
Cette réunion sera clôturée par le partage de la galette des rois, offerte par la municipalité. »
Source : courriel d'un visiteur du blog (merci à lui)
Marseille (Bouches du Rhône)

Le samedi 31 janvier à 19 heures, au Polygône étoilé (2 rue Massabo, 13002 Marseille - Métro/tramway Joliette), projection du film "Poste restante", en présence de son réalisateur Christian Tran, suivi d’un débat, lui même suivi d’un apéro-bouffe.
Résumé et thèmes du film :
Albon... ! 165 habitants au cœur du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche... une mairie... une école publique... une poste... oui, mais une poste "restante", une poste qui n’a plus lieu d’être, une poste qui coûte cher, une poste "cible" de l’aménagement du territoire et de la restructuration du service public... Henri-Paul, receveur à La Poste, nous entraîne à la rencontre de ceux qui mettent en œuvre des actions, qui inventent des stratégies et s’opposent au discours libéral omniprésent.
À travers la restructuration du service postal en Ardèche, le film propose une réflexion sur le pouvoir politique, économique et citoyen. Henri-Paul, receveur de La Poste, en formation de photographe pour un an, nous entraîne à la rencontre des maires et des collectifs d'usagers qui s'opposent à une logique de rentabilité et qui mettent en oeuvre des actions pour conserver un maximum de service postal sur leur territoire. 'Poste restante' utilise les armes mêmes des citoyens et des maires qu'il met en scène : la preuve concrète, la parole juste, l'humour libérateur, le respect des hommes et des choses. Dans cette confrontation, les évidences construites par les médias s'inversent, les faibles deviennent forts, les démodés deviennent modernes, et les puissants deviennent ridicules.
Source : Ouest France (21h00)
« Saint-Brieuc : une manifestation accueille le président de La Poste
Jean-Paul Bailly, président de La Poste, est de passage ce soir à Saint-Brieuc.
A l'appel des syndicats Sud et CGT, une cinquantaine de manifestants se sont réunis vers 19h devant la direction départementale de l'enseigne, place de la Résistance, à Saint-Brieuc pour lui signifier leur mécontentement. Ils dénoncent la suppression de plusieurs bureaux de postes ruraux, du centre de tri briochin et les suppressions d'emplois qui en découleront. Ils manifestent aussi contre l'éventualité d'une privatisation de ce service public. »
