Hauts de Seine, Indre et Loire : focus sur les actions en cours

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC


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Source : 20 Minutes



« Conflit des Hauts de Seine. Postiers contre Poste, le jugement en délibéré

 

 

Les postiers étaient bien agités au tribunal de grande instance de Paris, hier après-midi.

 

Une assignation de La Poste des Hauts-de-Seine contre le syndicat SUD-PTT et huit grévistes y était examinée en référé, pour « usage abusif du droit de grève et entrave à la liberté de travail ».

 

Le contexte : depuis le 12 janvier, une vingtaine de centres enchaînent les grèves dans le département. Certains jours, jusqu'à 274 postiers (sur 4 500) ont arrêté le travail. La médiation entre les deux parties a échoué, et La Poste continue de reprocher à ses agents d'avoir « manifestement violé la loi par des pratiques collectives » comme des intrusions dans les centres de tri, des assemblées générales sauvages et des actes de violence. « Il y a eu, tous les jours depuis le 12 janvier, des envahissements de sites. Cette situation ne peut plus durer », a martelé Me Bruno S., l'avocat de La Poste.

 

Au fond de la salle, outre Olivier Besancenot en guest star discrète, plus d'une centaine de postiers s'étaient tassés pour soutenir les grévistes assignés. Une petite foule un brin dissipée, qui a ponctué de rires, de soupirs et de protestations les interventions des avocats. Celui du syndicat SUD, Julien Rodrigue, a admis des incidents à la barre : « Que ça et là, cela se soit mal passé, qu'il y ait eu des petits mots, c'est évident. Mais ce n'est absolument pas généralisé. » Reprenant les faits un à un, l'avocat s'est étonné que les versions de La Poste et des agents soient si différentes. Et de conclure : « Je considère que les violents, c'est La Poste, pas les grévistes. »

 

En marge de l'audience, les deux parties ont annoncé une reprise des négociations depuis mercredi soir. La Poste, elle, demande à ce que SUD soit condamné à verser 45 000 euros pour le remboursement des frais d'huissier et à ce qu'il « soit mis fin à ces pratiques collectives qui violent la loi ». Le juge des référés rendra son ordonnance jeudi prochain. »

 

 

Autre article

 

 

Source : Le Temps.ch

 

« Grève des postiers des Hauts-de-Seine: La Poste s'en remet au tribunal

 

 

La Poste a demandé jeudi au tribunal de Paris de condamner la grève lancée depuis bientôt deux mois par des facteurs des Hauts-de-Seine, un mouvement marqué par plusieurs incidents dont le syndicat Sud-PTT et la direction se renvoient la responsabilité.

 

Saisi une première fois début février par la direction de l'entreprise publique, le juge des référés avait ordonné aux deux parties de tenter de trouver un accord sous l'égide d'un médiateur judiciaire.

 

Ce dernier ayant échoué, les deux camps se sont finalement retrouvés jeudi dans une petite salle du Palais de justice de Paris, trop exiguë pour accueillir la centaine de grévistes venus assister aux débats, dont le facteur de Neuilly-sur-Seine et leader du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot.

 

"Intrusions, menaces, envahissements, prises de paroles et AG (assemblées générales) sauvages doublées de violences...", l'avocat de La Poste, Me Bruno S., a fait l'inventaire détaillé des "exactions quotidiennes" attribuables, selon lui, à un petit groupe de grévistes porté par Sud-PTT.

 

"Je vous demande de faire interdiction au syndicat Sud-PTT de mener cette grève qui conduit à violer le droit de propriété, la liberté de travailler, la liberté de commercer et qui met en danger les agents, en tout cas la sécurité des biens et des personnes", a-t-il demandé au juge.

 

La Poste réclame à Sud-PTT pas moins de 45.000 euros, "qui représentent pour l'instant seulement les frais d'huissier", a précisé Me S..

 

En face, l'avocat du syndicat, Me Julien R, a comparé La Poste à une "administration quasi-stalinienne", conseillant aussi à l'entreprise d'entamer une "psychothérapie sociale" et réfutant tout acte violent de la part des grévistes, dont huit étaient poursuivis à titre individuel par la direction.

 

Il a également souligné que la direction n'avait assigné que Sud-PTT, alors que la CGT et la CFTC soutiennent le mouvement.

 

Le conflit avait démarré le 12 janvier à Boulogne-Billancourt autour d'un projet de réorganisation des tournées (Facteur d'avenir) déjà en application dans une partie du pays, mais dont les grévistes craignent qu'il n'aboutisse à des surcharges de travail non rémunérées.

 

Malgré plusieurs séances de négociations, le dialogue n'a jamais véritablement pris entre direction et syndicats. Le mouvement s'est alors étendu au reste du département, avec des manifestations régulières dans les Hauts-de-Seine ou à Paris, dans lesquels Olivier Besancenot était souvent en première ligne. Mais le mouvement reste minoritaire et ne semble pas retarder la livraison du courrier.

 

En marge de l'audience, les deux parties ont annoncé une reprise des négociations depuis mercredi soir avec de nouvelles propositions de la direction à l'étude.

 

Le juge des référés rendra, lui, son ordonnance dans une semaine, le 12 mars. »

 

 




Ci dessous une vidéo (source : NPA, membre du Comité national contre la privatisation de la Poste) revenant sur cette audience au Tribunal et également sur la manifestation devant le siège de la Poste du 4 mars 2009 :













En parallèle, sur l'évolution du conflit cliquez ici pour voir le communiqué du comité de grève soutenu par CTFC - CGT - SUD






 

 

Source : La Nouvelle République




« Indre et Loire : Pour les facteurs la musette est pleine !

 

 

A l’appel de la CGT et de SUD, des facteurs d’Indre et Loire ont manifesté hier contre leurs conditions de travail sous les fenêtres de la direction départementale de Tours.

 

Les postiers se disent victimes de multiples réorganisations, liées à la seule recherche de gains de productivité et qui dégradent de plus en plus leurs conditions de travail. »

 

 

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Publié dans Luttes

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