Salaires - Négocations Annuelles Obligatoires : point de la CGT

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



Montreuil, le 5 Mars2009
En direct
"Salaires" N° 1
Urgence Salaire à La Poste, tous concernés

 

 

Plénière d'ouverture 5 Mars 2009

 

De qui se moque-t-on ?

Ce 5 mars, les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) se sont ouvertes à La Poste. Elles sont encore en cours dans la Fonction Publique. La Poste aborde cette première réunion comme une présentation et un moment d’écoute des organisations syndicales. Au lendemain du 29 Janvier, la CGT a adressé un courrier à Monsieur Jean Paul BAILLY en ce sens : «  des décisions rapides doivent être prises en la matière, à savoir que l’Etat renonce à ses dividendes et que les modalités d’un versement exceptionnel de 400 €uros soient examinées. ». La réponse de Monsieur Jean Paul BAILLY adressée à notre fédération en date du 26 février en ces termes et reprise intégralement ce matin par le Directeur National des Ressources Humaines « La modernisation de notre entreprise et l’amélioration notable de sa performance économique ces dernières années sont bien évidemment le résultat du formidable travail des postiers et des postières. Il serait toutefois injuste de ne pas noter l’accompagnement soutenu de l’état dans la même période pour concrétiser ces engagements de convergence (exonération de charge sur les bas salaires, dossier retraite)… »  ne peut satisfaire la CGT sur plusieurs points, entre autre le nombre insuffisant de promotion, la politique de bas salaires…qui permet l’exonération de cotisations sociales au détriment de l’aggravation de la politique sociale déjà en difficulté. 

A l’heure où les luttes se multiplient sur l’ensemble du pays, dans de nombreuses professions, la Poste ne va pas nous faire croire qu’elle ignore qu’il y a une réelle urgence à revaloriser les salaires. Elle ne va pas non plus faire croire qu’elle ignore ce que propose la CGT, ce que revendique le personnel. La CGT appelle l’ensemble des Postières et des Postiers à s’inscrire dans la poursuite de la mobilisation du 29 janvier avec l’appel d’une nouvelle journée d’action le 19 Mars 2009.

 

Pour autant l’heure n’est pas à l’attentisme car le calendrier est serré :

                               -   plénière le 5 mars,

                               -  bilatérales entre le 17 mars et le 3 avril,

                               -  plénière le 23 avril,

                               -  plénière conclusive la semaine du 11 mai.

 

Mais pour la CGT, la question n’est pas le calendrier, mais bien le contenu de ces réunions !

 

Rien sur les salaires !

 Comme le code du travail l’impose, la première réunion s’est cantonnée à une présentation du bilan emploi. Présentation au cours de laquelle, la Poste a confirmé sa volonté de ne rien changer en ce qui concerne sa politique salariale, d’emploi, de flexibilité des organisations de travail, de recours à l’intérim…Pour la CGT, nous ne sommes pas dupes du message que la Poste a cherché à faire passer dès cette première réunion « La Poste est attaché à une politique de Ressources Humaines qui ne se limite pas aux seuls aspects salariaux mais qui permette aux postières et postiers de trouver les moyens nécessaires à leur évolution professionnelle au sein d’une entreprise forte de la confiance de son personnel, de ses clients et de son actionnaire ! ». En clair : Bosse et tais toi, dixit Monsieur Jean Paul BAILLY


OUI, Il faut l’action unitaire ! Tous ensemble, le 19 mars 2009

A ce stade des différentes négociations, la CGT continue de porter l’urgence d’une autre répartition des richesses créées par les postiers dans le cadre notamment de sa campagne «  400 €uros, frappons les 400 coups ». A partir des propositions de la CGT que vous retrouverez dans notre tract « Urgence Salaire à la Poste », notre déclaration préalable à cette négociation, la motion CGT ainsi que la pétition a adressé au Président de La Poste et de Mme la ministre :


Chiche !
Dans tous les services, approprions nous les négociations salariales en interpellant l’ensemble des organisations syndicales pour que cette négociation se traduise par du plus dans les poches des salariés.

 

 

Fédération nationale des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications CGT

263, rue de Paris - Case 545 - 93515 Montreuil Cedex - Tél. : 01 48 18 54 00 - Fax : 01 48 59 25 22 - C.C.P. Paris 20376 D

http://www.cgt-fapt.fr  - e-mail : fede@cgt-fapt.fr  




 

 

 

Déclaration préalable de la CGT à la "plénière d’ouverture de négociations salariales à la Poste"
le 5 Mars 2009.

 

 


Le
Ministre de la Fonction Publique a rencontré les organisations syndicales le 3 mars, tandis que les négociations salariales s’engagent à la Poste ce jour.

Nous voulons des mesures d’urgence du gouvernement et de la Poste pour améliorer le pouvoir d’achat et revaloriser les salaires, c’est ce que portera la CGT dans les négociations

 

Pour la CGT, le salaire doit être la juste rémunération de la force de travail garantissant les moyens nécessaires à l’existence de chaque salarié et de sa famille. Le salaire se décompose en deux éléments principaux : le salaire direct et le salaire socialisé. Le salaire est source de financement des besoins collectifs. Et pourtant, le salaire est le plus grand absent de toutes les mesures adoptées par le nouveau gouvernement. Les postiers ont eux aussi des besoins, des aspirations en matière de salaire, pouvoir d’achat.

La hausse des salaires fait partie intégrante des mesures nécessaires pour sortir de la crise. A la Poste comme dans les autres entreprises, les directions saisissent le prétexte de la crise pour programmer de nouvelles aggravations de la situation des personnels au travers des réorganisations incessantes et des suppressions d’emplois.

Surmonter la crise implique des mesures urgentes d’une autre nature pour être au service de l’emploi, des rémunérations et du développement de services publics de qualité et du pays qui répondent aux besoins sociaux et de solidarité.

La hausse des salaires est un moyen d’accroître, surtout dans cette conjoncture extrêmement difficile, le pouvoir d’achat des ménages, ce qui est nécessaire pour dynamiser la consommation et la machine économique.

 

C’est en ce sens que la mobilisation du 29 janvier 2009 a connu un succès incontestable dans toute la France. La CGT n’a cessé de réaffirmer son opposition au projet gouvernemental et a réaffirmé le refus de la privatisation de La Poste et l’exigence d’un véritable service public postal moderne et rénové assurant l’avenir de La Poste et de ses personnels, partagé par une majorité des postier(e)s.

La CGT  est porteuse de propositions alternatives contenues dans son mémorandum intitulé "Pour l’avenir du service public postal et des postiers".

 

L’ampleur des manifestations a confirmé l’inquiétude et l’exaspération des personnels face aux injustices sociales. La CGT avec les fédérations SUD, CFDT, FO et CFTC de La Poste ont annoncé leur décision d’appeler l’ensemble des Postières et des Postiers à s’inscrire dans la poursuite de cette mobilisation avec l’appel d’une nouvelle journée d’action le 19 Mars 2009 :

 

Ø Contre la privatisation de La Poste

Ø Pour le développement du service public postal

Ø Pour les revendications qui sont entre autre : Défendre l’emploi privé et public ; lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ; exiger des politiques de rémunérations qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ; défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale ; des services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité.

Au lendemain du 29 Janvier, notre Fédération  adressait un courrier à Monsieur Jean Paul BAILLY en ce sens : «  des décisions rapides doivent être prises en la matière, à savoir que l’Etat renonce à ses dividendes et que les modalités d’un versement exceptionnel de 400 €uros soient examinées. » Vous comprendrez que la réponse de Monsieur Jean Paul BAILLY adressée à notre fédération en date du 26 février en ces termes « La modernisation de notre entreprise et l’amélioration notable de sa performance économique ces dernières années sont bien évidemment le résultat du formidable travail des postiers et des postières. Il serait toutefois injuste de ne pas noter l’accompagnement soutenu de l’état dans la même période pour concrétiser ces engagements de convergence (exonération de charge sur les bas salaires, dossier retraite)… »  ne peut nous satisfaire sur plusieurs points, entre autre le nombre insuffisant de promotion, votre politique de bas salaires…qui vous permet l’exonération de cotisations sociales au détriment de l’aggravation de la politique sociale déjà en difficulté.

 

La Poste doit entendre ce mécontentement et répondre aux revendications des personnels pour une autre répartition des richesses créées par les postiers.


Les propositions de la CGT sont :

Ø Le versement immédiat d’une prime de 400 €uros pour chaque personnel du groupe La Poste au titre des résultats 2008,

Ø 1 600 €uros bruts comme salaire de base minimum de première embauche pour un salarié sans qualification et la reconstruction des grilles de salaires sur la base de 1 800 €uros minimum pour le 1er niveau de qualification,

Ø L’extension de la négociation salariale aux auxiliaires de droit public,

Ø L’extension de la grille salariale aux cadres contractuels et une transparence totale sur le système de rémunération,

Ø Un minimum de salaire pour les cadres de 2 859 €uros bruts (plafond de la Sécurité Sociale) et la mise en place de mesures spécifiques pour les cadres gagnant moins,

Ø La garantie du doublement du salaire en 20 ans, hors inflation et promotion ;

Ø Une revalorisation du complément poste à hauteur de 20% minimum de l’intégralité de la rémunération, le versement du complément poste aux auxiliaires de droit public,

Ø Le droit à une réelle promotion en quantité et en qualité, ce qui suppose un véritable pyramidage des niveaux de fonction

Ø Le 13° mois

Ø La prime transport pour les transports en commun partout et son extension à l’usage du véhicule personnel,

Ø La transférabilité des droits et garanties de chaque salarié d’une entreprise à l’autre,

Ø L’ouverture de concours de fonctionnaires et un plan de titularisation pour les contractuels,

Ø La reprise intégrale de l’ancienneté des CDD dès le premier contrat de travail dans tous les éléments de la rémunération. Nous exigeons une réponse immédiate.

Ø La réouverture des négociations sur la prime ultramarine ainsi que sur l’évolution de la situation des auxiliaires de droit public. Plus particulièrement aujourd’hui, à La Réunion, les contractuels sont en grève pour dénoncer la vie chère, l’opacité sur l’augmentation des prix…

Ø Le respect de l'accord national égalité professionnelle du 4 avril 2005 et l’ouverture immédiate de négociations concernant la révision de cet accord, avec des mesures pour pallier aux inégalités existantes,

Ø Une refonte des grilles de salaires sur le principe de  l’égalité salariale agent

Fonctionnaire – agent de droit privé : « à travail égal = salaire égal »,

De plus, les négociations salariales sans aborder l’égalité salariale … C’est impossible pour la CGT.

L’égalité salariale ne doit pas se focaliser essentiellement sur les mêmes emplois "à travail égal salaire égal» mais sur les emplois de valeur comparable" un salaire égal pour un travail de valeur comparable». Ceci nous demande de travailler sur la discrimination directe et indirecte. La discrimination est une différence de traitement en raison du sexe. La discrimination directe intervient par exemple à ancienneté et classification égale, différence de rémunérations. La discrimination indirecte est celle qui est jusqu’à présent totalement ignoré par le gouvernement et les entreprises dont la Poste : le rôle de l’évaluation des emplois dans les écarts de salaire. C’est celle qui s’effectue sur les parcours professionnels. De plus, les textes sont très clairs, les discriminations directes et indirectes doivent être supprimés d’ici le 31 décembre 2010.


Et pour conclure, nous insistons sur le fait que cette négociation soit une négociation loyale, sérieuse et transparente. Ceci veut dire que les documents préparatoires nous soient remis en temps et heure et que le calendrier soit négocié avec l’ensemble des organisations syndicales.

 

 

 

Fédération nationale des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications CGT

263, rue de Paris - Case 545 - 93515 Montreuil Cedex - Tél. : 01 48 18 54 00 - Fax : 01 48 59 25 22 - C.C.P. Paris 20376 D

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