La privatisation de Royal Mail crée des remous politiques en GB
Pour rappel, consultez les articles précédents ici et là.
Source : Le JDD, Reuters
« Outre la situation économique, Gordon Brown doit faire face à un front social depuis mardi. Sa réforme de la Royal Mail - la Poste britannique - qu'il veut partiellement privatiser fait polémique. Une frange importante de son propre parti, le Labour, lui a déclaré une guerre ouverte mercredi: 66 députés travaillistes soutiennent une motion contre le projet d'inviter un actionnaire privé minoritaire à entrer au capital de la Royal Mail, une entreprise publique créée il y a deux siècles. S'ils étaient rejoints par les autres élus de l'opposition, cela pourrait être la défaite parlementaire de trop pour le chef du gouvernement.
Peter Mandelson, le populaire ministre des Entreprises, appelé en renfort au moment de la crise, a assuré sur les ondes de la BBC que "la Royal Mail resterait de propriété publique, mais qu'il s'agissait simplement de lui donner la possibilité d'investir davantage pour se moderniser" [Note de CGT Villeurbanne PPDC : ça vous rappelle rien tout ça ?]. "Ce sont les recommandations d'un rapport indépendant [Note de CGT Villeurbanne PPDC : une commission par exemple ?], nous comptons toutes les mener à bien", a-t-il ajouté, par allusion à un document paru en décembre, signé de l'ancien patron de l'autorité des communications Richard Hooper. Ce dernier a estimé que la Royal Mail était moins automatisée et efficace que les autres services postaux européens.
Les anciens membres du gouvernement Malcolm Wicks, Frank Dobson et Michael Meacher ont signé la motion parlementaire qui estime que le projet "risque de briser l'un des plus grands services publics britanniques".
"Ces dernières années, la Royal Mail a été exposée par le régulateur à une concurrence injuste et sans cesse croissante. La privatisation partielle n'est pas une réponse", écrit la parlementaire Geraldine Smith, qui a rédigé la motion.
Mandelson avait salué l'an dernier l'intention affichée par le groupe de courrier et logistique néerlandais TNT de prendre une part minoritaire dans la poste britannique. Mais l'impopularité grandissante du gouvernement ne lui permettra sans doute pas de tenter le passage en force sur ce dossier. »