Mobilisations locales du jour pour le service public postal
Source : Blog CGT-Fapt "Non à la privatisation"
« Motion adressée au Président de la République, au Premier Ministre et au Président de la Poste
Les 254 délégués (es) de Loisirs et Solidarité des Retraités, réunis en Assemblée Générale à la Napoule, représentant 134 associations LSR Départementales ou locales et 16 149 adhérents, s’opposent à toute tentative de privatisation de la Poste et des Services Publics en général.
Outre le fait que la Poste est un vecteur important dans l’aménagement du territoire par son implantation, ses missions de service public, elle contribue au développement et à la pérennité du lien social et de la solidarité en terme d’équité tarifaire, de services rendus à tous les usagers tant en milieu urbain que rural.
L’avenir de la Poste ne peut se concevoir sans un débat public citoyen dans lequel les retraités exigent toute leur place.
Votée à la Napoule (Alpes Maritimes) le 2 Octobre 2008 »
Source : Blog CGT-Fapt "Non à la privatisation"
Communiqué de presse de la CGT FAPT de et de la CGT Trésor d’Ile et Vilaine à Rennes le 6 novembre 2008.
Service public de proximité en danger.
En France, La Poste c’était 17 000 bureaux , aujourd’hui apellés points de contact et au Trésor Public, 4000 perceptions.
La Poste et le trésor sont les deux réseaux de proximité les plus importants de l’état.
En Ille et Vilaine, il y a 5 ans il y avait 40 perceptions, aujourd’hui un quart d’entre elles sont déjà supprimées !
A La Poste au 1er janvier 2007, il y avait 142 bureaux ( bureaux centre, proximité agences postales communales ou postales) dont 39 relais poste commerçants.
Aujourd’hui nous sommes à 136 bureaux de poste, dont 41 relais commerçant.
On estime en 2 ans à plus de 500 heures hebdomadaires, la réduction d’ouverture au public.
Au Trésor Public, en 2 ans, avec les souhaits du Trésorier Payeur Général de fermetures des perceptions de moins de 8 agents, il ne resterait que 12 perceptions au lieu des 30 agences existantes
Pour La Poste comme pour le Trésor Public, d’autres fermetures ou réductions d’heures d’ouverture sont envisagées…
Les mobilisations des élus, usagers et salariés …
Elles ont permis de faire reculer les projets de fermeture de la trésorerie de la Guerche de Bretagne et le maintien de l’ouverture du bureau de Poste de St Broladre le samedi matin.
La CGT est bien déterminée à poursuivre et amplifier les mobilisations pour gagner un service public de proximité, qui permette un aménagement du territoire, un lien social inestimable ! Elle a des propositions qui vont dans ce sens…
Dans le contexte économique actuel, le réseau bancaire public ( caisse d’épargne, La Poste, Crédit Foncier…), est un atout considérable pour l’Etat. Pourtant, avec la banalisation du livret A, non content de mettre son réseau en difficulté, il menace également le financement du logement social …
Rien ne justifie le projet de privatisation de la Poste ( ni économiquement ni socialement ) alors que des milliards sont injectés pour ‘’sauver’’ les banques.
La CGT appelle l’ensemble des postiers, la population, les élus à s'opposer à la privatisation de La Poste en participant nombreux à la manifestation prévue à Rennes :
le samedi 22 novembre à 14 H 30 place de la Gare.
Source : clicanoo.com
« La Réunion - Le président de La Poste accueilli par une grève
Arrivé sur l’île hier pour une visite de deux jours, le président de la Poste Jean-Paul Bailly a été “accueilli” devant son hôtel par les banderoles des syndicats locaux.
Ce jour, à l’appel de FO PTT, une grève de 24 heures est observée par les postiers. Les motifs n’ont pas changé depuis des mois : insuffisance de dialogue social, manque d’effectifs, course à la rentabilité et surtout refus de la privatisation de l’entreprise (encore) publique. Jean-Paul Bailly, président de la Poste en visite dans le département qui rencontrait les cadres hier, ne pourra pas désamorcer le mouvement, puisque que FO PTT a décliné son invitation à le rencontrer. »
Source : La Dépêche
« Orgibet (Ariège). Mobilisation face à la mort lente des bureaux de poste
Yvette D., maire d'Orgibet, a conduit les débats avec les délégués. A Orgibet, population et élus du canton de Castillon ont pris conscience des menaces de fermeture envers les bureaux de poste d'Orgibet, Sentein et Engomer. C'était le but de cette réunion : informer pour ensuite passer à l'action. Les délégués syndicaux ont analysé la situation actuelle : « La Poste fonctionne comme une entreprise privée, elle ne raisonne plus en terme de service public mais en terme de profit, ce qui signifie que les bureaux de poste ayant une activité insuffisante sont condamnés à disparaître. Peu importe la personne âgée qui habite à Eylie, Antras, Escarchein ou Ruech. Cela se fait d'une façon insidieuse, rampante, en catimini… » Un exemple à Orgibet comme à Sentein : bureau fermé le 16 septembre pour formation, le 20 pour remplacement à Saint-Girons (tenir la boutique), les 16, 17 et 20 pour formation et ponctuellement pour congés. « C'est une mort à petit feu ; à terme il ne restera plus que le bureau de Castillon et de Saint-Lizier. La direction, en agissant ainsi, espère que la population ne réagira pas. » A la place, La Poste propose aux maires vus un par un, afin qu'il n'y ait pas de réaction collective, la création d'agences postales communales, tenues par un agent communal, qui ne pourrait assumer que 20 % des services. Les municipalités s'y opposent et font circuler des pétitions (Sentein, Orgibet) : « Face aux nombreuses fermetures des bureaux annoncés, il est urgent de se mobiliser pour protéger notre service public postal… Il doit rester 100 % service public… »
Gérard D., maire de Saint-Lary : « L'agence postale communale n'est qu'un leurre, ce n'est pas une solution convenable, le directeur départemental est là pour faire avaler les couleuvres mais le pouvoir de décision est à Toulouse… »
Georges G., maire d'Arrout : « La Poste, certes, a un rôle économique mais indissociable de son rôle social. »
Yves C., maire de Salsein : « Les réformes au rouleau compresseur sont en marche, la réduction des effectifs a déjà fait des ravages. A Castillon, sur trois employés, il n'en reste plus qu'un ! » Après ce constat, pour s'opposer à cette démarche libérale qui ignore l'homme, il a été décidé de créer un collectif de défense avec les maires de tous les cantons et dans l'immédiat d'organiser une grande manifestation le 22 novembre, un mouvement unitaire avec syndicats, personnel, les élus et la population. « Il faut que ça bouge, n'attendons pas l'enterrement comme à Lédar, ce sera trop tard ! »
Source : Sud Ouest
COULAURES (Dordogne). Un débat a eu lieu entre les élus, la population, et un représentant de La Poste
Non à la fermeture
Le week-end dernier, en présence de nombreuses personnalités et d'un public important, a eu lieu un débat d'où il est ressorti, avec une fermeté non dissimulée, que la population, comme les élus, refusait que le bureau actuel soit transformé en agence postale, voire en simple relais.
Corinne D., maire de la commune, et le Conseil municipal, en compagnie de Colette Langlade, députée, de MM.P. et B., conseillers généraux et M.T., représentant La Poste, étaient réunis pour un vaste débat.
Celui-ci a tenté de démontrer les avantages de cette réorganisation, mais il n'est pas arrivé à convaincre l'assemblée, qui lui fit remarquer que le premier critère d'un service public est un principe d'égalité. « De ce fait, pour quel motif faudrait-il accepter que les personnes résidant à la campagne soient traitées comme des sous-citoyens?» […]
Corinne D. fit remarquer « qu'une telle transformation aurait des conséquences qui affecteraient le bien-être de la population. La Poste s'engage, certes, à rémunérer en partie un employé, mais pour combien de temps? Si une telle décision devait devenir inévitable, ce serait à plus ou moins long terme à la charge du contribuable! »
De plus, il fut souligné qu'en milieu rural, et notamment à Coulaures, les personnes âgées représentent une part importante de la population. La plupart d'entre elles n'ont aucun moyen de locomotion à leur disposition. Comment iront-elles retirer de l'argent? Autant de questions face auxquelles le représentant de La Poste ne pu donner d'explications rassurantes. Les élus et toute la population semblent déterminés à se battre pour maintenir le bureau de poste à Coulaures. »