Privatisation de la Poste, service public postal : news du jour
Source : Ouest France
« Poste : mobilisation contre la privatisation
Le comité départemental pour la mobilisation contre la privatisation de la Poste réunit une vingtaine de syndicats et de partis politiques.
Le comité national poursuit la mobilisation. Journée nationale prévue le 22 novembre avec actions à Flers et Alençon.
« La suspension annoncée du processus de privatisation ne doit leurrer personne. Au contraire, la mobilisation doit être plus forte. » Le comité départemental pour la mobilisation contre la privatisation de la Poste, qui réunit une vingtaine de syndicats et de partis politiques, « une première depuis la guerre », appelle donc à une nouvelle journée de mobilisation le 22 novembre. « D'abord parce que le projet n'est pas abandonné mais aussi parce la transformation en société anonyme n'est pas stoppée. Si le gouvernement a invoqué la crise économique pour justifier cette suspension, les représentants syndicaux et politiques y voient aussi l'impact de la dernière mobilisation en septembre dernier, le plus fort rassemblement depuis le CPE. Et il faut donc enfoncer le clou. »
A travers deux rassemblements à Alençon et Flers, le comité veut protester contre la privatisation de La Poste, réclame un débat public sur le rôle et la place de ce service public et souhaite un referendum pour que chacun puisse s'exprimer sur son avenir. « La Poste est la propriété de tout le monde, chacun doit pouvoir s'exprimer. Et profiter s'il le faut, de la possibilité offerte par le referendum d'initiative populaire qui est désormais dans la constitution. » D'autres voient dans l'exemple de la privatisation possible de La Poste, un exemple qui pourrait être décliné ensuite dans l'Education, la Santé ou la sécurité. « C'est pourquoi ce débat ne concerne pas que les salariés de la Poste mais aussi les usagers et les citoyens. »
Mobilisation le 22 novembre contre la privatisation de La Poste. Pétition et rassemblement à 15 h devant la Poste de centre ville à Alençon et place du marché à Flers.
Pétition sur le site www.appelpourlaposte.fr
Source : L'Union
« La Poste : grève au bureau rue St-Martin (Soissons – Ardennes)
À l'appel des syndicats CGT et CFDT, un mouvement de grève a, samedi matin, touché le bureau de Poste de Soissons. Seuls deux guichets étaient ouverts. Pour les organisations professionnelles, il s'agissait de s'opposer au projet d'ouverture du bureau de la rue Saint-Martin le samedi matin, alors que « ça n'est pas une demande des usagers » et que « La Poste ne crée pas d'emplois. Pire, elle en supprime 2,04. Les moyens pour ouvrir le samedi seraient pris sur la semaine. Chacun connaît la très grande fréquentation de ce bureau. »
Pour la CGT et la CFDT, le projet passe d'autant moins que « de très grands bureaux récemment restructurés ne seront pas ouverts le samedi après-midi comme Amiens. D'autres tentatives se sont révélées des échecs, comme à Compiègne. »
Pendant midi

De plus, insiste les syndicats, « en même temps, La Poste envisage de fermer une heure durant le midi deux fois par mois. Pourtant, les usagers sont très attachés à cette période d'ouverture. Cherchez l'erreur ! »
Aux yeux des syndicats, « même d'un point de vue économique, ça n'est pas justifié. L'activité qui s'y fera sera prise sur celle de la semaine, en particulier pour les forces de vente ».
Source : La Provence
« Mobilisation pour maintenir La Poste à Corbières (Alpes de Haute-Provence)
A raison d'une trentaine d'opérations effectuées en moyenne par demi-journée d'ouverture (6 jours sur 7) à son bureau de Corbières, non loin de Manosque, La Poste des Alpes-de-Haute-Provence semble décidée à faire évoluer le bureau de poste en agence postale. Une transformation qui n'est pas du goût des habitants qui ont décidé de créer un collectif pour le maintien de la Poste à Corbières.
La nouvelle municipalité en place depuis le mois de mars, ne voit pas d'un bon oeil la suppression du bureau de poste, arguant de la proximité du projet Iter à Cadarache et d'un afflux de population, mais elle serait d'accord pour pérenniser un emploi municipal faisant office de bureau de poste pour une partie des services.
Pour l'instant, un moratoire a été mis en place, obligeant à une négociation et une concertation qui a tourné court, voici deux semaines lors d'une réunion perturbée par des manifestants. »
Souce : Web
« Comité Saint-Denis de défense du service public postal
Saint-Denis aussi a besoin du service public
Depuis que le gouvernement et la direction de la Poste ont annoncé leur volonté de transformer la Poste en société anonyme, des comités de défense du service public postal s’organisent et se développent tant en province qu’en Ile de France et en Seine Saint-Denis.
Cette transformation de la Poste, si elle se faisait, reviendrait très vite à la soumettre aux intérêts de quelques gros actionnaires, aux marchés financiers et spéculatifs, qui réclament des bénéfices à court terme. À l’heure où le capitalisme financier montre au niveau mondial son immense gâchis et son cynisme, le gouvernement n’a aucune difficulté à lui injecter des milliards d’argent public pour lui permettre de continuer à fonctionner sans rien changer. Preuve que l’argent existe ! À Saint-Denis, les usagers de La Poste sont déjà laissés pour compte.
Quand le président de La Poste demande 3 milliards d’euros, ce n’est pas pour améliorer notre service public, mais pour acquérir des parts de marchés comme n’importe quelle multinationale. Lorsqu’il annonce que 90% des usagers ne doivent pas attendre plus de cinq minutes aux guichets, on ne peut qu’en conclure que les habitants de Saint Denis font partie des 10% restants.
Sur l’autel de la rentabilité, premier pas vers la privatisation, La Poste a déjà :
- abandonné la mise en place d’un bureau à Pleyel,
- réduit les horaires d’ouverture des Francs Moisins,
- traîné des pieds pour maintenir Floréal en activité et ne l’a fait que sous la pression d’un collectif d’usagers
- prévu d’ici la fin d’année de réduire les horaires de République alors qu’une expertise avait - démontré qu’il fallait dédoubler l’établissement. Il avait même été envisagé de le faire place du Caquet.
Les nombreuses suppressions d’emplois de facteurs, l’industrialisation de la distribution au profit des seules grosses entreprises, ont déjà des conséquences ; les Dionysiens constatent, chaque jour, une qualité de service de plus en plus dégradée en termes de distribution des colis et du courrier.
Le projet de privatisation ne pourrait qu’aggraver cette situation alors que nous avons, au contraire, besoin d’améliorer et de rénover le service public postal. Les pouvoirs publics peuvent et doivent utiliser l’argent public pour maintenir et rénover les services publics. Cela nécessite de garantir l’avenir de La Poste, de son personnel et de répondre aux besoins de la population.
Le comité Saint Denis de défense du service public postal vous invite à le rejoindre. Dans la continuité de l’appel national lancé par une cinquantaine d’organisations syndicales, politiques et associatives et du comité départemental de Seine Saint-Denis, nous appelons usagers, élus et postiers à se rassembler pour la défense du service public postal, pour exiger un débat public et un référendum sur l’avenir de la Poste. »
Avec les syndicats de postiers réunis en intersyndicale (CGT, SUD, FO, CFDT, CFTC) nous appelons à manifester avec les postiers samedi 22 novembre à Paris (14h place de la Nation)
Prochaine réunion du comité Saint Denis de défense du service public postal : Vendredi 14 novembre, 18h30, bourse du travail de Saint Denis (11 rue Genin)
Pour nous contacter : defenseposte.stdenis@laposte.net
Premiers signataires Dionysiens : Cgt Fapt, Sud Ptt, UL Cgt, UL Solidaires, Parti communiste, Ligue communiste révolutionnaire, Nouveau parti anticapitaliste, Alternative libertaire.
Le blog du comité départemental 93 de défense de la Poste contre la privatisation :
http://defense-poste-93.over-blog.com