Privatisation de la Poste : focus sur des mobilisations locales

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



Source : La Voix du Nord



« Lille (Nord). Les postiers rejettent d'une même voix la privatisation qui valait trois milliards

 

 

Le gouvernement temporise sur ce dossier miné par la crise. «Mais le projet est toujours là», alertent les syndicats.

 

 

Faut-il privatiser la Poste ? Hier soir, l'intersyndicale de la maison jaune tenait débat public à la Halle aux sucres pour expliquer son refus, en pleine préparation de la journée d'action de samedi.

 

« Au début, quand on tractait au marché de Wazemmes, les gens ne voyaient pas bien de quoi on parlait », se souvient un syndicaliste. Des semaines de crise financière et le retour en grâce et en force de l'action publique ont-ils changé la donne ? Les postiers l'espèrent.

 

La manifestation de samedi tombe à point nommé pour vérifier si le sauvetage des banques, à coup de centaines de milliards d'euros, a ancré l'idée que privé ne rimait pas forcément avec panacée. « La Poste est un service public, elle appartient à tous les citoyens, expose Fabien P. au nom de l'intersyndicale Nord. Les organisations appellent à un débat national. » Les syndicats nordistes n'ont pas attendu. Hier soir, CFDT, CFTC, CGT, FO et SUD organisaient un débat public à la Halle aux sucres.

Leur front tient. Depuis le 10 juillet, cinq jours après qu'une « fuite » dans la presse eut révélé le projet d'ouvrir le capital de la Poste, de la privatiser partiellement. Un casus belli qui a soudé les représentants des 9 000 postiers du département. « Garderait-elle ses obligations ?

, questionne Alain V., CFDT. Aujourd'hui, n'importe qui peut ouvrir un compte à la Poste. Demain, des gens pourraient être exclus du système bancaire. » Laurent M., pour la CGT, décrit « deux logiques qui s'affrontent : la concurrence à outrance, où tout le monde se mettra sur des niches rentables pour récupérer le pognon, ou une approche de qualité, par exemple via une coopération avec d'autres opérateurs. »

 

Vent debout contre la privatisation, les syndicats avancent des pistes pour glaner les trois milliards d'euros que leur PDG, Jean-Paul Bailly, juge nécessaires au développement de l'entreprise. Et au choc de l'ouverture à la concurrence du courrier de moins de 50 g, prévue en 2011. Une volonté de l'Europe. Soit l'émanation des pouvoirs nationaux, et in fine, des peuples ? C'est sur eux, et leur sursaut, que comptent les postiers samedi. »

 

 




Source : lalsace.fr



« Colmar Contre la privatisation

 

La Poste

 

Un collectif haut-rhinois de défense et d’amélioration du service public fait connaître son soutien à la manifestation régionale à laquelle une intersyndicale contre la privatisation de La Poste appelle les Haut-Rhinois à participer :


 

 

 

le samedi 22 novembre à 16h, place de la Gare à Colmar.

 



 

 Le collectif demande « l’organisation d’un réel débat public conduisant à un référendum. »

 

 



 


Sourcezoom42.fr



« Loire. Les postiers ligériens dans la rue

 

 

 

Samedi 22 novembre, 5 fédérations syndicales de La Poste (CGT-Fapt, Sud-PTT, CFDT-F3C, FO-Com, CFTC Poste) appellent les agents à une journée de mobilisation contre la privatisation de La Poste.

 

Les syndicats s'opposent au projet de transformer l'entreprise publique en une société anonyme dès le 1er janvier 2010, avant d'ouvrir son capital un an plus tard. Les syndicats appellent la population et les élus ligériens à participer à 2 manifestations dans la Loire:

 

 

à 14h30 au départ de la Grand'Poste à Saint-Etienne, et à la même heure de la sous-préfecture de Roanne.

 


 

 

 




Source : Sud Ouest


« PEYREHORADE. (Landes)

 

 

Privatisation de la Poste.

 

Lors du conseil municipal, le maire a soumis au vote une motion contre la privatisation de la Poste envisagée par le gouvernement. Cette motion a été retenue, à l'unanimité. »

 










Source : L'Aisne Nouvelle


« La Poste de St-Martin (Aisne) en sursis

 

 

Le bureau est actuellement ouvert tous les matins du lundi au samedi. Le dossier de La Poste du quartier Saint-Martin refait parler de lui. La CGT ne veut pas entendre parler d'un bureau municipal. Et l'a fait savoir au maire dans deux courriers. Quant à Pierre A, il répond que la décision finale ne sera prise qu'au terme d'une consultation de la population.

 

On en parle depuis déjà plusieurs mois. Le bureau de Poste du quartier Saint-Martin devrait bientôt fermer ses portes. Et être remplacé par une agence municipale. «Mais toutes les demandes ne pourront pas y être traitées » , prévient déjà la CGT. Et de citer en exemple les colis aux entreprises. Mais avant même cette réduction de services, le syndicat fustige d'abord la méthode.

« C'est un habitant qui m'a appelé au cours de l'été pour m'informer de la tournure du dossier., c'est tout de même extraordinaire, tonne Dominique L., secrétaire général départementale de la CGT. Jusqu'au 24 octobre, le fait même que le bureau de poste puisse fermer n'avait pas été évoqué officiellement, avec les représentants du personnel. Le dossier a été nié à un point incroyable ! »

Depuis, l'organisation a envoyé deux courriers au maire, Pierre A., en ayant beau jeu de le féliciter pour son investissement passé dans le développement de l'institution à Saint-Quentin, avec l'ouverture du bureau Jean-Bart, dans la rue d'Isle.

 

Le bureau sera municipal ou ne sera pas

 

Contactée par notre journal, la municipalité nous envoie un courrier dans un premier temps, dans lequel le maire affirme « vouloir prendre ses responsabilités dans ce dossier. » Et d'ajouter que la CGT « ne peut pas se prononcer au nom de la population, des commerces, des PME, des PMI, des associations, des administrations, et services du quartier. »

 

Pourtant, la mairie n'est pas aussi fermée que le laisse entendre la CGT, mais pas forcément dans le sens voulu par le syndicat. « Nous n'allons pas ouvrir une agence municipale si les habitants n'en veulent pas, note Pierre A.. Je vais lancer une consultation de la population. Les résultats décideront de l'avenir du bureau. »

Tout juste apprend-on qu'un bureau municipal se ferait à horaires constants, avec un agent municipal, et une participation de La Poste de 800 euros par mois.

 

La CGT lance la mobilisation

 

Par contre, sur la question du calendrier, c'est un peu plus flou. Si le premier magistrat annonce bien que la dite consultation pourrait avoir lieu sous huit jours, sous réserve de l'établissement d'un contrat d'huissier, la suite reste plus incertaine.

 

Le dossier sera-t-il sur la table du prochain conseil municipal, programmé début décembre ? Pierre A. refuse de se prononcer. « Cela dépendra de l'importance de l'ordre du jour » Ce qui mathématiquement, repousse un éventuel changement de statut à 2009.

D'ici là, la CGT, n'entend pas rester les mains croisées. Dans un premier temps, sa pétition déjà signée, selon elle, par 750 personnes, continue de tourner. Et le syndicat espère lancer un débat public, en lien avec les élus de l'opposition. « Si nous arrivons à les joindre », précise Dominique Lacombe.

À Saint-Martin, la Poste risque encore de faire parler d'elle un moment… »

 

 

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Publié dans Service public

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