Défense des bureaux de poste : actions locales récentes
Source : Sud Ouest
« Poste de Montcornet (Aisne) : "Le début de la fin" ?
Les élus mais aussi quelques habitants ont manifesté leur mécontentement devant les murs du bureau de poste de Montcornet. En voulant réduire d'une demi-heure par jour l'activité de son bureau de Montcornet, La Poste vient de s'attirer les foudres des élus locaux et d'une bonne partie des habitants du secteur.
«Si nous acceptons que les horaires d'ouverture soient revus à la baisse, c'est le début de la fin. Dans quelques mois, on nous expliquera que ce bureau n'est plus rentable et qu'il faut le supprimer ».
Le maire de Montcornet, Guy Le P., était remonté ce lundi, devant les murs du bureau de poste. Autour de lui, une dizaine d'élus, maires de bourgades voisines et habitants, employaient le même ton, agacés face à ce qui ressemble fort à une réorganisation de l'agence locale. Certes, pour le moment, il ne s'agit que d'un réaménagement minimum, portant sur une trentaine de minutes par jour (entre 16 h 30 et 17 heures), mais beaucoup assimilent cette mesure à un premier coup porté à l'avenir de ce bureau.
Ainsi, selon Guy Le P. et ses pairs, « il n'y a aucune raison de revoir les horaires à la baisse, car certains jours l'affluence est telle qu'il faut attendre de longues minutes avant de pouvoir être servi. Cela prouve bien que ce bureau fonctionne parfaitement ».
Rôle social
Un avis que partage le président de la Communauté de communes des portes de la Thiérache, Jean-Marie B., venu soutenir ses collègues : « On comprend bien que La Poste, qui est une entreprise à part entière, a besoin de s'adapter aux nouvelles exigences du marché. Mais ce que nous lui reprochons, c'est son manque de dialogue avec les représentants de la collectivité que nous sommes ».
Enfin, d'autres, comme le maire de Montloué, Michel G., ont insisté sur le rôle social de La Poste. Selon lui, sa prise de position doit revêtir une dimension politique : « Une camionnette jaune qui parcourt dix kilomètres pour livrer un colis à une personne seule et âgée dans un village reculé ne sera jamais une activité rentable, mais nous pensons que La Poste doit conserver ce rôle dans notre pays. C'est ce qui la différencie d'une entreprise privée ».
Cette mesure de réduction horaire est censée devenir effective à partir du 1er janvier. Le directeur d'établissement, Patrick A. s'est montré très clair : pas question pour lui que le bureau de Montcornet soit transformé en une agence postale communale, comme on pourrait le craindre : « Nous sommes à mille lieues d'un tel scénario », a-t-il martelé, tout en se disant prêt à revoir l'échéance du 1er janvier si besoin. « Bien qu'une analyse de la fréquentation de nos locaux montre que le créneau de 16 h 30-17 heures fait état d'une fréquentation quasi inexistante, j'ai fait remonter vos souhaits et vos craintes à ma hiérarchie et j'attends sa réponse. En attendant, il est évident que nous ne chercherons jamais à imposer des décisions brutales ». »
Source : La Voix du Nord
« Seclin (Nord) - conseil municipal : Le service minimum d'accueil et la Poste font polémique
La majorité veut un débat national sur la Poste.
Gauche majoritaire, et opposition municipale... Pas de défilé martial, vendredi soir, au conseil municipal, mais la résurgence de clivages politiques, tant sur le service minimum d'accueil des écoliers en cas de grève que sur la Poste. […]
La polémique allait d'ailleurs rebondir au sujet de la Poste : l'Alliance pour Seclin a présenté une motion « en faveur du maintien de l'activité bancaire de la poste de Seclin », alors qu'elle pourrait être rattachée à Wattignies, tandis que la majorité y allait d'un texte « contre la privatisation ».
Si le maire, Bernard D., s'est, notamment, ému de la fermeture des bureaux, sans préavis, le 31 octobre (il en sera de même ce jeudi après-midi), des modifications d'horaires le samedi matin et de « la séparation des branches courrier, guichet et banque postale, ce qui occasionne chez nous la suppression du poste de directeur d'établissement », François-Xavier C. lui a reproché de vouloir porter le débat sur un plan national. « Nous, ce qui nous importe, c'est la Poste de Seclin et, nous aussi, nous nous battrons pour le maintien de toutes les branches du service postal à Seclin », a-t-il avancé avant que Didier S., pour le PS, ne mette les choses au clair : « Il y a un texte qui est de gauche et un qui ne l'est pas. Entre les deux, il n'y a pas d'alternative. »
Source : Sud Ouest

« Les échos du Conseil municipal de Talence (Gironde) :
Interrogé par Petra R. (PS) sur le devenir de la Poste Robespierre, Alain C. a dit être « hostile à la fermeture des services de proximité » et vouloir « s'associer à la démarche générale de sauvegarde » du bureau de Poste menacé.
Il a proposé une consultation des habitants et a refusé l'idée d'un référendum local, « trop cher à mettre en place ». « Le directeur régional de la Poste m'a dit que la situation était compliquée car les efforts se portent sur la Poste de Thouars », a ajouté le maire qui s'est déclaré « sceptique compte tenu de la contrainte globale de la Poste ». Stéphane A. (PS) a déploré que « ce n'est pas le premier bureau de Poste qui ferme. On doit maintenant dire stop et ils doivent comprendre qu'ils ont atteint le maximum à Talence »