Défense du service public postal : les actions locales continuent
Source : L'Union
« Ambleny (Aisne) fait de la résistance
À la mairie d'Ambleny, on ne veut toujours pas entendre parler d'agence postale communale !
Depuis que le projet a été évoqué, en décembre dernier, l'heure est à la mobilisation pour défendre le bureau actuel, ouvert 23 heures par semaine.
Ces derniers jours, le maire, Bernard De R., a d'ailleurs adressé un nouveau courrier… à la Poste pour préciser son point de vue. Une pétition signée par plus de 400 habitants et une délibération du conseil municipal ont aussi été glissées dans l'enveloppe : « Elles refusent la diminution des heures d'ouverture, car on sait très bien que plus l'amplitude se réduira, et moins le bureau sera pérenne », précise le maire. La transformation en agence postale communale est aussi balayée du revers de la main. « Ils avaient déjà tenté le coup il y a deux ans, mais on n'est pas plus intéressé aujourd'hui. Pour moi, le rôle d'une commune n'est pas d'assurer le fonctionnement d'un tel service public ! »
Le directeur du groupement territorial, Cédric D., a bien accusé réception de la lettre : « C'est un peu la réaction naturelle que chacun a au départ avant de s'apercevoir que c'est finalement la meilleure solution à envisager, conclut-il. Ça ne remet en tout cas rien en cause. On va continuer la concertation ! » Affaire à suivre, donc… »
Source : NPA 56 (Le NPA est membre du Comité national contre la privatisation de la Poste)
« Lanester (Morbihan). TOUS ENSEMBLE POUR LA DEFENSE DES SERVICES PUBLICS
Les organisations de gauche à Lanester - Le PCF, Lutte Ouvrière, la LCR-NPA, le MRC - soutenus par les syndicats SUD et CGT de la Poste, se mobilisent pour la défense du service public postal.
La droite profite de la crise financière pour accélérer sa politique libérale de privatisations, de casse des services publics, multiplier les exonérations aux entreprises et renflouer massivement les banques, sans contrôle de l’utilisation de l’argent.
La contestation monte dans l’opinion ; La journée du 29 janvier, puissante et unitaire, a fait franchir un pas à la riposte. Les organisations signataires de cet appel s’inscrivent dans ce mouvement, et appellent à un rassemblement pour la défense du service public de la Poste.
Le service public postal est en danger
Dans de nombreuses communes, la disparition des bureaux de poste est effective (600 en 2007) ou programmée.
Depuis janvier 2006 la poste privilégie les activités lucratives, cherche à faire du chiffre au détriment de la qualité du service rendu aux usagers et perd le monopole de l’acheminement des lettres de plus de 50 gr (2010 pour les moins de 50gr).
Les conditions de travail des salariés se dégradent. La précarité s’étend, 25 000 emplois ont été supprimés depuis 2001. Le facteur, symbole du lien social et de l’accès de tous les citoyens au courrier quotidien sur tout le territoire, est menacé.
Une privatisation programmée qui vient de loin
1991-Transformation de la poste nationale en établissement public : premier acte vers la privatisation
juin 2002- Directive Européenne pour l’ouverture à la concurrence : deuxième acte.
Août 2004 – L’OMC fixe une date butoir pour la libéralisation des services (accords AGCS. pression du grand capitalisme.
Février 2008 – Directive Européenne pour l’ouverture à la concurrence de tout le courrier.
La transformation de la poste en société anonyme est prévue pour janvier 2010.
Sarkozy jure qu’il ne veut pas privatiser, mais l’exemple de France Télécom est édifiant : le gouvernement se défendait de vouloir privatiser l’entreprise…Or la participation de l’Etat au capital de l’entreprise est passée de 80 % en 1997 à 27 % aujourd’hui. 60 000 emplois ont été supprimés, le statut a volé en éclat, la concurrence effrénée est la règle au détriment du service rendu à l’usager devenu client.
Il faut investir dans le service public
L’Etat, qui est capable de mobiliser 360 milliards pour les banques, doit investir dans la Poste pour qu’elle puisse mener à bien ses missions.
Nationalement, un mouvement se développe pour la défense du service public postal.
L’appel du comité national contre la privatisation de la Poste a déjà reçu 300 000 signatures.
Nous affirmons que le service postal est un bien commun auxquels doivent avoir accès tous les citoyens. La Poste ne doit pas devenir une entreprise où les activités rentables pour les futurs actionnaires passeraient avant ses missions de service public, parmi lesquelles la distribution du courrier et la garantie du droit pour tous à disposer d’un compte bancaire.»

Touche pas à la Poste !
Rassemblement devant la poste rue François Mauriac à Lanester
ce samedi 7 février à 11 heures