Défense du service public postal : mobilisations locales en cours

Publié le par CGT Poste Villeurbanne PPDC



Source : www.toulouse7.com



« Toulouse (Haute Garonne). Manifestations contre la privatisation de la Poste

 

 

A l’appel de l’intersyndicale des postiers de la Haute Garonne, un appel à manifester est lancé pour ce mardi 23 décembre.

 

En cette veille de fêtes, les postiers  protestent contre le projet de transformation de l’établissement public postal en société anonyme, “pour l’instant ouverte aux capitaux publics et dans un deuxième temps au marché de capitaux privés estiment les syndicalistes qui voient dans ce projet de réforme un copié collé de ce qui s’était passé pour EDF ou France Télécom.

 

Les postiers craignent notamment qu’une telle privatisation engendre une course vers le “profit” au mépris du service public et entraîne de fait de nouvelles fermetures de Postes dans les campagnes.

 

 

Ils appellent à manifester devant le bureau de poste Toulouse Capitole rue Lafayette en fin d’après midi.

 

 

 

Par ailleurs, ces manifestants ont reçu hier le soutien du président socialiste de la région Midi Pyrénées. Martin Malvy  estime en effet que le projet de privatisation de La Poste n’aura qu’une seule conséquence : “le désert postal” dans les campagnes françaises.

 

Pour le président du Conseil régional “cette transformation du statut de la Poste préfigure un désengagement de l’Etat et fragilise nos territoires. Les petites communes ainsi que les populations les plus fragiles de Midi-Pyrénées seront directement touchées par cette privatisation. Nous avons tous à y perdre ! ” a conclu Martin Malvy. »

 

 


 

 

 Source : La Dépêche



« Onet-Le-Château (Aveyron).  Une pétition pour sauver la Poste

 

 

 

Les élus font signer une pétition aux Costes-Rouges.

 

A l'initiative du Parti de gauche (PG), du Parti communiste (PCF), avec le soutien du Parti socialiste (PS), tous trois membres du Comité national contre la privatisation de la Poste une pétition était proposée à la signature en ce samedi, aux Costes-Rouges, pour les usagers de la Poste.

 

L'objectif était de sensibiliser la population sur les nouveaux horaires imposés dès le 2 janvier prochain.

 

En 2006 déjà, le bureau avait vu son ouverture de l'après-midi supprimée.

 

« En 2009, il y a une perte d'ouverture de 8 heures. Nous voulons alerter les Clastonétois sur la dérive absolue du service public », lance Jean-Louis R..

 

Le bureau sera donc fermé le samedi matin et les horaires imposés sont de 10 h 30 à 12 h 45, du lundi au vendredi.

 

Nouvelle attaque, nouvelle décision prise sans concertation des élus et des usagers. La Poste affiche un service de proximité pour tout un chacun, dans une ville en constante progression.

 

« Ces nouveaux horaires sont stupides et contraires à la logique sociale. Nous ne comprenons pas cette décision de politique contradictoire. Nous avons l'intention de réagir et ne voulons pas lâcher le morceau comme ça », déclare Guy D..

 

Ces nouvelles conditions annoncées, non seulement réduisent les horaires mais rendent impossible l'accès aux personnes qui travaillent».

 

Les habitants ont participé massivement à cette pétition car ils n'ont pas l'intention de délaisser leur Poste des Costes-Rouges pour aller ailleurs. »

 

 


 

 
Source : La République du Centre

 

 


« Orléans (Loiret),  laboratoire national pour la Poste du futur

 

SAMEDI, PLACE-D'ARC, À ORLÉANS. Dans le souci de réduire les délais d'attente aux guichets, les horaires des bureaux de poste ont été étendus, le samedi, jusqu'à 13 heures. Comme Lyon, La Rochelle et Grenoble, Orléans est ville-test pour tenter d'adapter les horaires des bureaux de poste aux attentes de la clientèle. Pour tenter aussi de répondre aux assauts de la concurrence. […]

 

 

« Le facteur continue à passer chez vous... »

 

Quel avenir promet-on aux clients de La Poste ? À l'instar de la SNCF qui n'hésite pas à mettre en avant son TGV quand, dans le même temps, elle ferme de petites lignes secondaires, les syndicalistes de La Poste redoutent que cette « opération-séduction » d'ouverture plus large dans les grandes agglomérations ne tente de faire oublier qu'en milieu rural, les bureaux de poste ferment un à un. « Le département de l'Indre, qui a compté plus de cent bureaux dans un passé récent, ne dispose plus aujourd'hui que de huit bureaux principaux ! », note un syndicaliste qui craint que « cette gangrène ne s'étende ». Ce à quoi Léon-Michel S. (directeur des ventes des bureaux d'Orléan) rétorque que « non, le service public n'est pas mort. Le facteur continue à passer chez vous, six jours sur sept, et peut offrir une multitude de services ».

 

Jacques R., directeur général délégué en charge de l'enseigne (censé effectuer un déplacement samedi dernier à Orléans), n'a pas attendu les résultats du test orléanais pour annoncer, voilà quelques jours, que « tous les bureaux de poste parisiens seraient ouverts jusqu'à 20 heures d'ici fin 2009. Dans la capitale, 20 % des 180 bureaux appliquent déjà ce nouvel horaire de fermeture ». Jacques R. a précisé que ces horaires plus larges font partie de la stratégie du groupe qui « vise à ne pas dépasser huit minutes d'attente en 2010 ». Ne reste donc plus qu'à... attendre pour constater les progrès annoncés. 

 

 

La CGT : "Adieu, service public"

 

Interrogé sur les tests actuellement menés à Orléans et les « ouvertures prolongées » organisées ces jours-ci dans douze bureaux du Loiret, Alain L., secrétaire général  CGT activités postales, constate que « La Poste ne se projette plus dans l'idée d'un service public mais dans une logique de rentabilité pure. Adieu service public et bonjour à la politique du tout commercial (...). Aujourd'hui, on adapte les horaires d'ouverture par rapport à la fréquentation des bureaux et au nombre d'opérations réellement effectuées. Ce qui revient à un système infernal puisqu'on réduit les horaires d'ouverture et les personnels en milieu rural. Or, plus on y réduit les horaires et moins les gens vont y venir. On se coupe les ailes nous-mêmes. » Et face à la multiplication des « agences postales communales », le représentant CGT considère que « La Poste se désengage et qu'il n'appartient pas aux communes de supporter les charges liées au maintien d'un bureau de poste ».

Pour contrecarrer l'éventuelle tentation de La Poste de réduire les horaires d'un bureau rural, voire de le fermer, seule l'autorité du maire concerné peut faire reculer la menace : « Si un maire a le courage politique de dire "non", La Poste ne peut modifier les horaires. Cela aboutit à un contentieux entre la commune et La Poste, comme il en existe à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, Ligny-le-Ribault, Poilly-lez-Gien... Il revient alors à la Commission départementale de présence postale, présidée par Claude B., maire de Chevillon-sur-Huillard, et spécialement conçue à cet effet, de trancher. Mais, à ma connaissance, cette commission n'a jamais été réunie », ironise Alain L.

 

Selon lui, la direction concocte aussi un projet d'aménagement du temps de travail, en s'appuyant sur la loi du 20 août 2008 : « Ils vont remettre en cause l'organisation du travail avec une flexibilité à outrance. Il s'agit d'adapter le volume de personnel au flux d'activité. Ainsi, en début de mois où les bénéficiaires du RMI et autres prestations sociales se présentent à nos guichets, il y a des pics d'activité. Eh bien le temps de travail des personnels sera calqué sur l'activité. Le temps de travail hebdomadaire s'étagera de 24 heures, en période calme, à 43 heures, pour les semaines maxi ». Le syndicaliste conclut en affirmant qu'il n'est pas dupe et que ces « ballons d'essai » visent sans doute à généraliser les pratiques aujourd'hui testées. »

 

 




Source : La Dépêche



« Le maire de Vezins (Aveyron) dénonce le manque de concertation et refuse la réduction horaire du bureau de poste.

 

 

« Cela ne se passera pas comme ça ! » Arnaud V., maire de Vezins n'a pas mâché ses mots, hier matin, face à Guy C., responsable du réseau Tarn-Aveyron de la Poste, Jean-Jacques R., responsable réseau Sud-Aveyron, et Philippe E., responsable réseau Lévézou.

 

À la demande de l'élu, tous trois ont participé à une réunion publique pour expliquer les mesures prises concernant le bureau postal de Vezins : une réduction horaire, le nombre d'heures hebdomadaires d'ouverture passant de 18 heures à 10 heures sur quatre demi-journées dont deux le lundi.

 

« Il n'y a pas de concertation avec les élus. Nous avons été avisés le 25 novembre des changements d'horaires au 1er décembre. Et là, vous venez, sans mêmes les chiffres courrier que l'on attendait », a lancé Arnaud V. qui, à plusieurs reprises, a pris en défaut les trois responsables.

 

Le protocole signé à l'automne par Jean-Louis G., président de l'association départementale des maires (ADM) après avis favorable de Jean M. (président de la commission services publics au conseil général) ? « C'est un hold-up. Le président de l'ADM n'avait pas consulté ses collègues. Il a été pris en otage par des responsables départementaux de la Poste qui ont souhaité la signature d'une convention à un moment où les choses n'étaient pas mûres et au moment où la commission départementale de présence territoriale n'avait pas examiné cette convention. Il devra s'en expliquer en temps utile ».

 

« Le préfet va réunir la commission départementale d'organisation et de modernisation des services publics en janvier. Je vous demande d'attendre cette réunion avant de mettre en œuvre la réduction horaire qui doit entrer en fonction le 23 décembre ».

 

Refus des responsables de la Poste.

 

« Je prends acte de ce refus. Cela ne va pas se passer comme ça ! ».

« la poste s'organise comme elle le veut »

 

Pour Guy C., « La Poste doit négocier avec les maires pour créer une agence postale communale si elle constate une baisse d'activité. Elle a une obligation de concertation. Mais La Poste est libre des horaires de ses bureaux, elle s'organise comme elle le veut. Les premiers courriers avec la mairie de Vezins datent de 2004. Le protocole territorial signé avec l'ADM prévoit que La Poste privilégie les chefs lieux de canton et un minimum d'ouverture de 6 heures hebdomadaires. Vezins étant un chef-lieu excentré, la direction d'établissement a décidé d'ouvrir quatre demi-journées, soit 10 heures d'ouverture ».

 

Enfin, M. T. directeur du groupe courrier - absent hier au grand dam des Vézinais qui attendaient les chiffres - contactera Arnaud Viala en janvier.

 

Pour l'heure, le maire de Vezins est très remonté : il va « saisir le préfet et organiser une mobilisation locale ».

 


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Publié dans Service public

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