La Poste courrier : appel à la grève le jeudi 19 mars 2009

Le 19 mars donnons
une suite à la grève historique
du 29 janvier 2009
2,5 millions de manifestants ont défilé sur l’ensemble du territoire, réunissant tous les secteurs professionnels du privé comme du public.
Cela marque peut être la fin de cette propagande du gouvernement qui opposait le privé au public.
Usagers, salariés, privé, public, c'est le même combat. Le 23 septembre 2008, nous avions battu un record de participation à la grève vieux de 30 ans et 4 mois plus tard, nouveau record le jeudi 29 janvier 2009 avec 2,5 millions de manifestants, avec encore plus de postiers grévistes (+ 40 %)
Grève historique car grève unitaire à l'appel de tous les syndicats de tous les secteurs, de plus l'opinion publique à 70 % a jugé cette grève légitime. Nous devons très vite organiser la journée de grève nationale et interprofessionnelle du 19 mars rassemblant tout le monde sur le slogan du pouvoir d'achat et des salaires, de l’emploi et du service public.
La crise c’est eux, la solution c’est nous tous !
Le gouvernement et son 2ème plan de relance n'y changeront rien car ils ne prévoient rien sur ces questions cruciales.
Ce n'est pas aux salariés de payer la crise, ras le bol que systématiquement les bénéfices soient privatisés et que les pertes soient mutualisées en exigeant rien des plus fortunés.
Les entreprises du CAC 40 ont fait 100 Milliards de bénéfices nets, dont 60 Milliards d'€uros vont être reversés dans les poches des actionnaires ou des dirigeants de grandes entreprises.
Alors, la crise, elle a bon dos, il y a encore 10 mois, il n'y avait pas cette ampleur de crise et pourtant, cela fait 30 ans que les salaires stagnent, voire régressent. La Poste elle aussi a beau rôle de nous parler de crise vis à vis des salaires, alors que c'est elle qui a organisé le dumping social entre salaire des contractuels et salaire des fonctionnaires.
Le 19 mars, poursuivons tous ensemble, par un nouvelle journée de grève nationale, unitaire et interprofessionnelle, afin de transformer cette colère des salariés en contenus revendicatifs.
Pas de smicardisation à perpétuité !
A La Poste la mobilisation forte du 29 janvier en pourcentage avec des taux de grévistes records montre bien par exemple que Facteur d'Avenir ne répond pas aux besoins des postiers car les revendications restent, et voir même de nouvelles revendications naissent. Exemple à Cagnes sur Mer dans les Alpes Maritimes : 9 facteurs d’équipe sur 10 facteurs ou de qualité étaient en grève avec l'ensemble des facteurs.
La poste va à l'échec, elle ne satisfait pas les besoins des agents.
Les "contents" d'aujourd'hui seront les mécontents de demain car une fois la promotion prise dans Facteur d'Avenir, il n'y a plus de pyramidage et aucune perspective.
Là où les sections syndicales sont en capacité d'opposer un front uni et offensif par le biais d'un cahier revendicatif palliant à Facteur d'Avenir, rien n'est inéluctable. Facteur d'Avenir ou la privatisation, c'est la même chose. Ce projet n'est développé qu'à 30 %. Plusieurs bureaux par l'action ont repoussé ce projet.
On ne construit rien sur la menace, le chantage, les pressions et les méthodes de “patrons voyous”.
Faisons en sorte avec notre démarche, avec l'outil CGT, avec nos valeurs, en partant des besoins, de construire notre cahier revendicatif, le mettre au débat, le faire connaître et rassembler sur ses revendications.
L'enjeu, c’est la satisfaction des revendications des personnels et les propositions de la CGT.
L'enjeu d'aujourd'hui, c'est nos salaires, notre pouvoir d'achat : 1.600 €uros bruts et une prime exceptionnelle de 400 €uros.
L'enjeu, c'est une promotion pour tous avec un grade de base de départ en II.1 pour tous, tout de suite avec respect du droit à la promotion pour tous par la prise en compte de l'ancienneté et non pas une promotion prise en otage par Facteur d'Avenir.
L'enjeu, c'est quelles conditions de travail, ? On veut faire 35 heures en 35 heures.
Quelle garantie de l'emploi ?
L'objectif, c'est bien de permettre à chaque postier d'effectuer une carrière à La Poste et pas d'accompagner un projet qui va tuer le métier de facteur.
L'enjeu, c'est quelles normes et cadences ?
L'enjeu, c'est quelle reconnaissance de la pénibilité au travail ?
Quelle retraite ?
On veut une retraite à 55 ans, avec un minimum de pension à 75 % du salaire sans décote, avec un minimum de 1.600 €uros.
Liévin CDIS > 36 signatures sur une pétition pour : arrêt immédiat du projet de sécabilité semaines faibles ou fortes, retrait des sécables avec création de tournées en conséquence, attribution d’un volant à 25%, respect des équipes, respect des heures de fin de tri, maintien des 5 semaines de congés, paiement des heures supp avec majoration…
Dijon PPDC : pas de fatalité, la Poste recule, des postiers responsables et tenaces.
Création de 2 positions de tri alphabétique,
Validation d'une position de pilote de machine,
Validation d'une position manutention, recommandés et distribution. Création de 3 tournées lettres + une sur Dijon Arquebuse
Durée hebdomadaire de travail des facteurs. Qualité amenée à la hauteur de celle de leur équipe Comblement immédiat de toutes les positions de travail vacantes, mise en place de moyens permanents pour y parvenir. Couverture immédiate des positions de travail vacantes pour absences de longue durée.
Distribution des objets signalés limitée à 35 objets /jour,3 semaines de congés pour 3 personnes par équipe en été. Octroi de 6 jours par personne en repos compensateurs ou heures sup pour les facteurs pour dépassement d'horaires depuis le mois de juin.
Lens PDC > Suite au préavis de grève local du 29 et la très forte mobilisation, il est obtenu : engagement de La Poste de prioriser le personnel de Lens et Eleu sur la promotion relative au projet Facteur d’avenir, le choix d’une DHMO de 36h ou 39h, accès à la promotion pour tous les agents y compris jeunes recrutés.
Le 19 mars, tous en grève et en manifestation pour la réponse aux revendications et contre la privatisation.
Fédération nationale des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications CGT
263, rue de Paris - Case 545 - 93515 Montreuil Cedex - Tél. : 01 48 18 54 00 - Fax : 01 48 59 25 22 - C.C.P. Paris 20376 D
http://www.cgt-fapt.fr - e-mail : fede@cgt-fapt.fr

19 mars
Toutes les raisons d’amplifier
l’action !
Le 29 janvier les salariés de La Poste, ont été près de 100 000 (plus de 40% soit plus fort que le 23 septembre contre la privatisation de la poste ) à participer avec l’ensemble des salariés du pays aux grèves et aux manifestations.
Dés le lendemain, la CGT a proposé de concrétiser sans attendre le rapport de forces dans chaque service en exigeant l’ouverture de négociations sur toutes les revendications exprimées à l’appui de pétitions, de motions, de délégations, d’initiatives sous toutes les formes pour à la fois obtenir des succès immédiats et renforcer encore la mobilisation.
Contraint de convoquer un sommet social le 18 février dernier, le président de la République n’a pu contester l’ampleur, le contenu, la popularité de l’action nationale interprofessionnelle du 29 janvier dernier. Pour autant, les premières réponses ne sont pas à la hauteur des attentes exprimées.
C’est pourquoi, dans le prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier, toutes les organisations syndicales appellent de nouveau tous les salariés, les retraités, les chômeurs, les jeunes, tous confrontés aux effets d’une crise dont ils ne sont pas responsables, à se rassembler et à agir à nouveau tous ensemble par la grèves et les manifestations le 19 mars prochain pour :
- Défendre l’emploi privé et public
- Lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales
- Exiger des augmentations de salaires qui assurent le pouvoir d’achat et réduire les inégalités
- Défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité.
Ces questions, toujours d’actualité, étaient également au cœur de l’appel commun du 29 janvier à La Poste avec le refus de la privatisation et l’exigence du développement du service public postal assurant le devenir de la Poste et de ses personnels (voir www.cgt-fapt.fr).

La privatisation, c’est toujours non !
Elle est d’ailleurs de plus en plus contestée notamment en Europe comme en Grande Bretagne, en Suisse et en Belgique. Là où la Poste est privatisée comme en Allemagne, non seulement les salariés en font les frais au travers des suppressions d’emplois, des pressions sur les salaires et garanties mais les stratégies de spéculation financière conduisent aux mêmes difficultés que dans les banques.
Tout démontre au contraire que pour surmonter la crise, il faut renforcer le service public postal pour qu’il réponde mieux aux besoins des populations, contribue à protéger l’épargne populaire et soit plus encore un vecteur de développement économique et social.
La CGT ne revendique pas un quelconque statuquo ou retour en arrière. Le mémorandum. « Pour l’avenir du service public postal et des postiers » présente nos propositions. (Consultable sur www.cgt-fapt.fr)
Les actions locales se multiplient, y compris depuis le 29 janvier et avec des acquis) dans un contexte où au nom de la crise, La Poste accentue ses plans drastiques de suppressions d’emplois, de réorganisations, de baisse de la masse salariale (qui représente 63% du chiffre d’affaires), de baisse des droits et garanties.
Ces luttes doivent trouver leurs prolongements dans la journée nationale interprofessionnelle unitaire du 19 mars afin de contraindre la Poste, à revoir à partir des exigences des personnels et de leurs syndicats, tous les dossiers en cours (CQC, Facteur d’avenir, Terrains, CIGAP, transfert de directions vers des filiales, délocalisations, convention collective des activités postales…) qui ne visent qu’à rendre la mariée plus belle dans le cadre de la privatisation.
La Poste doit répondre aux revendications des postières et des postiers

Ce qui doit être à l’ordre du jour, c’est l’ouverture de véritables négociations sur toutes les revendications (emploi, conditions et temps de travail, promotion, droits et garanties de haut niveau pour tous …)
Des réponses doivent notamment être apportées d’urgence sur les salaires et le pouvoir d’achat dans le cadre des négociations salariales qui se sont ouvertes le 5mars. L’État doit renoncer au dividende qu’il veut prélever sur les résultats de la Poste. La CGT propose au contraire que l’équivalent, soit 400 euros par postier, soit versé immédiatement à tous les personnels du groupe La Poste et une augmentation générale des salaires avec un pyramidage de l’ensemble de ceux-ci sur la base d’un salaire brut minimum de 1600€.
Fédération nationale des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications CGT
263, rue de Paris - Case 545 - 93515 Montreuil Cedex - Tél. : 01 48 18 54 00 - Fax : 01 48 59 25 22 - C.C.P. Paris 20376 D
http://www.cgt-fapt.fr - e-mail : fede@cgt-fapt.fr
Communiqué de presse du Comité national contre la privatisation de La Poste pour un débat public et un référendum sur le service public postal
Paris le 10 mars 2009
Contre la privatisation de La Poste, agissons tous ensemble le 19 mars 2009
Le comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum s'associe à l’appel des organisations syndicales et invite l’ensemble de la population à participer largement aux grèves et aux manifestations du 19 mars 2009.
Alors que les conséquences de la crise économique atteignent les secteurs les plus exposés de notre société, en particulier les populations les plus modestes, le gouvernement et le patronat n’apportent pas de réponses à la hauteur de l’urgence de la situation.
En particulier, il persiste dans son projet de privatiser La Poste, opérateur public indispensable à la cohésion sociale et territoriale en tous points de notre pays.
Les gesticulations et les mensonges autour de l’ouverture du capital à des fonds publics d’une Poste qui deviendrait société anonyme n’abusent plus personne. France Telecom, GDF ou EDF sont autant d’exemples de promesses non tenues.
La mobilisation contre la privatisation de La Poste reste intacte. Le Comité National réaffirme sa totale opposition au changement de statut de l’entreprise publique nationale et à l’ouverture son capital.
Quel que soit l’agenda prévu par le gouvernement, le Comité National poursuivra la mobilisation, contre la privatisation, pour porter le débat public et le référendum.
C’est ce qu’attendent les usagers, les élus, l’ensemble des citoyens qui se manifestent partout en France face à la politique de désertification postale des territoires et des quartiers populaires, contre une Poste exclusivement orientée vers le profit au détriment de l’intérêt général.
C’est tous ensemble que nous réussirons à préserver notre Poste, à développer ses missions de service public pour l’intérêt général. Après les actions massives des 23 septembre et 22 novembre 2008, du 29 janvier 2009, le Comité national appelle à amplifier la mobilisation le 19 mars 2009.
contacts 06 08 64 77 17 – 06 85 76 20 91 – 06 81 15 04 33 - 06 80 35 69 53
http://www.appelpourlaposte.fr
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Les organisations signataires de l’appel pour La Poste
• CFTC Postes et Télécommunications • Confédération CFTC • Fédération des Activités Postales et des Télécommunications CGT • CGT Finances • CGT Banque de France • Confédération CGT • Confédération Paysanne • FO Communication • FNEM FO Fédération nationale de l’énergie et des mines Force Ouvrière • Confédération FO • SUD Crédit Foncier • Fédération SUD PTT • Fédération Syndicale Unitaire • SUD Caisses d’Epargne • Union Syndicale SOLIDAIRES • ACU (Association des communistes unitaires) • Alternative Libertaire • ANECR Association Nationale des Elus Communistes et Républicains • Club Gauche Avenir • CNCU Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une Alternative au Libéralisme • Debout la République • GUE/NGL Composante française du groupe de la Gauche Unie européenne/Gauche verte Nordique • Les Alternatifs • Les Objecteurs de Croissance • Les Verts • Mouvement de la Jeunesse Communiste • Mouvement des Jeunes Socialistes • MRC Mouvement Républicain et Citoyen • NPA Nouveau Parti Anticapitaliste • PCF Parti Communiste Français • Parti Communiste Ouvrier Français • Parti de Gauche • PRG Parti Radical de Gauche • PS Parti Socialiste • AFOC Association Force Ouvrière des Consommateurs • AITEC Association Internationale d’Experts et Chercheurs • Amis de la Confédération paysanne • Confédération Paysanne • APEIS Association Pour l’Emploi, l’Information, et la Solidarité • ATTAC • CNR Conseil National de la Résistance • Convergence des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics • DAL Droit au Logement • Fondation Copernic • INDECOSA CGT • IPAM Initiatives pour un Autre Monde • Jeunes Laïques et Solidaires • LDH Ligue des Droits de l’Homme • Marches Européennes • M’PEP Mouvement politique d’éducation populaire • Réseau Européen des Missions Publiques • Résistance Sociale • UFAL Union des Familles Laïques • UNRPA Union Nationale des Retraités et Personnes Agées

Les huit confédérations, CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa et Solidaires, qui avaient appelé à la journée d’action du 29 janvier ont arrêté lundi soir le principe d’une deuxième journée d’action interprofessionnelle le 19 mars. "Le sens, le contenu et les modalités" de cette action seront définies "en fonction des résultats de la réunion du 18 février" (voir propositions de la CGT - format PDF), a précisé Maryse Dumas, secrétaire de la CGT. C’est donc le 23 février que les syndicats décideront ensemble de l’organisation de la journée du 19 mars.
Pour les organisations syndicales, la réunion de l’Elysée, annoncée jeudi à la télévision par Nicolas Sarkozy, constitue "un élément important", mais "malgré un changement de ton, le président de la République maintient pour l’essentiel ses orientations en matière économique et sociale". Elles "attendent de la réunion du 18 février des réponses concrètes", du gouvernement mais aussi du patronat.
Les huit organisations syndicales réclament des mesures permettant de "donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique", "améliorer le pouvoir d’achat", et "réduire les inégalités dans les politiques salariales", "préserver et améliorer les garanties collectives", ou encore "réglementer la sphère financière internationale".
Communiqué commun des 8 syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA
Nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 mars 2009 !
L’intervention télévisée du Président de la République a été marquée par la force de la mobilisation du 29 janvier. Cependant les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les réponses apportées jusqu’à présent restent loin des attentes et des exigences portées par la mobilisation du 29 janvier et leur déclaration intersyndicale du 5 janvier.
L’annonce d’une réunion des partenaires sociaux le 18 février avec la formulation d’un certain nombre de pistes constitue un élément important. Mais malgré un changement de ton le Président de la république maintient pour l’essentiel ses orientations en matière de politique économique et sociale.
Les organisations syndicales attendent de la réunion du 18 février que le gouvernement apporte des réponses concrètes et engage les discussions nécessaires à l’ensemble des revendications de la déclaration intersyndicale. Elles attendent également que le patronat prenne ses responsabilités.
C’est pourquoi les organisations syndicales estiment indispensable de maintenir la pression dans l’unité d’action. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels et les entreprises et à prendre toutes les initiatives pour construire les mobilisations nécessaires.
Elles décident d’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 mars. Elles se retrouveront le 23 février pour évaluer les résultats de la réunion du 18 février et préciser le sens, le contenu et les modalités de cette journée sur la base de leur déclaration intersyndicale du 5 janvier :
- Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique.
- Améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités dans les politiques salariales.
- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.
- Préserver et améliorer les garanties collectives.
- Réglementer la sphère financière internationale.
Paris, le 9 février 2009
Nouvelle déclaration commune suite à la rencontre avec le Président de la République Nicolas Sarkozy, le 18 février 2009 :
Déclaration commune de propositions et revendications des organisations syndicales
UNSA, CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires,
Toutes et tous en grève et dans les manifestations le 19 mars 2009
La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance. En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé.
Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le Smic, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires…
À cela s’ajoutent l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités.
La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade.
Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels. Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays.
En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications :
- défendre l’emploi privé et public ;
- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;
- exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;
- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité.
Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées.
Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00.

Manifestation à Lyon dans le cadre de la journée interprofessionnelle du Jeudi 19 Mars 2009
départ 10h00 métro Grange Blanche en direction de Bellecour)