Nouvelles mobilisations locales pour le service public postal
Source : La Dépêche
« Albi. Cantepau (Tarn) manifestera pour garder sa Poste
Les commerçants du quartier appellent à un rassemblement aujourd'hui à 11h30. Une pétition a déjà réuni un millier de signatures.
Mercredi 19 novembre, on avait déjà manifesté à la Poste de Cantepau.
Le verglas et la lutte engagée pour le maintien de la Poste de Cantepau. C'était les deux sujets de conversation, hier matin, parmi les clients qui défilaient au tabac-presse du square Augereau. Le buraliste, Jean-Michel Q., président de l'Association des commerçants, est à l'origine d'un rassemblement « pour la sauvegarde du service public » qui se tiendra aujourd'hui, à 11 h 30, devant le bureau de poste sur la dalle Bonaparte. Dans la ligne de mire, la « réduction unilatérale et arbitraire des heures d'ouverture. Elles ont diminué de plus de moitié. Personne ne sait quand c'est ouvert. Les usagers ne disposent plus d'un service de proximité. À force de buter contre une porte fermée, les gens iront à la Poste de la Madeleine ou ailleurs. Ils y feront aussi leurs courses. Les commerçants de Cantepau, qui perdront du chiffre d'affaires, vont péricliter puis disparaître. C'est l'ensemble des commerces qui est en péril. Avec 6 000 habitants, c'est comme un gros village, ici. On commence par supprimer les services publics et, à force, il n'y aura plus rien… »
Car, pour Jean-Michel Q., la diminution des plages d'ouverture n'est que la première étape avant la suppression pure et simple du bureau. « Avec ces horaires incertains, il y aura moins de recettes. On dira que la fréquentation n'est pas assez importante. C'est le truc classique quand on veut fermer ! », dit Jean-Michel Q. « La présence postale ne doit pas être sacrifiée pour la rémunération des futurs actionnaires ». Sa démarche n'est pas « politique ». Il espère la présence ce matin « aussi bien des députés socialistes Jacques Valax et Thierry Carcenac, le président du conseil général qu'un représentant de la mairie d'Albi ». Il se félicite « que la pétition ait déjà recueilli un millier de signatures ».
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«Démolition des services publics»
« Écrivez-le ! Moi aussi, j'ai signé la pétition ! », invite une dame qui sort du tabac-presse. L'action menée par le buraliste de Cantepau en faveur du maintien de la Poste est plébiscitée par les clients. « Avec les nouveaux horaires, il faut y aller pour savoir si c'est ouvert », s'indigne Marie-José C., une mère de famille de 51 ans. Elle « espère qu'ils ne fermeront pas l'agence ». « J'ai signé également. Je ne veux pas avoir à courir à droite ou à gauche quand j'ai besoin de la Poste », enchaîne Virgine S. 29 ans, femme au foyer. « À la Madeleine et au centre-ville, ce n'est pas évident pour se garer », peste Michel, 80 ans. Venu du Breuil pour faire ses emplettes à Cantepau, il ne veut pas de « ces compressions de personnel ». Il voit là un combat difficile : « Quand ils ont quelque chose dans le cigare… » Jean R., 72 ans, dénonce « une politique de privatisation à outrance et de démolition des services publics », dont il attribue la faute « à tous les gouvernements successifs ». »
Source : Sud Ouest
« Brocas-les-Forges (Landes) se bat pour conserver sa Poste
Brocas-les-Forges. Le village se mobilise afin de retarder la fermeture de son bureau de poste prévue au 1er janvier prochain. Les usagers sont invités à signer une pétition
La défense du bureau de poste mobilise les Brocassais très attachés au service public
«Dans le courant de l'été, j'ai rencontré le délégué départemental de la Poste qui m'a dit qu'il y avait un projet de fermeture du bureau de Brocas» a indiqué le maire Michel F. à la fin de la réunion publique de vendredi soir. Un point qui n'est certainement pas étranger à la forte mobilisation de ses administrés puisque la nouvelle était récemment confirmée avec effet au 1er janvier 2009.
Une lente erosion
Le dernier receveur a quitté le logement de la Poste de Brocas (propriété du service public) à l'été 2005 au moment où le «bureau de plein exercice» était reclassé «guichet annexe», voyant son ouverture passer de temps complet à mi-temps.
Un premier coup porté aux usagers (60 % sont des personnes âgées) encore heureux de pouvoir aller chaque matin au guichet notamment pour les recommandés et les opérations financières (dépôts et retraits). Pas d'autres solutions avec un premier distributeur automatique de billets à 20 km (Sabres). «Bien embêtant», «pas simple surtout quand on n'a pas de moyen de locomotion» peut-on entendre côté client tandis que derrière la vitre s'affaire un remplaçant qui sera conseiller financier l'après-midi.
Désengagement de l'etat
Côté mairie - catégoriquement opposée à cette décision de fermeture - on n'est pas dupes mais on espère pour le moins un sursis supplémentaire pour se préparer contraint et forcé à se substituer à l'Etat : «L'Etat se désengageant, on est tenus de garantir le service public aux citoyens» a expliqué Michel F.
Et cette louable préoccupation fait écarter la solution de Relais postal (chez un commerçant) au profit d'une Agence postale communale qu'il serait bon de maintenir in situ. Or le bâtiment appartient à la Poste qui verserait à la commune 900 euros par mois pour le salaire du guichetier. « Insuffisant » a répondu le maire qui met en avant le besoin d'un remplaçant pour les congés et le samedi matin... La partie est loin d'être jouée et en attendant les usagers sont invités à signer la pétition présentée par la mairie et approuvée unanimement au point qu'une bonne centaine de signatures étaient recueillies le soir même «pour exprimer l'attachement à un service public indispensable à Brocas». À signer dans les commerces locaux. »
Source : Le Télégramme.com
« Bureaux de poste. Révolte au Parc d’Armorique (Finistère)
Las de compter les heures d’ouverture en moins dans les bureaux de poste de ses 39 communes, le Parc d’Armorique sonne la révolte. Les actions collectives vont se multiplier pour contraindre La Poste à revoir sa stratégie.
Pour la première fois de l’histoire du Parc naturel régional d’Armorique (PNRA), ses élus du comité syndical se lèvent comme un seul homme pour mener un combat politique d’envergure. C’est que la menace d’extinction des bureaux de poste sur son territoire (*) touche à ses fondements même. Daniel C, président du PNRA, le souligne solennellement : « Nous nous donnons pour but de protéger les espèces et leur environnement. L’espèce humaine y compris ». En première ligne, Ernest G, maire de Plounéour-Ménez rejoint naturellement son homologue de Berrien : « De juillet 2007 à aujourd’hui, le bureau de Poste de Plounéour-Ménez est passé de 22,5 à 3 heures d’ouverture hebdomadaire. La Poste a d’abord prétexté une fréquentation réelle de 10-12 h pour réduire à 15 heures puis de 2 heures pour justifier 3 heures. Le zéro n’est plus très loin. C’est moins l’adaptation horaire que la méthode employée que nous contestons ».
Cinq communes touchées
Celle-là même qui s’applique aussi à Argol, à Brasparts, à Hanvec et à Scrignac, portant à cinq le nombre de communes du Parc concernées par des mesures de réductions horaires sur les sept visées par La Poste dans le Finistère. But de la manœuvre ? « Forcer le transfert des charges vers les collectivités », pressent Véronique R.-H. Et son collègue du conseil régional, le Plogonnecois Jean-Claude L. de sortir la calculette : « Un bureau de poste de plein exercice coûte 50.000 € par an à La Poste, une agence postale communale seulement 10.000 €. Devinez à la charge de qui reviendront les 40.000 € de différence ? ». Cette arithmétique ne correspond probablement pas à une réalité dans le Parc d’Armorique - aucun de ses bureaux menacés n’engageant 50.000 € de frais - mais elle ajoute à la défiance vis-à-vis d’un groupe « qui a augmenté son résultat net de 16 % entre 2006 et 2007 ».
Alors qu’importe si la Poste annonce une diminution de son chiffre d’affaire en 2008, les élus du PNRA estiment qu’elle a les moyens de maintenir les bureaux de plein exercice sur son territoire. À des horaires d’ouverture bien évidemment conséquents. Ils sont décidés à faire entendre leur revendication. Notamment, en amplifiant des actions déjà menées à Plounéour-Ménez : motion municipale, du conseil général, de la Région, bombardement épistolaire à l’adresse de Jean-Paul Bailly (P-DG de la Poste) et des parlementaires finistériens, caricature de la campagne de presse de La Poste, achat de timbres avec des pièces de 1 centime. Sans oublier, élément non négligeable, de rallier la population. »
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* 176.000 hectares, 55.000 habitants.
Source : La Provence
« Simiane-la-Rotonde (Alpes de Haute Provence). Le bureau de poste sur la sellette
La direction départementale de la Poste a lancé un ultimatum à la municipalité de Simiane-la-Rotonde, village de 530 habitants dans les Alpes de Haute-Provence.
Trois alternatives leur ont été proposées : réduire les horaires d'ouverture à six heures par semaine, établir une agence postale communale ou mettre un relais poste chez un commerçant.
La municipalité s'est opposée à l'abandon des 15 heures de service public minimum "pour des raisons purement lucratives". »